Commanderie de templiers, puis d'hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, puis ferme de vigneron

Désignation

Dénomination de l'édifice

Commanderie

Genre du destinataire

De chevaliers de la milice du Temple ; d'hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem ; de vigneron

Appelation d'usage

Commanderie Tempelhof

Destination actuelle de l'édifice

Ferme

Titre courant

Commanderie de templiers, puis d'hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, puis ferme de vigneron

Localisation

Localisation

Grand Est ; Haut-Rhin (68) ; Bergheim ; 1 route de Thannenkirch

Précision sur la localisation

Anciennement région de : Alsace

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Ribeauvillé

Lieu-dit

Tempelhof

Adresse de l'édifice

Thannenkirch (route de) 1

Références cadastrales

1984 21

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

Isolé

Partie constituante non étudiée

Cour ; dépendance ; oratoire

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

3e quart 16e siècle ; 20e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1557 ; 1558 ; 1559

Auteur de l'édifice

maître d'oeuvre inconnu

Description historique

La commanderie de l'ordre des templiers, fondée au début du 13e siècle, est citée dans les textes en 1220 et en 1257. La chapelle était dédiée à la Vierge. Lors de la dissolution de l'ordre en 1312, elle fut rattachée à l'ordre des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem à Sélestat, puis en 1388 à celui de Strasbourg. Lors de la guerre des Paysans en 1525, l'édifice fut dévasté. Une reconstruction fut commencée en 1557, poursuivie en 1558 et 1559 (dates gravées sur un pilier de la cave, sur une console au rez-de-chaussée et sur les linteaux des portes d'entrée, avec des écus armoriés). En 1560, consécration du choeur de la chapelle par l'évêque suffragant de Strasbourg, Jean Delphius. En 1789, la commanderie passa en mains privées, la chapelle fut détruite au cours du 19e siècle. Après 1862, d'importants travaux de remaniements furent exécutés, la salle Renaissance décrite par Rothmuller partiellement démantelée. En 1960, une fenêtre à six formes et sa colonnette intérieure furent déplacées dans une maison de Bergheim (62, rue des Vignerons). Un linteau aux armes de la commanderie avec la date 1558 a été remployé dans un bâtiment à Guémar (2, route de Sélestat). Des bâtiments d'exploitation ont été élevés au 20e siècle.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Maçonnerie ; enduit

Description de l'élévation intérieure

Sous-sol ; 1 étage carré

Commentaire descriptif de l'édifice

Le logis consiste en un grand bâtiment comprenant une cave en sous-sol, un rez-de-chaussée surélevé et un étage carré, couvert d'un toit à longs pans, à deux demi-croupes. Le sous-sol est accessible par une porte en plein cintre moulurée sur le mur-pignon sud (un accès dans le mur-pignon nord a été muré). La cave plafonnée est divisée en deux parties séparées par un mur percé d'une porte en arc brisé. Un des piliers en grès portant la poutre principale est daté 1559. Sur le mur-gouttereau est, une porte d'entrée rectangulaire chanfreinée avec fenêtre en dessus-de-porte, à droite fenêtres aux chambranles moulurés (reconstitués) , celle de l'étage est ancienne (avec marque de tâcheron sur la coquille). Une dalle remployée dans le mur porte la date 1563 et une croix de l'ordre. Sur le mur-pignon nord, porte de cave en plein cintre (murée) , porte rectangulaire avec coussinets, portant la date 1559 et les armoiries de la commanderie (ou du commandeur maître d'oeuvre ?) sur le linteau et deux fenêtres à meneaux, avec coquilles sur les linteaux. A l'étage une fenêtre à chambranle mouluré, à deux meneaux et un linteau à coquille remplacés. Dans le pignon fenêtres à chambranles moulurés en cavet. Sur le mur-gouttereau ouest, porte à chambranle mouluré, au linteau en arc segmentaire sculpté d'un angelot, portant la date 1559 et une marque de tâcheron ; les fenêtres ont des traces de meneau, l'une a un meneau remplacé. Le mur-pignon sud est accolé à un appentis, seul le pignon est percé de petites fenêtres rectangulaires. A l'intérieur, la distribution a été remaniée : escalier droit au centre du bâtiment (19e siècle ?) , couloir avec poutre transversale datée 1557, à deux coussinets moulurés, l'un sculpté d'un écu en relief, aux armoiries de la commanderie. Une porte donnant sur la cuisine a un chambranle en bois mouluré, aux départs sculptés d'une résille. Dans l'entrée nord, une console en grès est sculptée de deux anges (?) sur les faces latérales et d'un écu armorié sur la face antérieure. Une colonne en grès, provenant de l'ancienne salle de fêtes a une base sculptée de pointes de diamant, un fût torse et un chapiteau feuillagé à rouleaux en volutes, sur le sommier, date 1558 et marque de tâcheron. Une colonne torse en bois a été déplacée.

Technique du décor des immeubles par nature

Sculpture

Description de l'iconographie

Ecu armorié reproduit plusieurs fois ; angelot sur le linteau de la porte ouest ; coquille sur les linteaux de fenêtres ; anges sur une console.

Commentaires d'usage régional

Fenêtre à meneau,baie en arc segmentaire,fenêtre en dessus-de-porte,porte en plein-cintre,porte en arc brisé,colonne,chambranle mouluré

État de conservation (normalisé)

Remanié

Protection et label

Date et niveau de protection de l'édifice

2000/02/25 : inscrit MH

Précision sur la protection de l'édifice

Façades, toiture y compris la charpente, ensemble des dispositions et éléments de décor anciens y compris la cave, à l'intérieur.

Référence aux objets conservés

IM68009332

Intérêt de l'édifice

À signaler

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2001

Date de rédaction de la notice

2002

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Scheurer Marie-Philippe ; Raimbault Jérôme

Cadre de l'étude

Inventaire préliminaire

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Région Alsace - Service de l'Inventaire du Patrimoine culturel Palais du Rhin - 2 Place de la République 67000 Strasbourg - 03.88.15.38.31