Usine de fibres artificielles et synthétiques Gillet dite la Soie artificielle du sud-est (la Sase) puis usine de Textile artificiel du sud-est (la Tase) puis Comptoir du textile artificiel puis Rhône Poulenc textile

Désignation

Dénomination de l'édifice

Usine de fibres artificielles et synthétiques

Titre courant

Usine de fibres artificielles et synthétiques Gillet dite la Soie artificielle du sud-est (la Sase) puis usine de Textile artificiel du sud-est (la Tase) puis Comptoir du textile artificiel puis Rhône Poulenc textile

Localisation

Localisation

Auvergne-Rhône-Alpes ; Rhône (69) ; Vaulx-en-Velin ; chemin de la Poudrette ; rue Roger-Salengro ; avenue du Bataillon-de-Carmagnole-Liberté

Précision sur la localisation

Anciennement région de : Rhône-Alpes

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Vaulx-en-Velin

Canton

Lyon

Adresse de l'édifice

Poudrette (chemin de la) ; Roger-Salengro (rue) ; Bataillon-de-Carmagnole-Liberté (avenue du)

Références cadastrales

1997 BN 303C, 304A, 305A, 308A, 310A, 317A, 357A, 364A, 359, 328A, 312

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Partie constituante non étudiée

Atelier de fabrication, réservoir industriel, église

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

1er quart 20e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1924

Commentaires concernant la datation

Daté par source

Commentaires concernant l'attribution de l'édifice

Attribué par source

Description historique

C'est en 1923 que sous l'impulsion d'Edmond Gillet et de Louis et Lucien Chatin et d'Ennemond Bizot que la création de la société de soie artificielle du sud-est (SASE) à Vaulx-en-Velin est décidée, l'usine est construite sous la direction de l'architecte de la société Desseux et de son adjoint Alexandre. Il s'agit d'un des premiers sites d'industrialisation de la soie artificielle (viscose) en France. En 1935, cette société devient la TASE : Textile artificiel du Sud-Est. 2000 personnes travaillent à la Tase, puis environ 1500 personnes jusqu'à la fin des années 1960. L'industrie de la soie artificielle compte 14 usines en France.
Production et invention de nouveaux tissus en soie artificielle :
1925 : fabrication de la Rayonne 100 deniers 40 brins le SUPER : fil très demandé dans la région lyonnaise, production 9 tonnes/jour
1935 : nouvelle création la FIBRANE : production 9t/jour
1950 : nouveaux métiers à tisser : les IRC et création d'un nouveau fil pour les carcasses de pneumatique fil PNEU
1971 : création de l'unité de fil NYLON et du TERGAL, produit jusqu'en 1980 date de la fermeture du site. Les années 1970 sont difficiles pour les textiles artificiels. En 1975 la production rayonne est arrêtée. L'usine de la soie artificielle (dite usine Gillet) , avec une longue façade principale au sud donnant sur une esplanade, constitue un exemple remarquable d'une architecture de style Tony Garnier à la fois industrielle, monumentale et urbaine. D'une surface de 55 000 m², ce bâtiment a été converti à usage d'activités commerciales.
L'usine est située le long de la ligne de chemin de fer de l'est (futur tramway). Un premier projet (non abouti) de l'association peuplement et migration avait comme objectif la création dans l'usine désaffectée d'un centre d'interprétation de l'histoire des peuplements et migration en Europe, l'usine de la soie artificielle attend un projet de réutilisation. La façade uniquement est actuellement repérée au PLU au titre de l'article L123.1.7 du code de l'urbanisme. L'usine Tase se situe dans un territoire concerné par le projet dit carré de soie, élément majeur de la politique de renouvellement urbain de la première couronne Est de l'agglomération. Des travaux de réaménagement du quartier et plus spécifiquement de l'édifice sont annoncés. L'un des propriétaires du bâtiment (société Partouche) envisage la démolition d'une des ailes et dee ateliers en sheds situés entre les deux ailes. Des constructions de logements sont prévues derrière la façade principale qui serait préservée en partie. Dans le même temps le SDAP du Rhône évoque la possibilité de mettre en place une ZPPAUP qui prendrait en compte la totalité du site : usine et cité.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Béton

