Description historique
Selon les travaux historiques (A. Widloecher) les premières fortifications remontaient à l'époque où la localité appartenait à l'Empire. Lorsque Mutzig passa à l'évêché, en 1308, Jean Ier de Dirpheim fit reconstruire les murs et ériger des tours sur les deux portes principales (vers Schirmeck, porte-haute, vers Strasbourg, porte-basse). L'enceinte s'appuyait sur les collines côté nord, et longeait le canal de la Bruche au sud, avec le château fort épiscopal dans l'angle sud-ouest. Les parties qui n'étaient pas longées par l'eau était bordées par un fossé. La fortification fut régulièrement entretenue au Moyen Age et de plus en plus délaissée à partir du 18e siècle. On autorisa la construction des maisons du passage des Lavoirs, contre le mur longeant le canal de la Bruche, à partir de 2e quart du 18e siècle. La porte-basse, vers l'est, qui subsiste, était doublée par un ouvrage ou porte extérieure qui disparut peu avant 1774. Elle fut remplacée par une porte cochère monumentale, en plein cintre, percée dans un mur, selon le projet du sieur Desbordes, inspecteur principal des Ponts et Chaussées. Elle fut plus tard (après 1850 ?), complétée par deux portes piétonnes également en plein cintre ; le tout, mur et portes, fut détruit en 1881. Entre ce mur et la tour se situaient deux maisons (corps de garde et octroi), en rez-de-chaussée, avec toit à croupe et portique, qui se faisaient pendant ; elles ont été dynamitée par l'armée française en 1940, pour retarder l'avancée allemande. La porte-basse, garde la trace de remaniement successifs ; la partie supérieure a été construite en 1559 ; elle a abrité, à l'étage, un cachot. Vers 1896 (?), la face extra-muros de la tour a été ornée d'une peinture représentant saint Maurice. La porte-haute avec tour, à la sortie ouest de la ville, vers la vallée, fut détruite en 1836 ; son aspect nous est inconnu. Une troisième porte (sans tour) se situait au sud, sur la route vers Hermolsheim, près du château ; elle a été affectée par les transformations du château et des abords, au 17e et 18e siècle, nous ignorons quel était son aspect. Après la suppression des droits d'octroi, en 1834, le mur d'enceinte ne fut plus entretenu. En 1865, le brasseur Jérôme Wagner fit abattre, sans autorisation, plus de 32 mètres de mur, entre l'angle nord-ouest et l'entrée ouest de la ville.