Ancienne collégiale, église paroissiale Saint-Eugène

Désignation

Dénomination de l'édifice

Collégiale, église paroissiale

Vocable - pour les édifices cultuels

Saint-Eugène

Titre courant

Ancienne collégiale, église paroissiale Saint-Eugène

Localisation

Localisation

Occitanie ; Tarn (81) ; Vieux ; place de l'Eglise

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Pays du Vignoble Gaillacois, Bastides et Val Dadou

Canton

Castelnau-de-Montmiral

Adresse de l'édifice

Eglise (place de l')

Références cadastrales

1812 A 254, 2000 A 177

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En village

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

1er quart 14e siècle, limite 15e siècle 16e siècle

Commentaires concernant l'attribution de l'édifice

Attribution par source, attribution par source, signature

Description historique

Une première église accueillit à Vieux au milieu ou au début du 3e quart du 9e siècle les reliques de saint Eugène, saint Amarand et sainte Carissime. La date du transfert des reliques depuis l'environnement immédiat d'Albi n'est pas connue mais l'église est mentionnée en 861, ainsi que les reliques, dans un legs de la comtesse de Rouergue, Sénégonde (Biget, 1990, p. 20). L'église est alors sous le vocable Saint-Aubin. Aux 9e et 10e siècles, un abbé était à la tête d'un chapitre de quatre chanoines. En 931, il est mention de reliques de deux autres saints, saint Longin et saint Vindémial (de Lacger, 1922, p. 222). L'église acquiert un rayonnement certain au 10e siècle, elle bénéficie des libéralités testamentaires des comtes de Toulouse-Rouergue. A la fin du 10e siècle, un prévôt remplace l'abbé (de Lacger, 1922, p. 228). La sauveté de Vieux est créée entre 1037 et 1041 (Biget, 1990, p. 27) et en 1078, le prieuré est uni à l'abbaye d'Aurillac par l'évêque Frotard. Ce n'est qu'en 1204 que l'évêque d'Albi put conclure un accord avec l'abbaye d'Aurillac pour retrouver l'église Saint-Eugène. L'église fut reconstruite selon toute vraisemblance dans le 1er quart du 14e siècle, sur le plan d'une vaste église à vaisseau unique de cinq travées couvert d'une charpente, clôturé par un choeur voûté d'ogives à une travée droite, bordée au sud et au nord d'une chapelle latérale voûtée d'ogives, et une abside polygonale. En 1340, la dignité de prévôt est supprimée et le chapitre cathédral institue en cette église un vicaire perpétuel et quatre donats (Rossignol, 1865, p. 323). En 1494, l'évêque Louis d'Amboise fit transférer les reliques de Vieux à la cathédrale d'Albi mais une partie des reliques furent laissées à Vieux ( Rossignol, 1865, p. 332). La limite du 15e et du 16e siècle correspond aussi à une intervention importante dans l'église Saint-Eugène. Les élévations de la première travée de la nef sont reprises lors de la construction d'un clocher-tour occidental, desservi par une tourelle d'escalier en vis pour les parties hautes, et un escalier intérieur donnant à la première salle, situé contre le revers de l'élévation occidentale. A sa base est élevée une chapelle latérale voûtée d'ogives bénéficiant d'un décor peint sur les murs sud, ouest et nord ainsi que sur la voûte. Un portail et une rose sont percés dans l'élévation sud de la deuxième travée. Deux chapelles latérales sont élevées au nord des deux dernières travées de la nef et trois chapelles, au sud des trois dernières travées de la nef. L'arcade de la chapelle nord du chour est alors fermée pour partie sur le chour, ménageant une petite porte en arc brisé et une salle voûtée en berceau est élevée à l'est. Une porte en arc segmentaire chanfreiné relie les deux parties. La chapelle sud est également fermée et abrite depuis la sacristie. En 1706, des aménagements sont entrepris dans la salle orientale de la chapelle nord du chour pour accueillir un retable et les reliques des saints (Rossignol, 1865, p. 332). Elle est dénommée alors "tombeau des saints". En 1810, des réfections sont apportées au plafond et à la toiture de l'église. En 1862, la cloche de l'église est refondue par Hypolite Boutet, fondeur à Albi (AD Tarn, 2 O 316/1). Entre 1867 et 1872, date de réception définitive des travaux réalisés sous la direction de l'architecte Rivet, une voûte en brique creuse est installée sur la nef et le chour (AD Tarn, 2 O 316/1). L'intérieur de l'église est plâtré en 1872 (AD Tarn, 2 O 316/1). Une partie de la charpente est refaite en 1894 (AD Tarn, 2 O 316/1). Entre 1880 et 1894, de nouveaux vitraux du maître verrier H. Fauré sont placés dans les baies du chour et des chapelles latérales de la nef. Probablement au début du 20e siècle, à la suite de la démolition de l'escalier intérieur, un nouvel escalier est installé dans une construction attenante au nord et relié à l'escalier en vis. L'église est classée Monument historique le 24 février 1906. La charpente est refaite en 1908 ainsi que les voûtes de brique et un fossé est creusé sur le pourtour de l'église pour la protéger de l'humidité. Le niveau du sol intérieur est exhaussé (CRMH, dossier). En 1941, le pourtour de l'église est assaini à nouveau (CRMH, dossier). En 1955, les trois premiers arcs diaphragmes de la nef sont consolidés par adjonction de béton et les voûtes en brique des premières travées de la nef sont démolies (CRMH, dossier). Les voûtes en brique des autres travées de la nef et du chour ont été démolies les années suivantes.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Calcaire, moyen appareil, enduit

