POP

Plateforme ouverte du patrimoine

Hôtel-Dieu, actuellement hôpital local

Désignation

Dénomination de l'édifice

Hôtel-Dieu

Destination actuelle de l'édifice

Hôpital

Titre courant

Hôtel-Dieu, actuellement hôpital local

Localisation

Localisation

Bourgogne-Franche-Comté ; Saône-et-Loire (71) ; Marcigny ; 1 place Irène-Popart

Précision sur la localisation

Anciennement région de : Bourgogne

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Bourgogne

Canton

Marcigny

Adresse de l'édifice

Irène-Popart (place) 1

Références cadastrales

2010 AK 4 à 6

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

4e quart 17e siècle ; 3e quart 19e siècle

Siècle de campagne secondaire de consctruction

3e quart 19e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1687 ; 1698 ; 1859 ; 1866 ; 1870

Commentaires concernant la datation

Daté par source

Commentaires concernant l'attribution de l'édifice

Attribution par source

Description historique

L'hôtel-Dieu fut fondé dans le faubourg de Lachenal, au 15e siècle, à l'intention des malades indigents de la ville. En 1687, l'établissement fut transféré dans une maison du faubourg des Récollets qu'il avait fallu réaménager à cet effet. La bénédiction de l'autel eut lieu le 30 juin 1688. L'hôpital comprenait trois chambres basses et trois chambres hautes dont deux à usage de salles de malades, une pour les hommes, l'autre pour les femmes. Sept ans après sa mise en service, le bâtiment s'avéra insuffisant et des travaux importants furent entrepris. La démolition de la moitié sud du corps de logis permit d'édifier une salle de malades de plus de 30 mètres de long, divisée en deux par un autel à deux faces : la capacité de l'établissement était désormais de 8 lits pour les hommes, 8 pour les femmes. La bénédiction de la nouvelle chapelle eut lieu le 30 août 1698. Les administrateurs recrutèrent alors deux hospitalières appartenant à la congrégation des Servantes des Pauvres. Louis XIV signa les lettres patentes en février 1709. L'hôpital fonctionna dans ces conditions jusqu'à la Révolution, hormis le transfert de l'autel dans une petite construction hors-oeuvre, de plan polygonal, à la limite des deux salles de malades. Au 19e siècle, pour se conformer aux exigences de divers donateurs, l'établissement dut accueillir des malades provenant de diverses communes voisines : la capacité d'accueil étant insuffisante, il fallut agrandir et remanier l'édifice. Un premier projet, proposé en 1851 par l'architecte Roidot ne fut pas approuvé. Un second projet daté du 25 décembre 1859, présenté par l'architecte Jules-Gilbert Michaud, de Roanne, fut approuvé. Il s'agissait d'agrandir les deux salles de malades afin de disposer de sept lits supplémentaires dans chacune d'elles. Pour ce faire, l'architecte proposait de prolonger la salle des femmes vers le nord, à l'emplacement du salon de communauté des hospitalières. La chapelle serait à nouveau entre les deux salles, et composée d'une nef hors-oeuvre et d'un choeur fermé par une abside à trois pans. Une nouvelle sacristie et une annexe de la salle des femmes devaient flanquer la nef mais, finalement, on leur substitua deux chapelles, l'une dédiée à la Vierge, l'autre au Sacré-Coeur. Il était également prévu de construire trois salles de bains, une nouvelle chambre des morts et deux loges pour l'hébergement temporaire des aliénés. Le prolongement de la salle des femmes rejoignait une petite construction occupée jusqu'alors par la buanderie et la chambre à four : ainsi englobée dans le bâtiment principal, elle reçut une nouvelle affectation, abritant désormais la pharmacie au rez-de-chaussée, le logement de l'aumônier et la salle du Conseil à l'étage. Les remaniements et agrandissements proposés par Jules-Gilbert Michaud donnèrent à l'établissement l'unité qui lui avait fait défaut jusqu'alors, permettant également de regrouper les services. Les travaux furent adjugés le 28 octobre 1860 à François Rousseau, mais le chantier prit du retard et les problèmes se multiplièrent. La démolition des vieux bâtiments qui masquaient partiellement la nouvelle façade principale, à l'est, permit de créer une grande cour pouvant servir de lieu de promenade pour les malades. La campagne de travaux s'acheva par la construction de deux petits bâtiments, l'un abritant la cuverie, l'écurie et une remise (1866) , l'autre occupé par la buanderie et la boulangerie (1870). Par la suite, la capacité d'accueil de l'hôpital évolua peu : aménagement d'une chambre de deux lits pour les malades incommodes (1875) et d'une chambre de deux lits pour les femmes à la suite d'un legs (1895). La loi sur l'Assistance médicale gratuite (15 juillet 1893) fut à l'origine de nouveaux travaux réalisés en 1901-1903 : aménagement d'une salle de quatre lits destinés aux hommes et construction d'un réfectoire au sud-est par l'architecte Ernest Cornu, d'après un plan daté du 6 mai 1901. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l'établissement se dota d'une maternité. Complété par une maison de retraite, l'hôpital a fait l'objet de travaux de modernisation très importants au cours de la seconde moitié du 20e siècle : ces travaux l'ont considérablement modifié, faisant notamment disparaître la pharmacie.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Calcaire ; moellon ; enduit

