Jardin d'Angleterre

Désignation

Dénomination de l'édifice

Jardin d'agrément

Appelation d'usage

Domaine de la cour d'Angleterre

Titre courant

Jardin d'Angleterre

Localisation

Localisation

Alsace ; Bas-Rhin (67) ; Bischheim ; rue d'Angleterre

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Bischheim

Canton

Bischheim

Lieu-dit

Château anglais

Adresse de l'édifice

Angleterre (rue d')

Références cadastrales

1994 25 4

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En écart

Partie constituante non étudiée

Allée, pièce d'eau, étang, verger, clôture de jardin, terrasse en terre-plein, orangerie, dépendance, portail, escalier indépendant

Nom de l'édifice

Château d'Angleterre

Références de l'édifice de conservation

IA67009265

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

Milieu 18e siècle

Siècle de campagne secondaire de consctruction

3e quart 18e siècle, 3e quart 20e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1749

Commentaires concernant la datation

Daté par travaux historiques

Commentaires concernant l'attribution de l'édifice

Attribution par travaux historiques

Lieu de conservation d'un élément architectural déplacé

Parties déplacées à : 68, Kientzheim ; parties déplacées à : 67, Kolbsheim ; parties déplacées à : 67, Obernai ; parties déplacées à : 67, Strasbourg

Description historique

Robert Koenigsmann achète le domaine vers 1600. Celui-ci, amateur d'agronomie va initier la culture du tabac en Alsace ayant ramené, selon les écrits, des plants d'Angleterre. Il sera également le premier à planter la pomme de terre dans son jardin vers 1620. A cette même époque, de nombreux exilés anglais vont trouver refuge dans ce domaine qui prend alors le surnom de "Engländischer Hof" (Jardin d'Angleterre). En 1663, Georg von Snoilsky, diplomate suédois, achète le domaine. En 1687, Jean Dietrich (1651-1740) se rend acquéreur de la propriété. Son petit-fils, Jean de Dietrich, entre 1749 et 1751, va construire l'actuelle demeure et les jardins. Une grande orangerie située à l'entrée principale abritait les arbres fragiles ; en pendant, la "petite orangerie" servait de remise à outils. Les jardins agrémentés d'arbres rares, tels que les lauriers, grenadiers, myrtes, orangers, citronniers, étaient ornés de six statues du XVIIIe siècle. Les deux sphinges, existantes encore aujourd'hui, étaient accompagnées de vases en fonte de style rocaille. Quelques vases se trouvent aujourd'hui au château de Kolbsheim, à la Léonardsau à Obernai, au château de Pourtalès et au moulin de la Gantzau à Strasbourg. Quatre statues représentant les quatre saisons furent également achetées par le baron de Dietrich puis transportées par lui à la Léonardsau où on les trouve encore. Deux statues de grès rouge, représentant l'une Flore et un amour portant une corbeille de fleur, l'autre un berger et son chien, figurent aujourd'hui dans la ville de Kientzheim. Vingt ans après (1771) , Jean de Dietrich vend le domaine à Jean-Louis Beyerlé. Celui-ci introduit un parterre régulier dans le jardin. Par la suite, Conrad Alexandre Gérard, "l'homme de Boston", acquiert le domaine. Il envisagea de transformer le domaine d'Angleterre en parc américain ; il se fit envoyer des graines et des plants du Nouveau Monde mais ne put accomplir son travail du fait de la Révolution. Après être passé par de multiples mains et avoir souffert de trois guerres, l'Association Régionale pour la Sauvegarde de l'Enfance et de l'Adolescence remet le château en état à partir de 1947. La terrasse et le parc, au sud de la façade principale, sont défrichés et réaménagés, on ne conserve que les structures de jardin régulier.

Description

Typologie de plan

Jardin régulier

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier isolé : escalier droit

Couverts ou découverts du jardin de l'édifice

Parterre de gazon ; plate-bande ; corbeille de jardin ; topiaire ; prairie ornementale ; arbre isolé ; groupe d'arbres

Commentaire descriptif de l'édifice

A l'intérieur d'une enclave formée par une boucle de l'Ill, le jardin s'axe aujourd'hui autour d'une allée centrale rectiligne nord-sud, bordée de buis taillés en cônes et de deux allées transversales vers chaque extrémité. Aux extrémités de cette structure, base de l'ancien jardin régulier, se trouvent deux carrefours simplement matérialisés par de petites plates-bandes de gazon. Sur les côtés de l'axe principal, deux prairies couvrent l'essentiel du jardin. Une allée rectiligne de platane longe l'étang ; un verger termine le jardin au sud. Dans le mur sud s'ouvrait un portail aujourd'hui condamné. Une allée de tilleuls conduit à l'entrée du château. On trouve encore dans le domaine quelques statues ; deux sphinges qui gardent l'entrée du château côté jardin et quelques vases. Le jardin ne bénéficie plus aujourd'hui d'un accès à l'Ill. Le domaine s'interrompt avant mais on peut encore lire quelques anciens aménagements au delà de ses limites actuelles. Ainsi, quelques très vieux platanes en alignement au bord de l'étang, évoquent une ancienne allée plantée.

Commentaires d'usage régional

Parc régulier,portail

État de conservation (normalisé)

Restauré

Protection

Date et niveau de protection de l'édifice

1995/04/21 : inscrit MH

Précision sur la protection de l'édifice

Jardin

Nature de l'acte de protection

Arrêté

Référence aux objets conservés

IM67015278, IM67015279, IM67015277, IM67015276

Intérêt de l'édifice

À signaler

Eléments remarquables dans l'édifice

Orangerie ; remise ; allée ; cour

Observations concernant la protection de l'édifice

Inscription 24 06 1929 (arrêté) annulée.

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété d'une association

Conditions d'ouverture au public

Fermé au public

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2003

Date de rédaction de la notice

2003

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Toursel-Harster D., Gamerre S.

Cadre de l'étude

Enquête thématique régionale (jardins remarquables)

Typologie du dossier

Sous-dossier