Bourg castral de la Roquette d'Oraison

Désignation

Dénomination de l'édifice

Bourg castral

Appelation d'usage

Roquette d'Oraison

Titre courant

Bourg castral de la Roquette d'Oraison

Localisation

Localisation

Provence-Alpes-Côte d'Azur ; Var (83) ; Montmeyan

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Var

Canton

Tavernes

Lieu-dit

Grande Roquette (la)

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

Isolé

Partie constituante non étudiée

Château fort, église

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

13e siècle

Commentaires concernant la datation

Daté par source

Description historique

Le "castrum de Roqueta Auraisoni" apparaît pour la première fois dans la liste des localités du diocèse de Riez dressée en 1232-1244, mais n'est pas mentionné dans l'enquête sur les droits comtaux en 1252. Il appartenait aux seigneurs d'Oraison, qui le conservèrent jusqu'au 16e siècle. L'inventaire de la succession de Baudoin d'Oraison, vicomte de Cadenet, enregistre à la Roquette un château en ruine et une maison "in villa bassa", dans le village, pour y entreposer les produits du domaine et des droits seigneuriaux. Cette maison, composée de deux pièces superposées, cellier au-dessous, cuisine-chambre au-dessus, correspond peut-être au corps de bâtiment semi-rupestre bâti au pied de la tour. Le village, qui comptait 16 feux de queste en 1303-1304 et en 1315-1316, fut abandonné avant 1471 et ne fut jamais réhabité. La seigneurie conserva son autonomie et fut même érigée en marquisat en 1651 en faveur de Jean-Augustin de Foresta. La remise en valeur du territoire, très tardive, fut le fait des fermiers du seigneur et de quelques habitants de Quinson, tous installés dans des bastides dispersées. Il n'y en avait encore qu'une seule en 1698, 2 en 1728, 3 en 1765, 5 en 1788. Quant à l'église Sainte-Thècle, elle payait en 1338 un cens annuel à la commanderie de Bras-Saint-Maurin de l'ordre des Hospitaliers. Déchue de ses droits paroissiaux après la désertion du village, elle survécut jusqu'à la fin du 18e siècle comme chapelle rurale, desservie chaque dimanche durant la saison d'été.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Calcaire, moyen appareil, moellon, pierre sèche

Commentaire descriptif de l'édifice

Aiguille rocheuse ; altitude : 510 m ; superficie : 10000 m2. Sur le sommet de l'aiguille rocheuse, ruines d'une tour carrée, accessible par un étroit passage en escalier taillé dans le substrat, sans doute relayé jadis par une ou plusieurs échelles de meunier jusqu'à la porte ; celle-ci, qui a perdu son encadrement en pierre de taille, s'ouvre sur le côté sud et donne accès direct au rez-de-chaussée ; son embrasure intérieure s'ouvre sous une arcade aveugle en plein-cintre ; entièrement parementée, à l'intérieur comme à l'extérieur, en moellons de calcaire dur de facture soignée, la tour comprend deux étages (rez-de-chaussée et étage carré) recoupés par un mur de refend qui isole, au nord, un petit espace probablement utilisé comme cage d'escalier ; l'angle nord-ouest et la voûte en berceau plein-cintre du rez-de-chaussée sont effondrés ; le berceau de l'étage supérieur servait sans doute d'assise à une terrasse de couverture ; hormis la porte, les ouvertures sont rares et parcimonieuses : une petite fenêtre et une niche au rez-de-chaussée, une autre petite fenêtre à l'étage. Au-dessous de la tour, contre le flanc est du rocher, ruines d'un corps de bâtiment semi-troglodytique, construit dans une vaste cavité et composé de deux étages : au rez-de-chaussée, une salle couverte d'un berceau plein-cintre en moellons bruts liés au mortier, à laquelle on accède par une porte ouverte au nord ; au-dessous, une grande grotte aménagée, fermée à l'ouest par un mur et prolongée vers l'est par une faille profonde qui a peut-être servi de citerne. Tout le côté ouest du site, au pied de la falaise, est isolé par un fossé taillé dans la roche. En contrebas au nord de la tour, sur un replat, vestiges de l'église : seuls restent visibles l'extrémité ouest de la nef et une partie de l'abside avec l'amorce du mur sud de la nef, conservés sur une hauteur de 1, 50 à 2 m ; l'édifice, aux parements en moellons aussi soignés que ceux de la tour, semble avoir comporté une nef unique de trois travées scandées par des pilastres simples (et donc probablement voûtée en berceau) et une abside semi-circulaire voûtée en cul de four. Les vestiges du village, éboulis assez informes noyés dans la broussaille, jonchent les alentours de l'église. Matériel : céramiques modelées à surface lissée ou polie, dont deux bords d'urne à col droit et un bord de coupe carénée, provenant de la grotte.

Commentaires d'usage régional

Type roque

État de conservation (normalisé)

Vestiges

Protection

Intérêt de l'édifice

À signaler

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2002

Date de rédaction de la notice

2002

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Sauze Elisabeth

Cadre de l'étude

Enquête thématique régionale, castra désertés du Var

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Direction Culture et Patrimoine - Service de l'Inventaire général du patrimoine culturel Grand Horizon, 11-13 boulevard de Dunkerque, 13002 Marseille - 04 88 10 76 66