Description historique
Georges de Wurtemberg-Montbéliard fit démolir le château fort des seigneurs de Horbourg (dont on ne connait aucun vestige) et fit construire au même emplacement, de 1539 à 1540, l'actuel château (dates sur portes). On ignore si l'architecte Antoine Fromm, qui était alors en relation avec le comte, a oeuvré pour l'édifice. Le mariage du comte avec Barbara de Hesse eut lieu au château en 1555. En 1558-1560 fut construit dans l'angle nord-est de l'enclos, contre la tour de la porte-basse, la maison du receveur (dite aussi greffe et chancellerie) avec cave seigneuriale où subsiste une porte datée de 1549. Le château ne fut pas entretenu au 17e siècle ni pendant le séquestre des biens des Wurtemberg par la France, de 1723 à 1748. Il fut restauré et réaménagé en centre administratif de 1752 à 1756 par l'architecte Antoine Schrotz dont les plans de 1752 sont conservés. Le rez-de-chaussée avec la salle des chevaliers fut transformé en caves et celliers, les étages furent cloisonnés. Le château et ses dépendances furent vendus comme bien national en 1794, en plusieurs lots. L'enclos abritait alors, en dehors du château et de la maison du receveur, 3 dépendances en pan de bois (avec étables, écuries, buanderie, remises, pressoir et hangars) un puits, un jardin derrière le château et un jardin aménagé dans le fossé sud. La distribution du château était proche de celle du plan de 1752. Dans la maison du receveur se trouvaient au rez-de-chaussée 2 celliers, aux étages des pièces dont 2 poêles (salles) et 1 cuisine au 1er étage, 1 chambre à archives au second. En 1835 la commune acquit le 1er étage du château pour y installer l'école des garçons et acheta le reste du bâtiment en 1861. Une restauration importante eut lieu en 1900 redonnant au château l'allure qu'il a sur la gravure de Merian de 1644 : les redents cintrés des pignons furent remplacés par des créneaux, des bois de cerf (armoiries des Wurtemberg) furent placés sur le pignon est, la petite flèche et le campanile de la tourelle furent remplacé par une toiture galbée (remplacée depuis par une flèche). En 1970 nouvelle restauration pour l'installation du musée d'histoire des P. T. T. avec rétablissement de l'ancienne salle des chevaliers au rez-de-chaussée et dégagement de 2 anciennes fenêtres avec colonnettes Renaissance. La maison du receveur a été remaniée, les dépendances ont toutes disparu, remplacées par des bâtiments annexes modernes.