présentation de la commune d'Aigonnay

Désignation

Titre courant

Présentation de la commune d'Aigonnay

Localisation

Localisation

Poitou-Charentes 79 Aigonnay

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Celles-sur-Belle

Références cadastrales

1819, 1983

Historique

Description historique

En 1864, une butte ou un tumulus a été signalé sur la commune. En 1876, à la Balderie, des constructions, des pierres taillées, des tuiles ont été découvertes. Entre la Balderie et la Touche, un chemin romain a été reconnu. Vers 1980, au lieu-dit la Touche, un agriculteur a découvert les fondations d'une villa romaine. La commune apparaît dans les sources pour la première fois en 995 sous le nom de Villa Aygonensis. Par la suite, elle est nommée, Aigoneis en 1097, Aigonesium en 1119, Agonasium en 1246, Augones en 1275, Aygoneis en 1276, Agoneis en 1300, Aygonnoys en 1489, Esgonnay en 1623, Les Gonnay au 18e siècle et Saint-Pierre d'Aigonnay en 1782. La commune dépendait alors de l'archiprêtré d'Exoudun et de l'élection de Saint-Maixent. Vers 1095, l'église paroissiale, Saint-Pierre et Saint-Cyprien, fut donnée par Hervé (archidiacre à Poitiers) et par son père Pierre, aux moines de Saint-Cyprien. Après la Révolution, l'église étant en très mauvais état, elle ne fut pas conservée et lors du Concordat, la paroisse fut rattachée à celle de Fressines. Le prieuré-cure relevait de l'abbaye de Saint-Cyprien de Poitiers ; en 1462, il était membre dépendant du monastère de Lesterp en Limousin. En 1618, il fut uni par bulle du pape au collège des Jésuites de Roanne. Dès 1572, il y a à Aigonnay un pasteur du nom de Novel et dont l'activité fut à l'origine d'une forte implantation protestante dans le pays mellois. Le 20 février 1688, lors d'une réunion clandestine au logis du Grand-Ry, de nombreux protestants furent tués ou emprisonnés sur ordre de l'intendant Foucault, alerté à Saint-Maixent. La plupart des prisonniers furent condamnés aux galères perpétuelles, les autres à la prison à vie. Le soir de Noël de l'année 1697, les protestants des environs se réunirent une nouvelle fois au logis de la Couture et au Grand-Ry. Ce dernier fut démoli en 1698 sur l'ordre de Foucault. Le 22 mai 1699, un paysan d'Aigonnay fut abattu par des dragons venus de la Mothe-Saint-Héray. En 1698, il y avait 86 feux à Aigonnay et 76 vers 1750. A l'extrême fin du 17e siècle, la commune comptait 8 familles nobles, 2 bourgeois, 1 greffier, 1 cabaretier, 1 meunier, 27 laboureurs, 12 artisans, 27 journaliers, 74 valets ou servantes. En 1804 sur les 602 habitants d'Aigonnay, seulement 2 ou 3 maisons étaient de confession catholique. A partir de 1825, la localité entreprend d'améliorer son réseau de voirie vicinale. Il y avait plusieurs tuileries sur la commune dans la seconde moitié du 19e siècle, notamment aux Lizons et au Carrefour où un four à tuiles a été bâti en 1862 pour François Favraud une maison et un magasin non clos ont par la suite complété cette installation. Sur le cadastre de 1819, parcelle E 46, le lieu-dit le Four, indique qu'il y avait très certainement un autre four à cet emplacement. L'école a été créée en 1884, à l'époque il y avait deux écoles, une de filles et une de garçons. Le temple protestant a été, en 1890, affecté à une autre destination. Le dernier loup des Deux-Sèvres a été abattu à Aigonnay, dans le bois de Raganes, le 6 décembre 1927. Sur le cadastre de 1983, le cimetière est représenté en face de la mairie, depuis, il a été déménagé au nord-est du bourg sur une parcelle située à côté de la route départementale n°5. Il a été remplacé par un espace vert et des courts de tennis. Le nouveau cimetière est entouré d'un mur de parpaings. Deux tombes en bâtière de l'ancien cimetière ont été transférées. Il s'agit des tombes de Julie BRACONNEAU décédée le 22 avril 1892 et de son époux Jacques JUIN, décédé le 25 août 1907.

Description

Commentaire descriptif de l'édifice

La commune d'Aigonnay est située au nord du canton de Celles et occupe une superficie de 1357 ha, soit 14 km². Au recensement de 1999 il y avait 449 habitants, soit une densité de 32 habitants / km². En 1846, il y avait 703 habitants ; ils étaient 371 en 1975, 384 en 1982 et 397 en 1990. La commune compte 26 écarts, les plus importants sont la Couture, la Rivière et Villeneuve. En 1962 il y avait à la Couture 53 habitants et 10 logements ; à la Rivière, il y avait 53 habitants et 15 logements et à Villeneuve, il y avait 46 habitants et 11 logements. En 1975, la Couture comptait 47 habitants et 13 logements ; la Rivière, 34 habitants et 13 logements et Villeneuve, 33 habitants et 13 logements. Dans le bourg même d'Aigonnay, en 1962, ont été recensés 72 habitants et 37 logements, et en 1975, 69 habitants et 25 logements. En 1999, il y avait sur la localité 183 logements, dont 168 résidences principales, 6 résidences secondaires et 9 logements vacants. Le nombre de logements n'a cessé d'augmenter, il y en avait 135 en 1968, 131 en 1975, 151 en 1982 et 168 en 1990. Le recensement agricole de 2000, a dénombré 19 exploitations agricoles, dont 11 sont des exploitations professionnelles. La superficie agricole utilisée par les exploitations est de 1255 ha. Il y a 870 ha de terres labourables et 384 ha de terrain toujours en herbe. En l'an 2000, 275 vaches ont été recensées sur la commune. Au nord, Aigonnay est traversé d'est en ouest par la départementale n°5 et par la départementale n° 340 du nord au sud. Les deux routes se croisent au nord-est du bourg, au lieu-dit le Carrefour. Le territoire de la commune est arrosé par un petit ruisseau nommé l'Aigonnay qui passe notamment par Ecrebis, où se trouvait autrefois un moulin ; il se jette dans le Lambon qui coule au sud-ouest. Les sources sont nombreuses et auraient donné son nom à la commune : Aigues signifiant eau et O'nay, naître. Des bois sont disséminés un peu partout, les plus importants sont à Poirion, aux Chaumes et au sud d'Ecrebis. L'altitude la plus importante est de 131 mètres.

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2004

Date de rédaction de la notice

2004

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Liège Aurélie

Cadre de l'étude

Inventaire topographique

Typologie du dossier

Présentation de la commune