Description historique
Comme pour l'ensemble du château, les description anciennes les plus sûres et les plus complètes sont l'inventaire après décès de 1773 (annexe 1) et le procès-verbal de 1778 (annexe 2). Le plan cadastral de 1835, complété par les matrices successives, permet de suivre l'évolution et la disparition de certains bâtiments au cours du 19e siècle.Le manoir, qui a laissé place au château dans le quatrième quart du 17e siècle, possédait certainement des communs et dépendances qui n'ont pas subsisté, à l'exception du colombier circulaire en pierre de taille, que l'on peut probablement dater de la seconde moitié du 16e ou de la première moitié du 17e siècle.Regroupés autour de la basse-cour, les communs forment un ensemble assez cohérent, construit entre la fin du 17e siècle et le milieu du 18e siècle. Les trois bâtiments abritant les cuisines, les deux écuries et la grange, construits en brique et pierre à assises alternées, sont probablement les plus anciens. L'aile des cuisines prolonge le logis du château. Elle comprend un petit vestibule, qui communique avec la salle à manger de l'aile nord, la salle du commun et de la cuisine sur la cour. Ces pièces communiquent à l'arrière avec la souillarde, le garde-manger et l'office. A l'arrière du petit vestibule est située la petite chambre complétant la chambre de l'aile nord. L'étage de comble de ce bâtiment abrite cinq chambres pour le personnel de maison et une lingerie.Un passage charretier couvert était établi entre les cuisines et les écuries, tandis que le bâtiment abritant la grange, qui était deux fois plus grand à l'origine, abritait dans la partie disparue une menuiserie (devenue charbonnière), un cellier (partagé ensuite en deux serres), deux remises agricoles et une forge (devenue bûcher).Également cités par le procès-verbal de 1778, les bâtiments au nord de la basse-cour, construits en brique et pierre, semblent être les plus récents et dater du milieu du 18e siècle. Deux longs bâtiments alignés abritaient, pour le premier une porcherie, un passage charretier vers l'extérieur et une brasserie, et pour le second un fruitier, une buanderie, le bureau du régisseur et une lingerie. En retour d'équerre entre la buanderie et le colombier s'élevait un fournil. L'extrémité du corps de bâtiment sur la cour d'honneur est marquée par le pavillon du chartrier. On peut probablement dater de la même époque le bâtiment du potager, qui présente un appareil semblable, et était partagé entre le logement du jardinier et un billard. Bien que non mentionné dans les deux pièces d'archives citées, le bâtiment perpendiculaire situé à proximité, qui abritait probablement un logement (du fermier ?) et une remise, présentait les mêmes caractères, même si l'élévation arrière, à assises alternées et à jambes harpées, peuvent avancer son origine au 17e siècle.Le premier des deux bâtiments longs de la basse-cour, ruiné ou détruit sous la Révolution, n'apparaît plus sur le plan cadastral de 1835. La porte charretière et les remises en brique qui le remplacent datent probablement du milieu du 19e siècle. Le passage charretier entre les cuisines et les écuries, ainsi que la première partie de la grange, probablement endommagée durant la seconde guerre mondiale, ont probablement été détruits vers 1950. Le bâtiment perpendiculaire au mur de clôture, vétuste, a été détruit vers 1990 à l'exception du mur d'élévation postérieure.