Temple réformé

Désignation

Dénomination de l'édifice

Temple

Genre du destinataire

De calvinistes

Appelation d'usage

Temple réformé

Titre courant

Temple réformé

Localisation

Localisation

Grand Est ; Haut-Rhin (68) ; Sainte-Marie-aux-Mines ; rue du Temple

Précision sur la localisation

Anciennement région de : Alsace

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Sainte-Marie-aux-Mines

Adresse de l'édifice

Temple (rue du)

Références cadastrales

2005 AO

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

2e quart 17e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1634

Auteur de l'édifice

maître d'oeuvre inconnu

Description historique

La Réforme calviniste fut introduite à Sainte-Marie-aux-Mines vers 1550 avec l'arrivée d'un pasteur sous la protection d'Eguenolphe de Ribeaupierre, seigneur de la partie alsacienne de Sainte-Marie. Les mineurs venus s'installer dans la vallée avaient à leur disposition deux lieux de culte, à Fertrupt dans une chapelle abandonnée par les catholiques, à Echery dans une maison particulière. La population réformée va continuer à s'agrandir, mais un temple ne sera pas construit avant le 2e quart du 17e siècle. C'est à la faveur des troubles causés par la Guerre de Trente Ans qu'un édifice va être élevé par la communauté réformée, grâce aux dons de plusieurs de ses membres. Les travaux furent entrepris en juillet 1634, la toiture fut posée en septembre, les vitres des fenêtres en 1635. Un panneau en grès situé au-dessus de la porte principale porte la date 1634 en chiffres romains. Après 1648, la communauté est divisée en fidèles de langue française et fidèles de langue allemande (immigrés de Suisse germanophone) et des conflits s'ensuivent jusqu'en 1827 quand les fidèles furent réunis en une seule communauté par le pasteur Michel Paira. En 1747, des travaux de restauration furent entrepris sur la charpente et la couverture de bardeaux de bois fut remplacée par des tuiles. En 1748, les vantaux de la porte furent remplacés (ils sont encore en place). En 1807, les consistoires des deux églises réformées décidèrent la construction d'un clocher dans-oeuvre, haut de 23 m. Il fut achevé en septembre de la même année. Des réparations furent entreprises plusieurs fois dans le clocher, peu stable, en 1831, 1855, en 1861, en 1933 et encore en 2002. En 1810, l'industriel Jean-Georges Reber fit remplacer les fenêtres et repeindre les élévations extérieures en faisant peindre en couleur les chaînes d'angle (en gris) et les encadrements des baies ornés de pilastres cannelés, aux extrémités peintes d'un coquillage ou d'un feuillage. Une restauration extérieure a eu lieu à la fin du 20e siècle et celle des élévations intérieures est prévue en 2003.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Grès, moellon, enduit

Description de l'élévation intérieure

1 vaisseau

Commentaire descriptif de l'édifice

Le temple est situé dans une impasse, le mur-gouttereau en façade. Les trois autres élévations donnent sur le jardin du presbytère contigu. Il comprend une grande salle et un clocher dans-oeuvre contre un mur sous croupe, porté par des colonnes de grès. L'élévation antérieure, bordée de chaînes harpées, est percée d'une porte centrale en plein cintre chanfreinée, aux vantaux à panneaux moulurés du 18e siècle. Elle est surmontée d'un panneau en grès gravé de la date de construction et portant une draperie. A chaque extrémité de la façade, une porte latérale, rectangulaire, avec corniche. Entre les portes, deux fois deux fenêtres en arc brisé, sans chambranle. Au-dessus de la porte centrale, un oculus sculpté d'une guirlande feuillagée. Les faces latérales sont percées de quatre fenêtres, séparées par une travée d'oculus ovales, la façade postérieure est percée de six fenêtres. Toit à croupes ; à l'ouest, le clocher hors-oeuvre est de plan octogonal, en bois, couvert d'ardoises, percé de quatre ouvertures avec abat-son, sommé d'un toit galbé. A l'intérieur, la chaire pastorale et l'autel sont placés au centre du mur faisant face à l'entrée ; les trois autres murs sont longés par une tribune en bois, portée par des colonnes (grandes colonnes en grès à l'ouest, portant également le clocher, grandes colonnes en plâtre à l'est, symétriques et petites colonnes en grès, plus deux en fonte, sur la face où se trouve l'orgue). Ces tribunes ont un garde-corps ajouré, formé d'arcs brisés entrelacés. Elles abritent des bancs de fidèles et l'orgue. Les bancs des fidèles au rez-de-chaussée sont disposés en fer à cheval autour de la chaire.

Commentaires d'usage régional

Chaîne d'angle harpée,arc en plein-cintre,arc brisé,colonne

Protection

Date et niveau de protection de l'édifice

1994/01/13 : classé MH

Référence aux objets conservés

IM68010382, IM68010377, IM68010381, IM68010380, IM68010383, IM68010384, IM68010385, IM68010378, IM68010379, IM68010386

Intérêt de l'édifice

À signaler

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2002

Date de rédaction de la notice

2003

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Scheurer Marie-Philippe, Raimbault Jérôme

Cadre de l'étude

Inventaire préliminaire

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Région Alsace - Service de l'Inventaire du Patrimoine culturel Palais du Rhin - 2 Place de la République 67000 Strasbourg - 03.88.15.38.31