Château de Thanvillé

Désignation

Dénomination de l'édifice

Château

Appelation d'usage

Château de Thanvillé

Titre courant

Château de Thanvillé

Localisation

Localisation

Grand Est ; Bas-Rhin (67) ; Thanvillé ; 7 rue du Château

Précision sur la localisation

Anciennement région de : Alsace

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Villé

Lieu-dit

Château de Thanvillé

Adresse de l'édifice

Château (rue du) 7

Références cadastrales

1992 03

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

Isolé

Nom de l'édifice

Ensemble castral de Thanvillé

Références de l'édifice de conservation

IA67012201

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

3e quart 16e siècle, 3e quart 18e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1572, 1770

Auteur de l'édifice

Gachon Armand (sculpteur)

Personnalités liées à l'histoire de l'édifice

Friedrich Jean (commanditaire), Bazin de Chanlas François Anne de (commanditaire), Lort de Saint-Victor Charles Frédéric de (commanditaire), Castex Théodore, vicomte de (commanditaire)

Description historique

Un premier château aurait existé en 1084, le même (?) était ruiné en 1493. Il fut restauré en 1507 par ordre du duc René II de Lorraine. Il fut détruit par un incendie, en même temps que le village, en 1571. Le nouveau seigneur de Thanvillé, Jean Friedrich le fit reconstruire intégralement dès l'année suivante. La durée du chantier ne nous est pas connue, ni la disposition intérieure primitive. Il fut fortement endommagé en 1633, lors du passage des armées du Rheingraf Otto Ludwig (1597-1634). Ce n'est seulement qu'en 1663 que François Anne Bazin de Chanlas entreprit de le restaurer. Vers 1770, Charles Frédéric de Lort le transforma au goût du jour, c'est à cette époque que furent percées de nouvelles baies avec des chambranles en arc segmentaire, une cage d'escalier avec un garde-corps en fer forgé, un portail monumental avec des vantaux en fer forgé sur la route de Sélestat à Villé. Charles Mathieu Sylvestre de Dartein (1749-1814) fit refaire la charpente et la toiture du château vers 1800. Son petit-fils, le vicomte Théodore de Castex (1828-1898) entreprit une importante campagne de restauration tant intérieure qu'extérieure à partir de 1868. Il fit remplacer l'ancienne toiture, sans doute en tuiles par une nouvelle en ardoises, on peut encore voir ses initiales dans certaines des lucarnes ou encore le chambranle de la porte d'entrée sculpté à ses armes. Pour ce faire, il employa le sculpteur Gachon et un menuisier du nom de Schneider, c'est sans doute à eux que nous devons certains éléments du décor. Il semblerait même que certains décors peints furent réalisés d'après les conseils de Eugène Viollet-le-Duc. Le château fut entièrement pillé après la bataille dite de Thanvillé du 17 août 1870 ; il semblerait qu'il n'y resta plus qu'un seul meuble. Vers 1880, son fils Maurice (1853-1931) entreprit également une campagne de restauration. C'est très certainement de cette époque que date le décor intérieur composé de verrières armoriées et de lambris de demi-revêtement de style néo-Renaissance. Des travaux de sculpture furent réalisés par Armand Gachon (1845-1908). Durant la Première Guerre mondiale le château servit d'hôpital. Lors de l'annexion de 1939, le château fut mis sous séquestre et les oeuvres contenues furent réquisitionnées ou tout simplement pillées.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Maçonnerie, enduit, grès

Description de l'élévation intérieure

Sous-sol, 2 étages carrés

Commentaire descriptif de l'édifice

Château de plan carré, cantonné de tours et entouré d'un fossé avec une cunette en son centre. Deux ponts enjambent le fossé, l'un à l'est communique avec la cour et les communs l'entourant et l'autre au sud mène au portail donnant sur la route de Sélestat à Villé. Le château comprend un sous-sol, un rez-de-chaussée et deux étages carrés. Les murs sont en moellons de grès enduit. Les chaînes d'angle des tours en grès rose présentent un bossage adouci et troué. Une fausse corniche en briques rouges ceinture l'ensemble de l'édifice. La partie centrale est couverte de croupes. Les flèches des tours sont en ardoises et arêtiers en zinc. Deux rangées de lucarnes de deux tailles différentes sur les croupes éclairent les combles. Les plus grandes, de la rangée inférieure, ont leur pignon ajouré d'un oeil de boeuf et orné des initiales T. C. (pour Théodore de Castex). L'ensemble des chambranles de portes et de fenêtres est en grès. L'élévation orientale comprend cinq travées de fenêtres en arc segmentaire sur chacun des deux étages. L'élévation nord-ouest/sud-est est percée de trois rangées de 5 travées de fenêtres dont celle médiane au rez-de-chaussée est une porte. L'élévation antérieure des tours est percée de manière identique de trois types de baies différentes. Les élévations latérales sont percées de meurtrières de trois types différents.

Technique du décor des immeubles par nature

Sculpture

Indexation iconographique normalisée

Monogramme ; armoiries

Description de l'iconographie

Monogramme T. C. Armoiries identifiées : Castex.

Commentaires d'usage régional

Baie en arc segmentaire,portail,chaîne d'angle

Protection

Date et niveau de protection de l'édifice

1989/05/09 : inscrit MH ; 1989/05/09 : classé MH

Précision sur la protection de l'édifice

Sont inscrits : la cage d'escalier, le mur d'escarpe. Sont classées : les façades et les toitures. Cet arrêté se substitue partiellement à celui du 15 novembre 1985.

Référence aux objets conservés

IM67014809, IM67017264

Intérêt de l'édifice

À signaler

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2000

Date de rédaction de la notice

2003

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Haegel Olivier, Mengus Sylvie

Cadre de l'étude

Inventaire préliminaire

Typologie du dossier

Sous-dossier

Adresse du dossier Inventaire

Région Alsace - Service de l'Inventaire du Patrimoine culturel Palais du Rhin - 2 Place de la République 67000 Strasbourg - 03.88.15.38.31