Matériaux de la couverture

Béton en couverture, verre en couverture

Typologie de plan

Plan régulier en U

Description de l'élévation intérieure

En rez-de-chaussée

Typologie de couverture

Terrasse, shed

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier intérieur

Commentaire descriptif de l'édifice

Cette usine d'une superficie de 5 5000 m² (35000 m² en rez-de-chaussée, 9800 m² au 1er étage, 9800 m² au second étage) , présente une forme en U avec une longue façade principale au sud, traitée selon un système tramé plus complexe que le reste du bâtiment (trumeaux, acrotères) qui est très rigoureux, orthogonalité, vitrage maximal. Deux ailes lui sont perpendiculaires, au centre des deux ailes et de chaque côté se situe des ateliers en rez-de-chaussée à toit shed. L'ensemble principal forme donc un rectangle, divisé en plusieurs halles, des galeries permettent une circulation entre eux.
Un bâtiment principal est occupé par les filatures, les bureaux administratifs, les magasins généraux, les vestiaires hommes femmes. Les bâtiments annexes sont occupés par la chaufferie centrale, deux cheminées (disparues aujourd'hui) , un parc à charbon, les magasins d'expédition, les bassins de décantation, le château d'eau.
Un premier corps de 2 étages carrés en béton armé, composé toute en longueur et ponctué par 4 avant corps est rythmées par de larges baies carrées. Le premier avant-corps localisé à l'est correspond aux grands bureaux de l'usine qui est traité différemment, avec emploi de courbes d'acrotères surdéveloppés et d'une axialité renforcée. Il est de facture plus soignée : couronné par un attique et ajouré par 3 travées de baie légèrement cintrées. Son hall d'entrée se compose d'un sas d'entrée en bois, d'un lustre des années 1920, d'un escalier à deux volées et de carrelage. Les ateliers sont composés de plateaux décloisonnés soutenus par des série de piliers carrés, en béton et de poteaux fonte (?). Un château d'eau tout en béton est localisé au nord du site.

État de conservation (normalisé)

Bon état

Protection et label

Intérêt de l'édifice

À signaler

Observations concernant la protection de l'édifice

Cet ensemble (usine et cités) bénéficie d'une inscription sur la liste du patrimoine du XXe siècle (label XXe) en 2003 (reconnaissance architecturale). La façade principale de l'usine Tase est portée sur le PLU (sans les deux ailes hélas). La cité Tase d'un intérêt patrimonial évident est liée à l'histoire d'une usine phare de la région lyonnaise et reste le témoignage d'un mode d'habitat ouvrier, préservé et d'une grande cohérence. Dernièrement la ligne de métro A, s'est étendue jusqu'au site du carré de la soie : arrêt : la Soie. La ligne de tramway passe également à proximité du site.

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2007

Date de rédaction de la notice

2007

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Halitim-Dubois Nadine

Cadre de l'étude

Patrimoine industriel

Typologie du dossier

Dossier avec sous-dossier

Adresse du dossier Inventaire

Région Auvergne-Rhône-Alpes - Centre de documentation du patrimoine - 59 boulevard Léon Jouhaux - CS 90706 – 63050 Clermont-Ferrand CEDEX 2 - 04.73.31.84.88

1/91
Usine de fibres artificielles et synthétiques Gillet dite la Soie artificielle du sud-est (la Sase) puis usine de Textile artificiel du sud-est (la Tase) puis Comptoir du textile artificiel puis Rhône Poulenc textile
Usine de fibres artificielles et synthétiques Gillet dite la Soie artificielle du sud-est (la Sase) puis usine de Textile artificiel du sud-est (la Tase) puis Comptoir du textile artificiel puis Rhône Poulenc textile
© Inventaire général, ADAGP ; © Inventaire de Lyon propriété de la Région Rhône-Alpes et de la Ville de Lyon
Voir la notice image