Couvent de franciscains, puis de récollets Sainte-Catherine-d'Alexandrie

Désignation

Dénomination de l'édifice

Couvent

Genre du destinataire

De frères mineurs, de récollets

Vocable - pour les édifices cultuels

Sainte-Catherine-d'Alexandrie

Destination actuelle de l'édifice

Église ; tribunal ; local associatif

Titre courant

Couvent de franciscains, puis de récollets Sainte-Catherine-d'Alexandrie

Localisation

Localisation

Grand Est ; Haut-Rhin (68) ; Rouffach ; rue du Quatrième-Spahis-Marocains

Précision sur la localisation

Anciennement région de : Alsace

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Rouffach

Adresse de l'édifice

Quatrième-Spahis-Marocains (rue du)

Références cadastrales

1988 22

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Partie constituante non étudiée

Enclos, cloître

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

2e moitié 13e siècle, 1er quart 17e siècle, 18e siècle, 3e quart 19e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1606

Auteur de l'édifice

maître d'oeuvre inconnu

Description historique

Etablis à Rouffach vers 1250, les franciscains entreprirent la construction de leur église vers 1280 ; elle était achevée vers 1300. Au début du 14e siècle construction des bâtiments conventuels, ainsi que du cloître aux frais du frère Boldelin, inhumé à Rouffach en 1311. L'église abrita de nombreuses sépultures de nobles et de bourgeois. En 1435, une réforme fit adopter la règle de la stricte observance des récollets. Une école créée au sein de la communauté en 1444 fut renommée dans l'Europe entière. A la fin du 15e siècle des travaux de restauration furent entrepris, achevés vers 1510. Au courant du 16e siècle les chevaliers de l'ordre teutonique installés tout près du couvent purent utiliser la travée ouest de la nef comme chapelle et endroit de sépulture ; c'est sans doute à cette occasion que le mur ouest fut reconstruit plus à l'ouest de 2, 50 m (vestige du premier mur dégagé par les fouilles de 1982). Le couvent fut presque abandonné durant la 2e moitié du 16e siècle et c'est le comte Eberhard de Manderscheid-Blankenheim qui redonna vie à la communauté vers 1591. Il était le frère du prince évêque de Strasbourg et grand-bailli de Rouffach. Il fit également construire contre le mur nord du choeur de l'église une chapelle funéraire où il fut enseveli en 1607 (une clef de voûte et un campanile portent la date 1606). A l'entrée du choeur, un jubé en bois aurait remplacé le jubé en grès d'époque médiévale. Au 18e siècle, une transformation intérieure de l'église fut entreprise : décor stuqué sur les colonnes, la corniche et le pourtour des oculus au sommet des murs du vaisseau central, sur les plafonds de la nef et du choeur, obturation de certaines baies de la nef et du choeur, construction d'un campanile. Un nouveau mobilier fut installé : autels et chaire. En 1791 le couvent fut fermé et vendu à des particuliers ; les bâtiments servirent de caserne, d'hôpital militaire, de prison, d'atelier de tissage. En 1813 l'église devint une chapelle annexe de l'église paroissiale. Une aile des bâtiments conventuels fut détruite dans un incendie en 1848 et l'aile sur la rue fut transformée en tribunal cantonal en 1870, supprimé en 1970. Des messes furent encore dites au milieu du 20e siècle, puis des fouilles furent entreprises en 1982, entraînant l'éloignement des statues des autels et le déplacement des dalles funéraires dans la nef, où elles sont entreposées sans pouvoir être étudiées. Une restauration n'est pas envisagée dans l'immédiat.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Grès, moellon, enduit

Description de l'élévation intérieure

3 vaisseaux

Commentaire descriptif de l'édifice

Eglise : nef à 3 vaisseaux, séparés par des grandes arcades en arc brisé, sans chapiteaux (chapiteaux en stuc ajoutés au 18e siècle) ; nef et choeur sont plafonnés. La chapelle funéraire au nord est voûtée d'ogives sur 2 travées, une clef porte la date 1606, l'autre 4 marques de tâcheron. Un caveau en sous-sol est voûté en berceau. Le portail de l'église est au nord, formé de deux arcs brisés. Des arcs-boutants épaulent le mur nord : une des culées abrite une chaire extérieure.

Commentaires d'usage régional

Campanile,portail,arcade en arc brisé

État de conservation (normalisé)

Mauvais état

Protection

Date et niveau de protection de l'édifice

1921/07/09 : classé MH partiellement ; 1991/07/19 : inscrit MH partiellement

Précision sur la protection de l'édifice

Eglise classée MH ; bâtiments conventuels, façades et toitures, cloître, sols inscrit MH.

Référence aux objets conservés

IM68007745, IM68007763, IM68007768, IM68007752, IM68007777, IM68007741, IM68007749, IM68007756, IM68007779, IM68007760, IM68007761, IM68007750, IM68007743, IM68007775, IM68007748, IM68007765, IM68007780, IM68007753, IM68007751, IM68007771, IM68007746, IM68007764, IM68007770, IM68007778, IM68007747, IM68007754, IM68007755, IM68007759, IM68007773, IM68007774, IM68007776, IM68007769, IM68007758, IM68007742, IM68007744, IM68007757, IM68007762, IM68007766, IM68007767, IM68007772

Intérêt de l'édifice

À signaler

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

1996

Date de rédaction de la notice

1997

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Scheurer Marie-Philippe

Cadre de l'étude

Inventaire préliminaire

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Région Alsace - Service de l'Inventaire du Patrimoine culturel Palais du Rhin - 2 Place de la République 67000 Strasbourg - 03.88.15.38.31