église paroissiale Saint-Germain

Désignation

Dénomination

église paroissiale

Vocable

Saint-Germain

Titre courant

église paroissiale Saint-Germain

Localisation

Localisation

Ile-de-France 78 Andrésy

Aire d'étude

Andrésy

Référence cadastrale

1983 AT 116

Milieu d'implantation

en ville

Historique

Datation des campagnes principales de construction

3e quart 12e siècle, 4e quart 12e siècle, 1er quart 13e siècle, 14e siècle, 1er quart 16e siècle, 2e quart 16e siècle

Auteurs de l'oeuvre

Barruel Henry (architecte)

Justification de l'attribution

attribution par source

Commentaire historique

Bien que la tradition date l'édifice du 13e siècle, on peut faire remonter la partie la plus ancienne, c'est-à-dire les quatre travées les plus occidentales du bas-côté sud à une époque antérieure (3e quart 12e). Les quatre travées occidentales de la nef, y compris celles sous clocher, pourraient dater d'une époque légèrement postérieure, du dernier quart du 12e siècle. Ensuite les travées du chœur, avec chevet plat, sont du premier quart du 13e siècle. Le porche en avant du portail occidental pourrait dater du 14e siècle. Deux campagnes de travaux sont à attribuer au 1er quart du 16e siècle : en effet les paroissiens demandent l'autorisation d'agrandir le chœur en 1517 ce qui peut correspondre au bas côté sud (piles ondées) et en 1538 à nouveau ils agrandissent en construisant le collatéral nord. Des travaux de restauration on été réalisés près du clocher au 17e siècle, sans doute en liaison avec la mise en place d'une cloche en 1605. Au 19e siècle l'église a connu des difficultés : en 1835 les travaux sont urgents et en 1873 une voûte d'un bas-côté s'est effondrée. Des travaux ont alors été réalisés sous la direction de l'architecte Henry Barruel, avec l'accord de l'architecte diocésain Blondel. Des voûtes sont reconstruites selon le procédé Heurteaux, des tailloirs en encorbellement sont retaillés ainsi que des arcs formerets. Il s'agit donc probablement du collatéral nord dont les voûtes ont ainsi été reprises et dont le matériau disparaît sous un faux appareillage. L'église a été inscrite à l'Inventaire en 1925 puis classée en 1949. Des restaurations ont été effectuées depuis : les chapelles nord ouest et sud ouest (1958) , le porche ouest, ouverture de la baie murée sur la façade est du collatéral nord et en 1987 démolition de la maison accolée à l'église.

Description

Matériau du gros-oeuvre et mise en oeuvre

calcaire, pierre de taille

Matériau de la couverture

tuile plate, ardoise

Parti de plan

plan allongé

Vaisseau et étage

3 vaisseaux

Type et nature du couvrement

voûte d'ogives

Type de la couverture

toit à longs pans, pignon couvert, flèche polygonale

Emplacement, forme et structure de l’escalier

escalier dans-oeuvre : escalier en vis sans jour, en maçonnerie

Commentaire description

C'est un édifice à chevet plat sans transept qui se compose d'une nef centrale flanquée de deux bas-côtés d'inégale largeur. Le collatéral sud est deux fois plus étroit que le collatéral nord. Des chapelles ont été ouvertes sur quatre travées du collatéral sud. Malgré sa taille relativement réduite, l'église a connu plusieurs phases de construction et remaniements qui expliquent certaines disparités. Le plan avec le désaxement de la nef par rapport au chœur en est une. L'élévation, à trois niveaux dans tout l'édifice, présente des variations de détail qui sont à noter ; côté sud, le triforium dans le chœur comporte six arcades dans les deux premières travées et cinq dans la travée suivante. Les trois fenêtres hautes de ce côté sont composées d'oculi sans lobes. Mais il n'est pas certain qu'elles soient toutes authentiques puisque le relevé fait par Baudin en 1874 pour les Monuments Historiques montre que la 3e travée avait une ouverture en arc brisé. Il est vrai que sur ce même relevé la travée avec la fausse tribune a une fenêtre haute en oculus il s'agit donc peut-être d'une inversion lors de la mise au propre. Cette travée suivante comporte une ouverture à double arcature directement inspirée du chœur de Notre-Dame. Mais dans son état actuel, cette travée est incompréhensible : elle est murée et donc ne donne pas sur un quelconque passage. Les ouvertures hautes sont toutes en arc brisé de ce côté. Le triforium comporte 4 arcades par travées. Ses colonnettes en délit reposent sur des plinthes cubiques très hautes. Les colonnettes qui soutiennent les ogives et les formerets sont interrompues par une bague qui continue la mouluration de la base du triforium, ce qui n'est pas le cas dans le chœur où les colonnettes sont ininterrompues jusqu'au départ des voûtes. Les voûtes d'ogives les plus archaïques se trouvent dans les quatre travées les plus occidentales du bas-côté sud. Elles sont composées de simples tores en boudin. Les voûtes d'ogive sont homogènes dans le chœur et la première travée de la nef : deux tores. Dans les quatre travées les plus occidentales de la nef ce sont de simples tores au profil moins archaïque que dans le bas coté occidental. Les voûtes d'ogives du collatéral nord ont un profil beaucoup plus effilé et complexe mais elles on probablement été refaites en 1874 à la suite d'un effondrement d'une partie des travées. C'est à cette occasion que les tailloirs des chapiteaux des demi-colonnes ont été refaits. Le collatéral nord comportait deux entrées, l'une à l'ouest qui a été murée et l'autre à l'est qui existe toujours.

Technique du décor des immeubles par nature

vitrail (étudié dans la base Palissy), sculpture (étudiée dans la base Palissy)

Protection

Date protection

1949/04/25 : classé MH

Référence aux objects conservés dans l'édifice

IM78002573, IM78002579, IM78002587, IM78002591, IM78002447, IM78002448, IM78002462, IM78002460, IM78002571, IM78002445, IM78002451, IM78002461, IM78002444, IM78002576, IM78002593, IM78002595, IM78002577, IM78002450, IM78002454, IM78002442, IM78002575, IM78002583, IM78002588, IM78002589, IM78002449, IM78002584, IM78002459, IM78002574, IM78002580, IM78002590, IM78002592, IM78002453, IM78002443, IM78002586, IM78002581, IM78002585, IM78002446, IM78002452, IM78002572, IM78002455, IM78002441, IM78002582, IM78002594

Intérêt de l'oeuvre

à signaler

Statut juridique

Statut de la propriété

propriété de la commune

Références documentaires

Date d'enquête

2006

Crédits

© Région Ile-de-France - Inventaire général du patrimoine culturel

Date de rédaction de la notice

2006

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Bussière Roselyne

Cadre de l'étude

inventaire topographique

Dossier

dossier individuel

Dossier adresse

Conseil régional d'Ile-De-France - Service de l'Inventaire général du patrimoine culturel 115, rue du Bac 75007 Paris - 01.53.85.59.93