Matériaux de la couverture

Tuile plate ; ardoise

Typologie de plan

Plan régulier

Description de l'élévation intérieure

Sous-sol ; 1 étage carré ; étage de comble

Typologie du couvrement

Fausse voûte d'arêtes

Partie d'élévation extérieure

Élévation à travées

Typologie de couverture

Toit à longs pans ; toit à longs pans brisés ; toit à deux pans ; croupe ; croupe brisée

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier intérieur : escalier tournant à retours ; en maçonnerie

Commentaire descriptif de l'édifice

Le bâtiment le plus ancien donne à l'ouest sur une cour triangulaire fermée par une grille le long de la rue de la Gare. Il est composé de deux corps ; celui de droite, de plan symétrique et à toit brisé, présente en façade la nef hors-oeuvre de la chapelle dont le choeur à trois pans est dans-oeuvre. La chapelle est couverte de fausses voûtes d'arêtes, sa toiture est en ardoise. Les constructions récentes consistent en une maison de retraite de plan en L avec toit de tuile à croupes et l'hôpital de plan rectangulaire couvert en terrasse.

Protection et label

Référence aux objets conservés

IM71004191 ; IM71004190 ; IM71004288 ; IM71003397 ; IM71003396 ; IM71003398 ; IM71004192 ; IM71004287 ; IM71004289 ; IM71004290 ; IM71004194 ; IM71003394 ; IM71004193 ; IM71004187 ; IM71004195 ; IM71003399 ; IM71004189 ; IM71004188 ; IM71003395 ; IM71004186 ; IM71004310 ; IM71004297 ; IM71004300 ; IM71004306 ; IM71004320 ; IM71004294 ; IM71004304 ; IM71004319 ; IM71004291 ; IM71004301 ; IM71004305 ; IM71004298 ; IM71004299 ; IM71004314 ; IM71004326 ; IM71004311 ; IM71004313 ; IM71004316 ; IM71004322 ; IM71004317 ; IM71004331 ; IM71004293 ; IM71004324 ; IM71004332 ; IM71004296 ; IM71004303 ; IM71004328 ; IM71004292 ; IM71004312 ; IM71004321 ; IM71004323 ; IM71004307 ; IM71004309 ; IM71004318 ; IM71004325 ; IM71004302 ; IM71004295 ; IM71004308 ; IM71004315 ; IM71004327 ; IM71004329 ; IM71004330

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété d'un établissement public

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2002

Date de rédaction de la notice

2011

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Hugonnet-Berger Claudine

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Conseil régional de Bourgogne - Service Patrimoine et Inventaire 17, bd de la Trémouille BP 23502 - 21035 Dijon cedex - 03.80.44.40.55

1/40