Matériaux de la couverture

Tuile creuse

Typologie de plan

Plan allongé

Description de l'élévation intérieure

1 vaisseau

Typologie du couvrement

Voûte d'ogives ; charpente en bois apparente ; voûte en berceau segmentaire

Typologie de couverture

Toit à longs pans, croupe polygonale, appentis

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier dans-oeuvre : escalier en vis, en maçonnerie

Commentaire descriptif de l'édifice

De plan allongé, l'église est composée d'un vaisseau unique de cinq travées couvert d'une charpente sur arcs diaphragmes. Le toit est à longs pans. En avant de l'élévation occidentale, le clocher-tour, disposant de deux niveaux de baies campanaires, est couvert par un toit à croupe polygonale. Il est desservi pour le premier niveau par un escalier installé dans un bâtiment attenant, couvert d'un toit en appentis, et par une tourelle d'escalier en vis. La chapelle latérale, située au rez-de-chaussée et ouvrant sur la nef est voûtée d'ogives à cavets retombant sur des culots effilés. Elle accueille un décor peint (étudié dans la base Palissy). L'arc d'entrée est mouluré par des cavets, avec retombée à pénétration sur une colonne à la base polygonale mais dont les talons sont adoucis. Au-dessus, se trouve une salle voûtée d'ogives effilée par des cavets. Au nord, deux chapelles latérales sont ouvertes entre les contreforts des deux dernières travées de la nef. Au sud, trois chapelles latérales sont ouvertes au niveau des trois dernières travées de la nef. Au niveau de la dernière travée, la chapelle est couverte d'une voûte d'ogives alors que les précédentes sont couvertes d'une voûte en berceau segmentaire. Le choeur, voûté d'ogives à l'origine, est composé d'une travée droite et d'une abside pentagonale. L'arc doubleau du choeur retombe sur une colonne à chapiteau feuillagé alors que celui de l'abside est supporté par un culot sculpté d'un musicien jouant de la viole. Les arcs diagonaux de l'abside retombaient sur des colonnettes à chapiteaux sculptés de deux rangs de feuilles. L'abside est couverte d'une croupe polygonale. Les deux chapelles latérales sont voûtées d'ogive dont la réception est assurée par des culots feuillagés. L'ancien portail nord, en arc brisé, est couronné d'une archivolte torique à listel alors que l'intrados est parcouru d'un simple tore. Le portail sud est couvert d'un arc segmentaire effilé par un cavet et rehaussé de pinacles sculptés. Une rose à deux rayons est percée dans la partie supérieure de l'élévation. Les élévations maçonnées sont constituées d'un moyen appareil de calcaire, l'encadrement des baies ainsi que les remplages et réseaux sont en pierre de calcaire.

Technique du décor des immeubles par nature

Sculpture, vitrail, peinture (étudiée dans la base Palissy)

Indexation iconographique normalisée

Ornement végétal ; musicien ; saint Eugène ; saint ; sainte ; sainte Germaine ; saint Dominique ; Christ ; Vierge ; Annonciation ; accolade ; pinacle ; vie du Christ

Description de l'iconographie

Les chapiteaux du choeur et les culots des chapelles du choeur sont feuillagés. Dans le choeur, deux culots sont sculptés d'un musicien. Les vitraux du choeur et des chapelles latérales de la nef représentent les vies des saints et sainte de Vieux, de saint Eugène, sainte Germaine et saint Dominique. Les peintures murales de la chapelle occidentale relatent les scènes de la passion du Christ, l'Annonciation et les vices (étudié dans la base Palissy). Le portail sud est couronné d'une accolade et surmonté de pinacles.

Protection et label

Date et niveau de protection de l'édifice

1906/02/24 : classé MH

Précision sur la protection de l'édifice

Église : classement par arrêté du 24 février 1906

Référence aux objets conservés

IM81000245, IM81002547

Intérêt de l'édifice

À signaler

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2010

Date de rédaction de la notice

2010

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Béa Adeline

Cadre de l'étude

Inventaire topographique, enquête thématique départementale (patrimoine vigneron du Pays Gaillacois)

Typologie du dossier

Dossier individuel

ancienne collégiale, église paroissiale Saint-Eugène
ancienne collégiale, église paroissiale Saint-Eugène
© Conseil général du Tarn ; © Inventaire général Région Midi-Pyrénées
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