Château

Désignation

Dénomination

château

Titre courant

Château

Localisation

Localisation

Alsace 68 Horbourg-Wihr

Aire d'étude

Andolsheim

Lieu-dit

Horbourg

Référence cadastrale

1986 02, 22

Milieu d'implantation

en village

Historique

Datation des campagnes principales de construction

4e quart 16e siècle

Datation en années

1596

Commentaire historique

Sur l'emplacement de l'ancien castrum, fut édifié un premier château en remployant les matériaux romains. Cet édifice médiéval, détruit en 1162, appartenait aux sires de Horbourg qui le firent rebâtir. En 1324, il passa aux mains des Wurtemberg. En 1543, le comte Georges de Wurtemberg-Montbéliard entreprit une restauration complète dans l'esprit de l'époque, en employant du grès jaune de Rouffach. Son successeur le comte Frédéric fit venir en 1590 son architecte attitré, Heinrich Schickhardt, et lui demanda d'embellir et d'agrandir de moitié la résidence. Les plans de l'architecte datent de 1596. Il fit élever un pavillon d'entrée et deux nouvelles ailes de 1596 à 1598. Ces travaux se poursuivirent de 1603 à 1604. La devise du comte de Horbourg (D'Sund bringt s'End = l'heure viendra) figurait sur la porte d'entrée, de même qu'un texte commémoratif du passé romain de la ville apposé par Beatus Rhenanus. Cet important édifice de la Renaissance alsacienne fut démantelé en 1675 lors de la campagne de Turenne. Le portail avec les inscriptions était encore en place en 1740. Les dépendances furent démolies en 1748 et les matériaux furent remployés dans la construction du presbytère de Sundhoffen et en 1776 celle de l'église de Kunheim. A Horbourg, la façade postérieure du numéro 66 Grand'rue, contient deux colonnes, vestiges du château (étudié en objets).

Description

Matériau du gros-oeuvre et mise en oeuvre

grès, maçonnerie, bois, pan de bois, enduit partiel

Vaisseau et étage

rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré

Commentaire description

Le château adoptait le plan classique des châteaux de plaine entouré de remparts et de douves du type Wasserburg. Une enceinte quadrangulaire, flanquée aux 4 angles de tours circulaires et munie d'un pavillon d'entrée, protégeait un corps de logis en fer à cheval lui-même accosté de tourelles. Une élévation signée de Heinrich Schickhart montre que l'une des ailes présentait, côté cour, un étage en pan de bois. Les plans attestent de l'existence d'un escalier en vis dans l'une des tourelles.

Typologie

tour,portail,château de plaine à douves

Etat de conservation

détruit

Références documentaires

Date d'enquête

1998

Crédits

© Inventaire général

Date de rédaction de la notice

1999

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Bardout Michèle, Haegel Olivier

Cadre de l'étude

inventaire préliminaire

Dossier

dossier individuel