Description historique
La 1ère mention sûre du château remonte à 1271 date à laquelle le comte de Ferrette en fit oblation à l'évêque de Bâle ; les Morimont, vassaux des Ferrette reconstruisirent leur château au 15e siècle et au 16e siècle ; en 1582 ils le vendirent aux comtes d'Ortenbourg Salamanque qui le conservèrent jusqu'à la guerre de Trente Ans pendant laquelle il fut ruiné par les troupes françaises ; en 1641 Louis XIV en fit don avec la seigneurie aux Vignacourt qui en restèrent maîtres jusqu'à la Révolution ; il fut successivement acquis par Jean Bruat et Aaron Meyer ; il appartient depuis 1870 à la famille Viellard ; le château primitif, dit aussi Niedere Burg, situé à l'ouest du château actuel, dont subsistent très peu de vestiges datait peut-être du 12e ou du 13e siècle ; il a été détruit au plus tard au 16e siècle ; la partie la plus ancienne du château actuel date du 13e ou 14e siècle et correspond à la tour en U de l'angle sud, appelé donjon par la plupart des auteurs, construite sur le rocher et ayant abrité le 1er logis ; la tour d'angle sud-ouest dite Schlossturm, date du 15e siècle ainsi qu'une partie de la courtine ouest et de la courtine sud englobée dans la reconstruction du 16e siècle ; celle-ci s'est faite en plusieurs campagnes : au nord le grand logis de 1552, à l'emplacement probable de l'ancienne basse-cour, flanqué par 2 grosses tours d'artillerie dont celle de l'angle nord-est était datée de 1515 et portait les armoiries de Hans Jacob de Morimont et celles de son épouse Margarete de Furtenberg, au sud, le 2e logis dont subsiste une tourelle d'escalier, l'entrée du château défendue par une tour basse casematée et par une barbacane, au milieu de la courtine ouest, tour adossé au puits qu'il protège ; cette reconstruction commencée vers 1513 a dû s'arrêter avant 1538 et rester inachevée car le fossé extérieur n'a été que commencé ; l'adaptation du château à l'artillerie est moderne dans sa conception mais sans grande valeur militaire car dominée sur 3 côtés par des hauteurs, ses formes Renaissance sont particulièrement précoces pour l'Alsace et s'expliquent par les relations françaises des Morimont ; le château a servi de carrière jusqu'à sa restauration par Quiquerez à partir de 1864