Description historique
L'église de Saurs est citée pour la première fois dans un texte de 1259 (A. Masclet, 1997, p. 67). Cependant, l'édifice tel qu'il se présente aujourd'hui, ne semble pas conserver d'élément antérieur aux 17e et 18e siècles. Le portail sud peut être daté du 17e siècle. La nef, dont la datation d'origine ne peut être précisée, a probablement vu son couvrement de fausses voûtes être refait dans la seconde moitié du 18e siècle. En effet, dans un document de la seconde moitié du 18e siècle conservé dans les Archives du château Gineste, Paul Gineste témoigne, du réaménagement de l'église par le curé de la paroisse, Antoine Blanc. Il indique que le curé "a fait maitre la voute de leglise en ense de pagnier" et qu'il a aussi "racommodé les chapelles". En 1877, le curé de la paroisse corrobore ce témoignage et précise que l'église a été voûtée en 1777 (Archives de l'archevêché, 20-53). La forme et la mise en oeuvre des fenêtres hautes incitent à les dater de cette période. Le clocher, quant à lui, pourrait dater de la fin du 18e siècle ou du tout début du 19e siècle selon son décor. Les dates de 1814 et 1817 inscrites sur les deux cloches encore en place constituent de plus un terminus ante quem à sa construction. Sur l'une on lit "nomen Domini benedictum j'appartiens à un seul Gillaume Gineste 1814" et sur l'autre "ad majorem Dei Gloriam Virginis Que Maria anno D J. C. 1817" (Archives de l'archevêché, 20-53, 1877). Les chapelles latérales et le porche sud ont été construits après la reprise des parties hautes de la nef et viennent occulter la partie inférieure des ouvertures. Leur représentation en plan sur le cadastre de 1831 indique qu'ils étaient construits à cette date, à l'exception de la chapelle nord-ouest. Les vitraux placés dans les fenêtres des chapelles latérales représentent des saints en pieds ; ils sont signés de Saint-Blanquat à Toulouse et datés de 1895. Selon un témoignage, le décor peint représentant des rinceaux sur les fausses voûtes aurait été apporté dans les années 1950. A l'intérieur, le retable du maître-autel en bois peint et doré présente les statues de saint Pierre et de saint Blaise de part et d'autre d'un tableau représentant la Crucifixion. La chapelle sud dédiée à la Vierge renferme un retable également en bois peint et doré comprenant une toile représentant l'assomption de la Vierge. Les deux retables peuvent être datés du début du 18e siècle et sont protégés au titre des Monuments historiques depuis 1992.