Église paroissiale Saint-Jean-Baptiste

Désignation

Dénomination de l'édifice

Église paroissiale

Vocable - pour les édifices cultuels

Saint-Jean-Baptiste

Titre courant

Église paroissiale Saint-Jean-Baptiste

Localisation

Localisation

Hauts-de-France ; Somme (80) ; Péronne ; rue Saint-Jean

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Haute-Somme

Canton

Péronne

Adresse de l'édifice

Saint-Jean (rue)

Références cadastrales

2001 AI 249

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Nom de l'édifice

Grande Place

Références de l'édifice de conservation

IA80000833

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

1ère moitié 16e siècle, 1er quart 20e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1925

Commentaires concernant la datation

Daté par source

PV004580

Commentaires concernant l'attribution de l'édifice

Attribué par source

Description historique

L'église paroissiale Saint-Jean qui dessert le quartier central de la ville de Péronne, est construite à partir de 1509, consacrée en 1525 mais seulement terminée vers 1550. Déjà touchée en 1870, elle est atteinte par les obus britanniques en juillet 1916 et mars 1917, puis presque totalement détruite par des explosifs visant notamment le clocher lors du repli allemand en septembre 1918. La sacristie l'est aussi partiellement. Le clocher par son effondrement est responsable d'importants dégâts, sur l'édifice et ses abords, y compris les maisons privées qui le touchent. L'architecte parisien Daniel Roguet, alors architecte de Péronne, envisage en 1919 de laisser le vieux Saint-Jean, à l'état de ruines, témoigner de la guerre et propose de construire une église neuve sur un autre emplacement. En 1921, on envisage seulement l'éventuel sauvetage par l'Etat d'une partie des ruines. Mais on s'oriente bientôt vers une reconstitution archéologique de l'édifice ancien. Daniel Roguet établit en 1920 une expertise provisoire, puis reconstitue en 1921 les plans de l'édifice détruit et estime sa reconstitution à 7 577 476, 95 F. La Ville de Péronne adhère à la Société Coopérative de Reconstruction des Eglises Dévastées du Diocèse d'Amiens en 1922. L'architecte en chef des monuments historiques Henry Moreau (Paris) établit le projet de reconstruction (dessins et devis 31 janvier 1925, approuvés le 7 mai 1926 par le conseil municipal). Sur la base de ses estimations, une somme de 6 315 633, 83 F est allouée par l'administration des Beaux Arts pour sa reconstitution (13 novembre 1925). Henry Moreau établit le devis des autels, fonts baptismaux, chaire et confessionnal le 18 mars 1931 et le devis des grilles intérieures le 8 février 1932. Le chantier de gros ouvre est réalisé de 1927 à 1932 par les entreprises Raphaël Moretti (Arras) , Henri Roncari (Péronne) , Louis Trevisan (Péronne) et Mario Mazzarotto (Arras) pour la charpente (1928) , Charles Mathieu et Marcellin Marcais (1929) pour la couverture. La réception définitive des travaux a lieu le 13 mars 1933. Le projet tient compte d'une récupération des pierres anciennes et éléments sculptés, soigneusement déposés et triés, de la conservation d'une partie des fondations, d'une partie du gros ouvre côté sud et de la façade ouest. Les peintures murales (fresque de la Bonne Mort offerte en 1601 par Jean Roussel et sa femme) , l'épitaphe de Jean Baudin, sont restaurées. Les vitraux de l'église sont refaits après leur destruction en 1944 par l'explosion en gare de Péronne d'un wagon de munitions. L'église Saint-Jean est restaurée partiellement en 1972 et en 1983.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Calcaire, pierre de taille, béton armé

Matériaux de la couverture

Ardoise

Typologie de plan

Plan massé

Description de l'élévation intérieure

1 vaisseau

Typologie du couvrement

Voûte de type complexe

Partie d'élévation extérieure

Élévation à travées

Typologie de couverture

Toit à longs pans, croupe polygonale

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier hors-oeuvre : escalier en vis

Commentaire descriptif de l'édifice

Le volume intérieur est composé sur le modèle d'une église-halle de 3 nefs d'égale hauteur. Voûte à nervures et piliers sans chapiteaux. Utilisation du béton armé dans les fermes de la charpente et les chêneaux. Plan sensiblement inscrit dans un carré, à angle abattu, hormis le clocher hors-oeuvre, avec chevet plat. Chaque travée dispose d'un couvrement propre à 2 longs pans orienté perpendiculairement au comble de la nef centrale. Pignons découverts à crochets.

Technique du décor des immeubles par nature

Sculpture, peinture, menuiserie, ferronnerie, vitrail

Description de l'iconographie

Clés armoriées de la voûte, portail ouest. Peinture murale de la Bonne Mort 1601. 3 autels. Grilles du choeur.

Dimensions normalisées des édicules uniquement

L = 3750 ; la = 2400 ; la = 4500

Commentaires d'usage régional

Église-halle

Protection

Date et niveau de protection de l'édifice

1907/12/13 : classé MH

Intérêt de l'édifice

À signaler

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune

Conditions d'ouverture au public

Utilisation cultuelle

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2003

Date de rédaction de la notice

2003

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Bailly Gilles-Henri, Caulliez Stéphanie, Laurent Philippe

Cadre de l'étude

Enquête thématique régionale (reconstruction de la Haute-Somme)

Typologie du dossier

Sous-dossier

Adresse du dossier Inventaire

Conseil régional Hauts-de-France - Service de l'Inventaire du patrimoine culturel 21 mail Albert-Ier 80000 Amiens