Description historique
Les membres du conseil municipal réunis le 24 novembre 1918 décident d'ériger un monument aux morts à Lavaur. Ce monument sera construit au cimetière. Mais, au cours de la séance du 23 février 1920, le maire de Lavaur, Georges Guiraud, soumet à son conseil le traité de gré à gré passé avec le sculpteur parisien Gaston Toussaint. Ce dernier doit livrer à la Ville un monument aux morts dédié "aux glorieux soldats de Lavaur, morts pour la Patrie pendant la guerre 1914-1918". Erigé sur une place publique, ce monument, d'un coût de 30 000 francs, est financé par le budget communal et une souscription publique. Les membres du comité du monument ont, en effet, recueilli 10 450 francs. Le traité établit les conditions dans lesquelles le monument doit être édifié, conforme à la maquette alors présentée. Emile Régis, tailleur de pierre à Lavaur doit exécuter le socle en granit du Sidobre. Monsieur Toussaint, sculpteur, doit réaliser son oeuvre dans la pierre de Vilhonneur exigée par le comité et le conseil municipal. La société des carrières des Charentes et du Poitou située à Angoulème envoie avec retard le précieux matériau. Aussi, ce n'est pas le 1er novembre 1920 mais le 26 juin 1921 que le monument aux morts de Lavaur est inauguré à 16 heures en présence d'une foule nombreuse. Au discours du docteur Guiraud, maire, succède celui de monsieur Mazas, vétéran de 1870-1871, puis vient celui de monsieur Caillaud président des Mutilés. Le discours du sous-préfet clos la cérémonie. L'aéroplane sculpté en relief sur la face principale de l'obélisque a été demandé, d'après un courrier de monsieur Toussaint, par un membre du conseil municipal. Il est vraisemblable que cette demande a été faite en souvenir de l'aviateur Jules Védrines, mort le 21 avril 1919 et pour lequel la Ville décide en 1921 de participer à la souscription en vue de l'érection de son monument. Les lieux de bataille auxquels les régiments du département ont participé sont gravés en haut de chaque face de l'obélisque : Verdun, Yser, Marne, Vosges. Après la Seconde Guerre mondiale, les noms et prénoms des soldats morts lors de ce conflit ont été ajoutés sur la face nord du socle du monument ainsi qu'après la guerre d'Algérie, les noms de ceux morts pendant ce conflit ont été gravés sur la face sud du socle. De plus, un arbre dit "arbre de la paix" a été planté derrière la haie de sapinettes et la plaque en granite datée du 8 mai 1995 au pied de cet arbre commémore le 50e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale. L'association des anciens combattants, prisonniers de guerre et les déportés est à l'initiative de cette plaque. Par ailleurs, des trous rebouchés au ciment sur les bordures en pierre du monument témoignent de l'existence d'une grille en fer qui protégeait ce dernier. Elle a, aujourd'hui, disparu. Enfin, la même année 1921, la Ville érige un monument aux morts situé au cimetière. La liste des noms et prénoms des soldats morts lors de ces conflits et les dates et lieux de décès, dates de naissance, grades et régiments figure en pièce annexe ainsi que le discours prononcé par le maire Georges Guiraud le 26 juin 1921.