Château fort de Schwarzenberg

Désignation

Dénomination de l'édifice

Château fort

Appelation d'usage

Château de Schwarzenberg

Titre courant

Château fort de Schwarzenberg

Localisation

Localisation

Grand Est ; Haut-Rhin (68) ; Munster ; chemin du Schlosswald

Précision sur la localisation

Anciennement région de : Alsace

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Munster

Lieu-dit

Schlosswald

Adresse de l'édifice

Schlosswald (chemin du)

Références cadastrales

1983 13

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

Isolé

Partie constituante non étudiée

Blockhaus

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

3e quart 13e siècle, limite 15e siècle 16e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1261

Commentaires concernant la datation

Datation par travaux historiques

Auteur de l'édifice

maître d'oeuvre inconnu

Description historique

Le château primitif se présentait comme un château à l'enceinte polygonale, avec un mur-bouclier flanqué de deux tours du côté de l'attaque, renforcé de fausses-braies. Il a été édifié sur les terres de l'abbaye de Munster à partir d'avril 1261, au cours du Grand Interrègne, par Walter de Géroldseck, père de l'évêque de Strasbourg homonyme, seigneur de Lahr (Pays de Bade) et avoué de l'abbaye de Munster. Suite à la défaite de l'évêque de Strasbourg à la bataille de Hausbergen contre les Strasbourgeois, le château est entré en juillet 1262 dans les possessions de l'évêché de Bâle pour y demeurer sans interruption jusqu'à la Révolution française. La forteresse a été confiée d'abord à un bailli, puis engagée à la famille Munch de Landskron au milieu du 14e siècle, qui la conserva jusqu'à la fin de ce siècle (1396 ?). En 1401, le château a été inféodé à la famille Beger de Geispolsheim jusqu'à l'extinction de celle-ci en 1532. Au début du 15e siècle, l'évêque de Bâle offrit 600 florins à Jean Beger, avoué de l'évêché à Délemont, pour remettre le château en état. Celui-ci est en possession de Jacques Beger à partir de 1476. Selon la chronique de Materne Berler, J. Beger consacra dès 1496 10 000 florins pour fortifier le château en chemisant les fausses-braies, les faces internes Sud et Est de son enceinte et en percant de nouvelles ouvertures pour le tir de canon. L'emploi généralisé de la brique dans le château remonte à ces travaux. C'est probablement aussi à J. Beger que l'on doit le décor peint de la chapelle Sainte-Anne (roi, ange, sainte, semis d'étoiles), connu par les dessins de Henri Lebert (1825) et de Laurent Atthalin (1853). En 1533, le château passa en fief à l'écuyer Pierre Scher, dont les descendants entreprirent des travaux au courant du 16e siècle. Le château est déclaré en ruines après la Guerre de Trente Ans, que l'abbaye de Munster racheta en 1725. Au début du 19e siècle, la famille Hartmann acquiert le site du Schlosswald avec les ruines du château pour l'aménager en un jardin anglais comprenant promenades et terrasses (Place de Caroline, Place Napoléon). Au début de la Première Guerre mondiale, l'armée allemande a fait construire un bunker dans la cour intérieure du château, qui fait alors fonction de poste d'observation pour l'artillerie.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Granite, moellon, enduit partiel, grès, pierre de taille, brique

Typologie du couvrement

Voûte en berceau

Commentaire descriptif de l'édifice

Le château est établi sur un site en éperon barré, séparé de la montagne par un fossé profond creusé sur son versant Sud. Il est bâti en moellons de granite gris et conserve quelques blocs taillés dans le grès rose ; des portions de maçonnerie sont encore recouvertes d'un enduit à la chaux. Le château adopte un plan polygonal proche du rectangle, comportant trois (ou quatre) tours circulaires aux angles. Son enceinte enfermait une cour au Sud (occupée aujourd'hui partiellement par un bunker) et un logis au Nord. Des fausses-braies le cernent sur ses faces Ouest, Sud et Est et une basse cour se développe à l'Ouest et au Nord, protégée par un mur d'enceinte comportant une tour au Nord.
Au Sud, le château offre un mur-bouclier du côté de l'attaque. Celui-ci est courbe à l'extérieur, droit à l'intérieur, d'une épaisseur de 5 à 8 m à la base et de 2 à 3 m au niveau supérieur. Il est encadré par deux tours circulaires en ruines, la tour Ouest (nommée Tour aux Clercs ou Pfaffenturm) ayant abrité une pièce à l'étage (ancienne chapelle Sainte-Anne) ajourée par une ouverture ébrasée. L'entrée actuelle du château, couverte d'une voûte en berceau en briques, est percée au pied de la tour Est. Altitude : 510 m.

Commentaires d'usage régional

Mur-bouclier,tour

État de conservation (normalisé)

Vestiges

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2003

Date de rédaction de la notice

2012

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Raimbault Jérôme, Brunel Pierre

Cadre de l'étude

Inventaire préliminaire

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Région Alsace - Service de l'Inventaire du Patrimoine culturel
Palais du Rhin - 2 Place de la République 67000 Strasbourg - 03.88.15.38.31