Eglise paroissiale Saints-Côme-et-Damien

Désignation

Dénomination de l'édifice

Église paroissiale

Vocable - pour les édifices cultuels

Saints-Côme-et-Damien

Titre courant

Eglise paroissiale Saints-Côme-et-Damien

Localisation

Localisation

Grand Est ; Haut-Rhin (68) ; Saint-Cosme ; rue de l'Eglise

Précision sur la localisation

Anciennement région de : Alsace

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Dannemarie

Adresse de l'édifice

Eglise (rue de l')

Références cadastrales

1991 01

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En village

Partie constituante non étudiée

Cimetière

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

2e moitié 15e siècle, 4e quart 16e siècle, 4e quart 18e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1782

Auteur de l'édifice

Stroltz Meinrad (architecte)

Description historique

Les parties les plus anciennes de l'église comprennent d'une part le clocher-porche du gothique tardif, (2e moitié 15e siècle ) d'autre part le porche accolé - autour de 1580 - devant l'entrée ouest de la tour. Les reconstructions de la fin du 18e siècle ont commencé par la nef (le millésime 1782 figure sur la porte sud) et la cage d'escalier de la tour, puis après un certain temps (changement d'équipe d'ouvriers comme de matériaux de construction) , les co-décimateurs décident l'achèvement du choeur et de la sacristie. La construction de la nef a été réalisée sur la base des plans de Meinrad Stroltz, inspecteur des Ponts-et-Chaussées de Belfort. On trouve des fragments de dalles du 18e siècle, réemployées en guise de dallage dans la cage d'escalier. Suite à des dégâts de foudre en 1850, certains parements au niveau du clocher auraient été partiellement restaurés (quelques traces) en 1890. Mais les deux grandes baies moulurées en arc brisé datent probablement de la même époque que le porche rajouté à la fin du 16e siècle. Contrairement à ce qui est souvent prétendu, la tour-porche de l'église n'a jamais eu vocation à une quelconque destination militaire ou défensive. La taille des portes du rez-de-chaussée, comme l'absence totale d'ouvertures de défense aux niveaux supérieurs de la face ouest de la tour, ne plaident aucunement en faveur d'une tour défensive. La porte d'accès à l'étage - elle-même non verrouillable - n'existe à cette hauteur que parce qu'on ne pouvait pas percer la voûte du passage couvert. Enfin, le mur du cimetière, loin d'être fortifié, n'est qu'un banal mur de soutènement, qui ne doit sa hauteur qu'à l'important dénivelé du terrain.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Moellon, enduit, pierre de taille

Description de l'élévation intérieure

1 vaisseau

Commentaire descriptif de l'édifice

Tour-porche en pierre de taille avec socle chanfreiné à l'origine sur tout le pourtour. Elévation extérieure divisée en quatre niveaux par des larmiers. Appareillage extérieur irrégulier en pierre de taille de grès, visible uniquement sur la face ouest, le reste étant enduit. Les blocs comportent des trous de pince de levage de forme circulaire. Aucune marque lapidaire médiévale. Le porche sous la tour est ouvert par 2 grands arcs brisés et voûté d'une croisée d'ogives sans formerets, reposant sur des culots. Le profil de la voûte s'inscrit dans le 15e ou 16e siècle, et la clef est ornée d'un motif floral à cinq pétales sculptés. Les voûtes sont en briques et les maçonneries médiocres aux niveaux internes de la tour trahissent un travail réalisé à l'économie. Le second porche aux parois enduites ne présente d'éléments datant que dans son grand arc brisé, perpétuation "gothicisante" tardive du 16e siècle, que viendrait confirmer le cavet continu avec congé. La clef d'arc est par ailleurs ornée d'un bas-relief sculpté d'une rose dont d'autres exemples similaires sont datés autour de 1580. La nef est conçue pour le gros-oeuvre en moellons, reposant sur un socle en pierre de taille légèrement chanfreiné comportant des marques de tailleurs de pierre, sous forme de lettres latines : T, L ou équerre, L aux extrémités pattées. Tous les encadrements des ouvertures sont en grès taillé rouge, ce qui n'est plus le cas pour le choeur et la sacristie (grès jaune). Les différences d'exécution des baies et soubassement, comme la disparition des marques lapidaires indiquent un changement d'équipe d'ouvriers pour le choeur et la sacristie.

Commentaires d'usage régional

Arc brisé

État de conservation (normalisé)

État moyen

Protection

Référence aux objets conservés

IM68011497, IM68011514, IM68011500, IM68011509, IM68011512, IM68011520, IM68011527, IM68011491, IM68011511, IM68011506, IM68011510, IM68011516, IM68011501, IM68011517, IM68011523, IM68011528, IM68011495, IM68011499, IM68011515, IM68011503, IM68011505, IM68011507, IM68011494, IM68011493, IM68011496, IM68011502, IM68011525, IM68011490, IM68011492, IM68011498, IM68011504, IM68011513, IM68011518, IM68011521, IM68011522, IM68011519, IM68011524, IM68011508, IM68011526

Intérêt de l'édifice

À étudier

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2001

Date de rédaction de la notice

2002

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Fritsch Florent, Jordan Benoît

Cadre de l'étude

Inventaire préliminaire

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Région Alsace - Service de l'Inventaire du Patrimoine culturel Palais du Rhin - 2 Place de la République 67000 Strasbourg - 03.88.15.38.31