Phare de l'île d'Yeu aussi appelé Phare de la Petite Foule (Etablissement de signalisation maritime n°1002/000)

Désignation

Dénomination de l'édifice

Phare

Titre courant

Phare de l'île d'Yeu aussi appelé Phare de la Petite Foule (Etablissement de signalisation maritime n°1002/000)

Localisation

Localisation

Pays de la Loire ; Vendée (85) ; L'Ile-d'Yeu

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Subdivision des Sables-d'Olonne

Lieu-dit

Petite Foule (sur la butte de la)

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

Isolé

Partie constituante non étudiée

Jardin, logement, cellier, maison

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

1ère moitié 19e siècle, 3e quart 20e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1830, 1950

Auteur de l'édifice

maître d'oeuvre inconnu

Description historique

Depuis longtemps déjà les marins du golfe de Gascogne réclamaient un feu sur l'île d'Yeu mais se posaient des problèmes d'identification de cet éventuel phare complémentaire situé entre celui des Baleines et celui de la Chaume aux Sables-d'Olonne. En effet tous les deux portaient déjà un feu fixe. Dans ces conditions, ni le projet présenté par l'ingénieur Barbier en 1765 pour l'établissement d'une lanterne au sommet du clocher de Saint-Sauveur, ni celui du chevalier des Isles dressé en 1788 qui préconisait la construction d'une nouvelle tour spécifique à la Petite-Foule n'aboutirent. Pourtant, selon une légende tenace, le fameux clocher de Saint-Sauveur aurait porté un feu : en fait il n'en est rien. L'église de Saint-Sauveur a été construite au XIème siècle, mais elle a été remaniée à plusieurs reprises au cours des siècles et seule l'abside et une partie du transept datent de la construction originale. Le clocher primitif de cette église romane devait être constitué par un toit plat à quatre pans comme il en existe de nombreux exemples dans la région. En 1774 un nouveau clocher de 20 mètres de hauteur environ est érigé au sommet de l'église sur un soubassement de quatre assises de pierre de taille. Cet ouvrage est édifié par l'État, à la demande et avec le concours des chambres de commerce de Nantes et de Bordeaux, pour servir à la fois d'amer et de vigie. De fait, dès son achèvement au début de la guerre de 1776-1778 les marins du pays furent contraints d'y faire à tour de rôle le service de guetteurs pour surveiller les flottes ennemies britanniques. En 1811 le département de la Guerre fait construire l'escalier extérieur pour isoler le clocher du service du culte. L'occupation militaire du clocher est permanente entre 1804 et 1828 date à laquelle le clocher est remis à la commune qui refuse cependant de l'entretenir si bien qu'en 1833 des réparations importantes et urgentes s'imposent. Pour régler définitivement le problème une D.m. du 18 avril 1836 admet qu'il "ne serait pas juste de forcer une commune à rétablir ou maintenir un clocher dans son état primitif lorsqu'il est constaté que ce clocher pourrait être supprimé ou au moins considérablement réduit de hauteur sans nuire en rien à la conservation de l'église proprement dite". En conséquence le clocher ayant un intérêt essentiel comme amer la décision finale stipule qu 'il "ne peut y avoir lieu d'exiger dans cette circonstance aucune subvention de la commune de l'île d'Yeu". Une subvention de 3000 francs-or est ouverte pour la reconstruction du clocher exécutée en 1837. Dix ans plus tard la même question est posée et aboutit aux mêmes réponses. Depuis la flèche de l'église est entretenue par l'État, aux frais du service des phares et balises, qui effectue toutes les inspections et réparations nécessaires. Fortement ébranlé par l'ouragan du 29 septembre 1952 le clocher fait l'objet de réparations provisoires avant d'être détruit par un incendie le 2 novembre 1953. Le clocher est reconstruit l'année suivante dans sa forme antérieure.

Description

Matériaux de la couverture

Zinc en couverture

Description de l'élévation intérieure

Étage de soubassement

Commentaire descriptif de l'édifice

- Description architecturale : 1er phare : Hauteur au-dessus de la mer : 54 m. Taille générale : 33 m. Description : tour cylindrique en maçonnerie lisse centrée sur un soubassement de forme carrée avec chaînes d'angle apparentes et toiture en zinc. Astragale et congé à la partie supérieure supportant une lanterne et une rambarde métallique. Bâtiments annexes. 2e phare : Hauteur au-dessus de la mer : 57 m. Taille générale : 37, 5 m. Hauteur de la focale : 36 m. Description : tour pyramidale à base carrée en maçonnerie lisse sur un soubassement pyramidal quadrangulaire en maçonnerie de pierres apparentes formant groupe avec différents bâtiments. Dates de construction différentes. Pavillons pour logements, celliers, hangarS, jardin, terrain de 11407 m2. Relai-radio et CROSS Etel. - Description technique : 1ère optique : 15 octobre 1830 : feu fixe blanc de premier ordre dioptrique. Autres optiques : 24 mars 1895 : feu à un éclat blanc toutes les 5 secondes focale 0, 30 m à 4 panneaux au 1/4. Juin 1912 : renforcement du feu. 2ème phare : 01 mai 1950 : feu à éclats réguliers toutes les 5 secondes de focale 0, 30 m à 4 panneaux au 1/4 Sautter-Harlé. Cuve à mercure : 1912. Combustibles : Huile végétale : 1830. Huile minérale : vers 1875. Electrification : 1995. Automatisation : 1980. - Etat actuel : Tour hauteur 37, 5 m à section carrée pyramidale, en maçonnerie de béton lisse sur soubassement pyramidal en maçonnerie de pierres apparentes. Différents bâtiments. Terrain 11 407 m2. Lanterne Ø 3 m BBT à deux niveaux de vitrage cylindrique et coupole monobloc. Optique tournante à 4 éclats réguliers de 4 panneaux au 1/4 Sautter-Harlé de focale 0, 30 m. Cuve à mercure type Ebor 2500 Sautter-Harlé. Lampe halo 650w à changeur de 6 lampes. Feu à éclats réguliers tournants blancs 5 sec. Portée 23, 5 milles. Jardins : 4 maisons pour logements des gardiens, ancienne salle technique, appentis, grange, réservoirs, etc.

État de conservation (normalisé)

Bon état

Protection

Observations concernant la protection de l'édifice

Ensemble complexe.

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété de l'Etat

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2001

Date de rédaction de la notice

2002

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Dreyer Francis, Fichou Jean-Christophe

Cadre de l'étude

Inventaire des phares

Typologie du dossier

Dossier individuel

Accès Mémoire

VISMER-PHARES-FORME-CARRE ; VISMER-PHARES-LOCA-ILE

Adresse du dossier Inventaire

Région Pays de la Loire - Centre de ressources 1, rue de la Loire - 44966 Nantes cedex 09 - 02.28.20.54.70

Phare de l'île d'Yeu aussi appelé Phare de la Petite Foule (Etablissement de signalisation maritime n°1002/000)
Phare de l'île d'Yeu aussi appelé Phare de la Petite Foule (Etablissement de signalisation maritime n°1002/000)
© Francis Dreyer ; © Ministère de l'équipement, Bureau des phares et balises ; © Ministère de la culture
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