Secteur urbain concerté dit quartier de la Noé ou ZAC de la Noé

Désignation

Dénomination

Secteur urbain concerté

Appellation et titre

Quartier de la Noé ou ZAC de la Noé

Titre courant

Secteur urbain concerté dit quartier de la Noé ou ZAC de la Noé

Localisation

Localisation

Ile-de-France 78 Chanteloup-les-Vignes

Aire d'étude

Andrésy

Lieu-dit

La Noé

Référence cadastrale

1988 AI non cadastré, 1988 AL non cadastré

Milieu d'implantation

En écart

Parties non étud

Foyer, place, stationnement, magasin de commerce, jardin, terrain de jeu

Historique

Datation des campagnes principales de construction

3e quart 20e siècle

Datation en années

1971

Justification de la datation

Daté par source

Justification de l'attribution

Attribution par source

Commentaire historique

La commande date de 1964. Elle comprend jusqu'à 4800 logements qui auraient du s'implanter sur 90 hectares des trois communes de Triel-sur-Seine, Chanteloup et Andrésy. Devant l'opposition de deux d'entre elles, le projet est revu à la baisse et entièrement édifié sur Chanteloup, malgré les réticences plus tardives de la commune ; il ne comprend plus que du logement social collectif, les zones pavillonaires et certains équipements publics n'étant pas réalisés. L'opposition des Chantelouvrais oblige également l'architecte à modifier son concept. Il doit supprimer les immeubles de grandes hauteurs afin de préserver les vues vers la Seine depuis le village, implanté à mi-pente du coteau de l'Hautil. Comprenant à la fois des PLR (programmes à Loyers Réduits) des HLM et des ILM (Immeubles à Loyers Moyens) l'ensemble, construit entre 1971 et 1976, totalise finalement 2229 logements de 1 à 5 pièces. La société grenobloise Pascal signe le marché en tant que mandataire commun d'un groupement d'une vingtaine d'entreprises. Elle construit sur le site une usine afin de préfabriquer tous les panneaux composant les murs. Dès les premières livraisons (1973) , les difficultés se succèdent. Les commerces n'ouvrent pas (l'office HLM exige un prix trop élevé pour le loyer) ; les équipements publics tardent à être réalisés ; les chaufferies fonctionnent mal ; les premières malfaçons apparaissent. La crise économique (le quartier est notamment construit pour loger les ouvrier de Simca, devenu PSA, à Poissy) , la politique de peuplement des offices, l'isolement et la disproportion de l'ensemble par rapport au village, le parti excluant les voitures sur des parkings en périphérie du site pour laisser libre place aux espaces de circulation piétons transforment la Noé en un quartier en grande difficulté. Les premières opérations de rénovation commencent dès les années 1980. Certains immeubles sont détruits. La rénovation se poursuit aujourd'hui dans le cadre de l'ANRU, les enjeux majeurs du point de vue urbain étant de désenclaver le quartier en ouvrant des circulations routières traversant le secteur de part en part et de construire de nouveaux logements qui apporteront davantage de diversité formelle et de mixité sociale.

Description

Matériau du gros-oeuvre et mise en oeuvre

Béton, carrelage mural

Matériau de la couverture

Béton en couverture

Parti de plan

Ensemble concerté

Parti d’élévation extérieure

Élévation ordonnancée

Type de la couverture

Terrasse

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier dans-oeuvre : escalier en vis sans jour, en maçonnerie, ascenseur

Couvert et découvert de jardin

Pelouse ; groupe d'arbres

Commentaire description

Aillaud a voulu un espace d'une grande diversité urbaine. Rejetant les grandes pelouses pour leur manque d'urbanité, il implante des bâtiments déterminant des places différenciées afin d'éviter la monotonie. Les voitures sont repoussées sur des parkings largement plantés d'arbres en périphérie et l'architecte trace des circulations piétonnes et des passages étroits d'une zone à l'autre au cœur du quartier, préférant l'attrait des cheminements sinueux aux grandes perspectives. Chaque place est soigneusement conçue : rampes et gradins des dénivelés, revêtements et dessins des sols, sculptures monumentales, jeux d'enfants. Les immeubles R + 2 à 4, certains courbes, aux logements traversants, sont construits selon un procédé de préfabrication lourde. Les panneaux des murs (comprenant huisseries, châssis de fenêtres, canalisations électriques et revêtement de grès cérame ou de pâte de verre pour les panneaux extérieurs) sont coulés sur place puis mis en place. La variété de l'implantation des éléments standardisés (une cellule droite ; une cellule courbe ; 5 modèles de baies) et la couleur créent la diversité architecturale.

Technique du décor des immeubles par nature

Sculpture, céramique, céramique (étudiée dans la base Palissy)

Représentation

Ornement à forme architecturale ; main ; ornement à forme géométrique ; animal ; serpent ; pied

Précision sur la représentation

Des murs pignon en carrelage présentent des décors d'arcades, de fontaines stylisées, de feuillages stylisés et de deux mains, évocation de La création de l'Homme de Michel-Ange à la chapelle Sixtine. Des sculptures monumentales en béton (hippopotame, serpent, pied) ornent des places.

Etat de conservation

Mauvais état

Protection

Référence aux objects conservés dans l'édifice

IM78002597

Références documentaires

Date d'enquête

2007

Crédits

© Région Ile-de-France - Inventaire général du patrimoine culturel

Date de rédaction de la notice

2007

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Duhau Isabelle

Cadre de l'étude

Inventaire topographique

Dossier

Dossier avec sous-dossier

Dossier adresse

Conseil régional d'Ile-De-France - Service de l'Inventaire général du patrimoine culturel 115, rue du Bac 75007 Paris - 01.53.85.59.93