Matériaux du gros-œuvre
andésite ; pierre de taille ; moyen appareil ; enduit partiel
Matériaux de la couverture
tuile plate
Description de l'élévation intérieure
sous-sol ; 2 étages carrés ; étage de comble
Typologie du couvrement
voûte d'ogives ; voûte d'arêtes ; voûte en berceau en anse-de-panier
Partie d'élévation extérieure
élévation à travées
Typologie de la couverture
toit à longs pans ; appentis ; croupe ; noue
Emplacement, forme et structure de l'escalier
escalier dans-oeuvre : escalier en vis sans jour, en maçonnerie ; escalier demi-hors-oeuvre : escalier en vis sans jour, en maçonnerie
Commentaire descriptif de l'édifice
L'hôtel est composé dès l'origine de quatre corps de bâtiments autour d'une cour. Le corps principal qui borde la rue est flanqué côté cour d'un portique surmonté d'une galerie qui assurent la distribution des pièces sur la rue. Les deux escaliers en vis sont accessibles par la cour. Le parti architectural est donc similaire à celui de l'hôtel blésois de Florimond Robertet (d'Alluye). Les pièces du rez-de-chaussée sur la rue sont couvertes de voûtes d'arêtes, les portique et galerie de voûtes d'ogives, soutenues par des piliers en éperon formant contrefort. Le passage est voûté en anse-de-panier. Les élévations sur la cour du 16e siècle sont en pierre de taille, de même que la façade principale sur la rue refaite au 17e siècle : cette dernière est enduite depuis 1990. Au 18e siècle, les façades des corps ouest et nord, les corps les plus remaniés, ont été refaites et enduites. En 1872, on donne plus de pente à la toiture mais elle reste douce.
Technique du décor porté de l'édifice
sculpture ; décor stuqué ; vitrail ; peinture (étudiée dans la base Palissy)
Indexation iconographique
figure mythologique ; armoiries ; accolade ; balustre ; ordre composite ; cerise ; fleur de lys ; pot à feu ; ordre toscan
Description de l'iconographie
De la campagne initiale de travaux reste essentiellement le décor sculpté de la porte de l'escalier principal et des trois petites baies du premier niveau ( huit pilastres avec chapiteaux composites, deux accolades, des cerises évoquant peut-être le nom de Cériers). Les pilastres de la porte sont amortis par des colonnettes renflées comme des balustres en poire. Elles portent chacune une petite figure d'homme nu : l'un armé d'une massue pourrait être Hercule, et son pendant, velu et armé d'une branche, serait un Sauvage. Les écus armoriés sont portés par des clefs de voûte du portique et de la galerie : deux sont aux armes des Cériers : semé de fleurs de lys, au griffon brochant ; une clef de voûte pendante présentent quatre écus dont un parti Cériers, parti Robertet (ce dernier : à la bande d'or chargée d'un demi-vol accompagnée de trois étoiles). Une colonne engagée du portique est décorée de baguettes torsadées entre lesquelles sont sculptées des fleurs de lys. L'écu armorié de la ville (R surmonté de deux fleurs de lys) est sculpté sur le tympan de la porte de l'escalier principal, et peint sur un vitrail de la galerie. Le gonfanon d'Auvergne est sculpté sur une clef de voûte de la galerie. Quatre autres écus armoriés figurent au centre des vitraux de la galerie (vitraux de A. Baratte). Des pots à feu amortissent les deux pilastres d'ordre toscan de la porte du passage d'entrée. Dans le fronton cintré de cette porte est taillée l'inscription MAISON COMMUNE. Le décor stuqué du 18e siècle est concentré dans la salle du corps de bâtiment nord, au rez-de-chaussée : il présente la particularité d'enrober des corbeaux.
Commentaire d'usage régional
Type de distribution : présence d'un espace libre qui doit être traversé pour accéder à l'escalier, le parcours dans l'espace libre est du type crochet. Type de façade (en rendant compte de la restitution permise par les traces d'allèges) : nette différence de hauteur de fenêtre entre les deux étages, mais traitement décoratif de même intensité aux deux étages
Date de l'enquête ou du récolement
2000