maison

Désignation

Dénomination

maison

Titre courant

maison

Localisation

Localisation

Auvergne 63 Gelles

Aire d'étude

Rochefort-Montagne

Lieu-dit

Champ du Four ; Banson

Référence cadastrale

1823 H2 1059 à 1061, 1984 YA 111

Milieu d'implantation

en écart

Parties non étud

logement, jardin, escalier indépendant

Historique

Datation des campagnes principales de construction

limite 13e siècle 14e siècle, 3e quart 16e siècle, 18e siècle, 19e siècle

Datation en années

1575

Justification de la datation

date portée

Auteurs de l'oeuvre

maître d'oeuvre inconnu

Commentaire historique

Le siège primitif de la seigneurie de Banson devait se tenir à l'origine dans le hameau de Villevieille, à environ 500 m au nord-ouest de Banson. Il y subsiste les vestiges d'une motte. L'implantation du château ne semble pas se faire avant le 12e siècle, la première mention des seigneurs de Banson remonte à la fin de ce siècle. Il reste peu de vestiges du château féodal en dehors de la plate-forme sommitale et des soubassements de deux tours circulaires fortement arasées et d'une salle basse. Le château primitif, établi sur une légère éminence, comportait une enceinte flanquée de quatre tours et cernée par des fossés. Un pont-levis permettait d'y accéder. Durant la guerre de Cent Ans, le château fut pris par les Routiers en 1360, lors de la chevauchée anglaise en Auvergne, en même temps que le château de Tracros (construit sur une butte volcanique au nord-ouest de Gelles). Il servit pendant de longues années de repaire aux mercenaires qui écumaient la région, avant d'être reconquis par Louis II de Bourbon en 1375. Si la généalogie de la famille des Banson est relativement bien connue, les sources concernant le château restent muettes. En 1434, Erard de Banson donne le fief et le château à son parent, Guillaume d'Aubusson, à charge pour lui d'en porter les armes et d'ajouter le nom au sien, ce qui fut respecté. Du logis primitif, il ne subsiste pratiquement rien en dehors des bases des tours mentionnées et peut-être une partie de la base des murs actuels. Une porte de style Renaissance de la maison est conservée, elle porte la date de 1575. Au 18e siècle, le corps de logis est complètement remanié en maison bourgeoise. Un nouveau corps de bâtiment est adossé au mur pignon ouest de l'ancien bâtiment qui est fortement remanié, y compris les ouvertures, à l'exception de la porte datée. C'est certainement à cette époque que l'enceinte est arasée, ne laissant subsister que le soubassement des tours. Un jardin d'agrément est aménagé dans la pente, à l'est. Complètement démantelé, il n'en subsiste que les terrasses et l'escalier monumental.

Description

Matériau du gros-oeuvre et mise en oeuvre

moellon, basalte, enduit, granite, andésite

Matériau de la couverture

pierre en couverture, basalte en couverture

Vaisseau et étage

1 étage carré, étage de comble

Type et nature du couvrement

coupole

Type de la couverture

toit à longs pans, pignon découvert, croupe ronde

Emplacement, forme et structure de l’escalier

escalier isolé : escalier de type complexe, en maçonnerie, sur voûte

Commentaire description

La maison bourgeoise est constituée de deux corps de bâtiments accolés par les murs pignons. Des problèmes de stabilité ont nécessité l'installation d'un contrefort sur la façade sud qui masque la liaison des constructions. Les murs sont construits en moellons équarris pour la partie ancienne, en moellons irréguliers pour la construction la plus récente. Les ouvertures des fenêtres ne présentent aucune symétrie, les encadrements des baies du rez-de-chaussée (façade sud) sont remployés. Des lucarnes, couvertes d'un toit à deux versants et une croupe, éclairent l'étage de comble. Le toit à longs pans comporte un pignon découvert sur la partie ancienne (est). Le jardin, installé en contrebas de la maison, à l'est, ne conserve qu'un escalier monumental complexe qui comporte une volée double à montées parallèles, une deuxième volée double à montées divergentes et une troisième volée centrale. Le palier intermédiaire donne accès à la salle basse de la tour médiévale. Sous ce même palier, une niche devait abriter une fontaine.

Typologie

maison

Etat de conservation

remanié, restauré

Protection

Observations

édifice intéressant pour les vestiges conservés et l'escalier monumental. La sobriété de la construction est assez caractéristique des maisons de l'aire d'étude.

Statut juridique

Statut de la propriété

propriété privée

Références documentaires

Date d'enquête

1997

Crédits

© Région Auvergne - Inventaire général du patrimoine culturel

Date de rédaction de la notice

2002

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Sauget Jean-Michel

Cadre de l'étude

inventaire topographique

Dossier

dossier individuel

Dossier adresse

Conseil régional d'Auvergne - Service régional de l'Inventaire 13-15, avenue de Fontmaure - BP 60 - 63402 Chamalières - 04.73.31.85.29