église paroissiale Saint-Médard

Désignation

Dénomination

église paroissiale

Vocable

Saint-Médard

Titre courant

église paroissiale Saint-Médard

Localisation

Localisation

Picardie 80 Omiécourt

Aire d'étude

Haute-Somme

Canton

Chaulnes

Adresse

R.N. 8

Référence cadastrale

2002 AC 30, 31

Milieu d'implantation

en village

Historique

Datation des campagnes principales de construction

15e siècle (détruit), 2e quart 20e siècle

Datation en années

1925

Justification de la datation

daté par source

Référence auteur

PV004501

Justification de l'attribution

attribué par source

Commentaire historique

L'église, avant 1914, est un édifice datant du 15e siècle, construite en pierre, avec une couverture en ardoise, une tour de clocher de 35 mètres, 2 chapelles en retrait construites en 1850, et, à côté du choeur, en retrait, une sacristie. L'église est alors entourée d'un cimetière. Pendant la guerre de 1914-1918, les Allemands font exploser une mine sous le clocher. En septembre 1919, l'expert J. Carpentier (de Ham) est envoyé pour une première évaluation d'une reconstruction qui serait "à l'identique". Le dossier de dommages de guerre est établi en 1921 par A. Hunot et F. Chorein, architectes à Amiens. Le fait que l'édifice soit frappé d'alignement et que les anciennes fondations, bouleversées, sont inutilisables impose une reconstruction sur un emplacement différent. Louis Verdier, architecte à Roye, est chargé du projet de reconstruction. Son premier projet, de février 1924, d'une emprise supérieure de 150 m2 à l'ancienne emprise, est jugé par la commission spéciale du Ministère des Beaux Arts trop coûteux (800 000 F) , dépense qui ne saurait être couverte par l'indemnité. La construction en brique permet, en diminuant la surface du clocher, une nef principale plus grande. Cette dimension est justifiée par le souci de desservir, en même temps qu'Omiécourt, la commune d'Hyencourt-le-Petit. C'est le second projet de Louis Verdier, présenté en juin 1925, qui est approuvé, pour une dépense de 670 927, 73 F et construit. "La construction a été prévue en brique et pierre, cette dernière dans une faible proportion de façon à soigner davantage la décoration intérieure" (devis descriptif 1925). L'adjudication attribue le chantier à l'entreprise de maçonnerie Parizy et fils, à l'entreprise de couverture Maunoury (Nesle). Les voûtes en berceau en briques creuses de 0, 04 d'épaisseur, hourdées au plâtre, enduit simili pierre en plâtre teinté, joints incrustés sont réalisées en 1928 par le constructeur de voûtes A. Fabre (Paris). La réception des travaux est faite le 17 juin 1929. Les décors intérieurs sont l'oeuvre de Gaudin Jean, maître verrier à Paris, Tattegrain Gustave, menuisier à Amiens, l'entreprise Buisine de Lille (confessionnal) , Bodin de Roye (peinture) , Pinard et Gauthier (fonts baptismaux) , Vidal (chemin de croix) , Tourné Didier de Paris (2 peintures sur toile : la Fuite en Egypte, la Mort de Saint-Joseph, 1928) , Marchetti G. H. de Paris (2 peintures sur toile marouflées à la céruse : Piéta, Vierge à l'Enfant, dans la chapelle Saint-Joseph, 1928). La mairie-école est reconstruite entre 1926 et 1927 (devis 1924, adjudication 1925, dessins 1926, A. Hunot et Denjean, architectes (Nesle) , réception des travaux 1927). Le presbytère est reconstruit par l'architecte Jean Guidée d'Amiens (dessins 1931, réception des travaux 1933).

Description

Matériau du gros-oeuvre et mise en oeuvre

brique, béton armé, calcaire, moellon, pierre de taille

Matériau de la couverture

ardoise

Parti de plan

plan en croix latine

Vaisseau et étage

1 vaisseau

Type et nature du couvrement

voûte en berceau brisé, voûte d'arêtes

Parti d’élévation extérieure

élévation à travées

Type de la couverture

toit à longs pans, flèche polygonale

Emplacement, forme et structure de l’escalier

escalier dans-oeuvre : escalier en vis

Commentaire description

Soubassements en moellon de Villebois. Pierre de taille en roche dure de Quilly limitée aux rampants, cintres, appuis, glacis. Voûte en béton armé avec dessin de faux appareil. Charpente en béton armé (système Rhem).

Technique du décor des immeubles par nature

peinture, mosaïque, vitrail, menuiserie, ferronnerie

Représentation

Christ ; saint ; ornement à forme géométrique

Précision sur la représentation

Mosaïque représentant le Christ bénissant dans le gable du portail d'entrée. 4 fresques sur toiles marouflées dans le transept (Sainte-Famille Fuite en Egypte, Descente de croix, mort de Saint-Joseph). 3 peintures murales dans le choeur dans des cadres en mosaïque. Vitraux en grisaille dans la nef, vitraux figurant des saints dans le transept et le choeur. Lambris de choeur et 3 autels en menuiserie. Lustre en fer forgé.

Statut juridique

Statut de la propriété

propriété de la commune

Ouverture au public

utilisation cultuelle

Références documentaires

Date d'enquête

2003

Crédits

© Inventaire général

Date de rédaction de la notice

2003

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Bailly Gilles-Henri, Caulliez Stéphanie, Laurent Philippe

Cadre de l'étude

enquête thématique régionale (reconstruction de la Haute-Somme)

Dossier

dossier individuel

Dossier adresse

Conseil régional de Picardie - Service de l'Inventaire du patrimoine culturel 88, rue Gaulthier de Rumilly 80000 Amiens - 03.22.97.16.57