Description de l'élévation intérieure
étage de soubassement ; en rez-de-chaussée surélevé ; étage de comble
Commentaire descriptif de l'édifice
La villa comporte quatre niveaux : cave, rez-de-chaussée, premier étage et combles aménagés.£La façade, orientée au sud, est ordonnancée autour d’une grande lucarne-pignon avec ferme débordante ouvragée. Au niveau du rez-de-chaussée elle possède un perron de quelques degrés qui permet l’accès à la porte principale. Elle est marquée au niveau de l’étage par un balcon filant fermé par un garde en corps en béton formant des croix, et par une large lucarne au niveau du comble. A ce niveau, la baie centrale s’ouvre aussi sur un balcon. Le pignon est, donnant sur le chemin de Camin Bielh, est percé de deux fenêtres au niveau du rez-de-chaussée, de deux portes à l’étage donnant chacune sur un petit balcon fermé par une rambarde en béton. Le comble possède deux fenêtres accolées ornées chacune d’un fronton triangulaire, et surmontée de deux oculi en forme de losange. Les égouts de toit sont décorés de lambrequins métalliques.£À l’intérieur, l’organisation du rez-de-chaussée et de l’étage était similaire : de part et d’autre d’un large corridor se trouvait un appartement composé d’une salle à manger, d’une cuisine et de deux chambres. De vastes placards ont été aménagés sur les cloisons mitoyennes entre deux chambres pour assurer une isolation phonique. Un couloir d’un mètre de large permettait de séparer la cuisine et la salle à manger des chambres. Chacun des appartements était équipé de sanitaires. Dans sa description, le docteur Toujan précise que les angles formés par les cloisons de séparation ainsi que ceux des murs sont arrondis afin d’éviter l’accumulation des « poussières malsaines ». Chaque locataire disposait aussi de sa propre cave pour stocker ses provisions. Il existait également un garage pour les automobiles avec une fosse permettant d’effectuer des réparations sur place. Enfin, une chambre noire avait été aménagée pour les amateurs de photographie. Dès l’origine, l’ensemble de la construction bénéficiait de l’électricité (Toujan, 1909, p. 136 à 139).