Prieuré Saint-Sauveur

Désignation

Dénomination de l'édifice

Prieuré

Vocable - pour les édifices cultuels

Saint-Sauveur

Titre courant

Prieuré Saint-Sauveur

Localisation

Localisation

Île-de-France ; Seine-et-Marne (77) ; Melun ; rue Saint-Sauveur ; rue du Château

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Melun

Canton

Melun sud

Adresse de l'édifice

Saint-Sauveur (rue) ; Château (rue du)

Références cadastrales

1985 AV 23 à 26, 28, 271 et 272

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Partie constituante non étudiée

Crypte ; cloître ; salle capitulaire ; sous-sol

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

10e siècle ; 11e siècle ; 12e siècle ; limite 15e siècle 16e siècle ; 16e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1534 ; 1535 ; 1549

Commentaires concernant la datation

Datation par travaux historiques ; date portée

Auteur de l'édifice

maître d'oeuvre inconnu

Description historique

Le prieuré Saint-Sauveur constitue, avec la collégiale Notre-Dame, l'un des plus anciens édifices de Melun. La récente restauration de l'église par Jacques Moulin et les fouilles menées depuis 2001 par le Centre des études médiévales d'Auxerre ont rendu toute son importance à ce site. L'étude des mortiers et des techniques de construction permet en effet de faire remonter les premières fondations de l'église au 10e siècle. Au 11e siècle, l'édifice est reconstruit. Il en subsiste d'importants vestiges : la crypte située sous le chevet de l'église, une partie des grandes arcades à double rouleau de la nef et le mur de façade, récemment redécouvert dans la maison du 5, rue du Château. Saint-Sauveur forme alors un ensemble comparable, par sa construction comme par ses proportions, à la collégiale Notre-Dame. En 1170, Louis VII donne le prieuré à l'abbaye Saint-Séverin de Château-Landon. La transformation de l'église en prieuré, au 12e siècle, est à l'origine d'importantes modifications, car elle impose la création de bâtiments communautaires. Pour implanter le cloître, on ampute l'église de son collatéral sud. Après une phase de déclin aux 14e et 15e siècles, le prieuré Saint-Sauveur connaît un nouvel éclat au 16e siècle, avec la reprise des voûtes de l'église et des arcades du cloître, et la restauration des locaux prieuraux. Dès la fin du 15e siècle (avant 1501) , des cellules et un dortoir sont construits sous l'impulsion de Jean Féron, qui remet en honneur la vie conventuelle. Les dates "1535" (sur un chapiteau du cloître) , "1534" (en remploi dans le mur sud de la salle capitulaire) et "1549" (sur un linteau dessiné par Decourbe au 19e siècle) , témoignent des importants travaux menés au 16e siècle. Au 17e siècle, le prieuré connaît de grandes difficultés. Le clocher, abîmé par des tirs d'artillerie pendant la Ligue, doit être détruit en 1610. Un procès contre l'abbaye-mère de Château-Landon (1600-1620) , puis la mise en commende (1627) aggravent les difficultés du prieuré. En 1690, le roi prononce la suppression du prieuré Saint-Sauveur et le rattachement de ses biens au chapitre de la collégiale Notre-Dame de Melun. L'église, désaffectée, est convertie en grenier à sel. Seules les deux dernières travées du collatéral nord continuent à servir de chapelle, dénommée "chapelle des coches" : les offices, réglés sur l'horaire des coches d'eau, sont célébrés jusqu'à la démolition de la chapelle en 1869. Les autres parties du prieuré, devenu bien national à la Révolution, sont réparties entre plusieurs propriétaires. La nef de l'église est convertie en appartements et ateliers. Le cloître est démonté en plusieurs vagues successives au 19e siècle et dans les années 1960-1970. Un ensemble de six colonnettes est conservé sur place, tandis que des éléments architecturaux provenant de la galerie occidentale du cloître sont déposés au Musée de Melun. En 1974-1977, on démolit une partie des maisons qui masquaient les vestiges de l'église. D'importants travaux de restauration sont menés en 2002-2003 sous la direction de l'architecte en chef Jacques Moulin. Le site doit désormais faire l'objet d'une fouille complète, avant que la Ville ne décide de sa dévolution.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Calcaire ; grès ; moyen appareil ; moellon ; enduit

Matériaux de la couverture

Tuile plate

Typologie de plan

Plan allongé

Description de l'élévation intérieure

3 vaisseaux

Typologie de couverture

Croupe ; toit à longs pans ; pignon découvert

Commentaire descriptif de l'édifice

Du prieuré Saint-Sauveur demeurent d'imposants vestiges, peu à peu dégagés de leur gangue. L'église, qui formait à l'origine un imposant édifice à trois vaisseaux, ne conserve plus aujourd'hui, en élévation complète, que ses parties orientales : les deux travées orientales du vaisseau central et une abside hémicirculaire, sous laquelle s'étend une crypte (salle centrale à abside, flanquée au sud d'une salle avec puits). Les parties occidentales sont moins visibles, mais on a retrouvé les vestiges des grandes arcades et de la façade du 11e siècle, englobée dans les dépendances priorales au 16e siècle. Certains éléments de l'église sont toutefois définitivement perdus, notamment le vaisseau nord (ancienne chapelle des coches, détruite au 19e siècle). En ce qui concerne les bâtiments claustraux, on a conservé une arcade du cloître et le bâtiment de la salle capitulaire, dans l'angle sud-ouest du prieuré. Le logis du prieur, qui se trouvait de l'autre côté de la rue Saint-Sauveur, a disparu.

Technique du décor des immeubles par nature

Sculpture (étudiée dans la base Palissy)

État de conservation (normalisé)

Vestiges

Protection et label

Date et niveau de protection de l'édifice

1946/12/09 : inscrit MH

Précision sur la protection de l'édifice

Sont inscrits depuis 1946 l'ancienne église, les arcades (donnant alors sur le bureau et le dépôt du commissaire-priseur) , le fenestrage, la porte et le pignon sur la rue Saint-Sauveur, l'arcade double.

Référence aux objets conservés

IM77000135

Intérêt de l'édifice

À signaler

Eléments remarquables dans l'édifice

Crypte ; cloître

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2002

Date de rédaction de la notice

2002

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Förstel Judith

Cadre de l'étude

Inventaire topographique

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Conseil régional d'Ile-De-France - Service de l'Inventaire général du patrimoine culturel 115, rue du Bac 75007 Paris - 01.53.85.59.93

1/64