Cité ouvrière
Cité Mon Idée, actuellementcité du Maréchal-Leclerc
Cité ouvrière des Houillères (groupe Hénin-Liétard), dite cite Mon Idée puis cité du Maréchal-Leclerc
Hauts-de-France ; Pas-de-Calais (62) ; Annay ; rue de Royat ; rue de Mauriac ; rue de Figeac ; rue de Riom ; rue de Aurillac ; rue de Mont Dore ; rue de Clermont-Ferrand ; rue de la Bourboulle ; rue du Havre ; rue de Harnes ; rue de Thiers ; rue de Champeix
Communauté d'agglomération de Lens-Liévin
Lens
Mon Idée
Royat (rue de) ; Mauriac (rue de) ; Figeac (rue de) ; Riom (rue de) ; Aurillac (rue de) ; Mont Doré (rue du) ; Clermont-Ferrand (rue de) ; Bourboule (rue de la) ; Havre (rue du) ; Harnes (rue de) ; Thiers (rue de) ; Champeix (rue de)
1963 AM 1-460 ; 2023 AT 5
En ville
3e quart 20e siècle
1956
Daté par source
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Compagnie des Houillères du Bassin du Nord - Pas-de-Calais groupe d'Hénin-Liétard (commanditaire)
Le procédé Camus, du nom de son inventeur, l'ingénieur Raymond Camus (1911-1980), est retenu pour répondre à l´urgence de reloger le personnel du fond. Un marché de 4 000 logements Camus est passé avec la société Camus-Génie civil, dans un rayon de 45 kilomètres autour de Douai où est implantée l'usine de préfabrication. Plusieurs cités Camus sont ainsi construites à Angres, Annay-sous-Lens, Hulluch, Méricourt, Pecquencourt, Raismes.Breveté et déjà expérimenté au Havre (Seine-Maritime), le procédé Camus consiste en l'assemblage de grands panneaux aux dimensions des pièces. Chacun pèse moins de cinq tonnes et intègre les réseaux et châssis de menuiseries. Une pièce représente six panneaux préfabriqués en usine puis transportés sur site pour y être assemblés avant coulée finale d'une dalle de béton sur l'ensemble. C´est en juillet 1955 que les Houillères du Bassin du Nord - Pas-de-Calais (groupe d´Hénin-Liétard) projettent la construction de 450 maisons Camus près du carrefour de Mon Idée à Annay-sous-Lens, sur la route nationale n°25. Dès septembre 1955 un avant-projet est présenté à M. Tugendresch, architecte du service central des constructions des Houillères. La direction des Houillères demande à l'ingénieur en chef des services généraux du jour d´étudier le plan d´urbanisme et d´implantation des maisons dans la bande située entre la RN 25, le chemin d´Harnes à Annay et la voie ferrée. Les maisons seront construites sur un terrain acheté à M. Bultez d´une part et appartenant au groupe d´Hénin-Liétard d´autre part. La construction, prévue pour la fin de l´année 1955, ne débute qu´en 1956. Un contrat est passé avec les établissements Leroy pour les fournitures relatives à la construction d´un château d'eau de 300 m³ par les services des Houillères. La cadence de construction est de quatre logements par jour. La livraison est prévue un mois après le début des travaux. Des plantations sont aussi projetées dans la cité (1957). Dès le départ les Houillères s´engagent à céder un terrain à la commune pour la construction d´écoles. Le projet est dessiné en 1957 par l'architecte Guillemot (cabinet Plasson) pour trois classes de maternelles, de trois à cinq classes de garçons et trois à cinq classes de filles. Dans l'attente, les Houillères prennent en charge les travaux liés à l´installation de quatre classes provisoires (baraquements) dans la cité et le prêt de logements dans des Camus pour les deux directeurs. En 1958, l´école maternelle et deux logements pour directeur sont en cours d´édification.Finalement, le programme de construction de 1956 ne prévoit plus que l'édification de 440 maisons ouvrières de type A3 dont 48 groupes de six logements et 38 groupes de quatre logements (puis 454 logements répartis en 51 groupes de six logements et 37 de quatre) suite à des problèmes d´acquisition de terrains. Le chantier est commencé en mars 1956. En octobre 1956, la cité compte 300 habitants ; à terme elle en comptera 2000. Les critères d'occupation des maisons Camus permettent l'accès aux familles avec deux enfants de moins de 6 ans, ou deux enfants de plus de 6 ans du même sexe.La cité Mon Idée est rebaptisée Cité du Maréchal Leclerc en mai 1959. L´installation d´une salle de gymnastique est prévue dès 1959. L´école primaire mixte est inaugurée en septembre 1963.La durée de vie de ce lotissement était estimée à vingt-cinq ans. Depuis 2004, une campagne de destruction puis une restructuration du quartier ont été engagées. En 2012, seul un groupe de six logements est préservé (53-63 Route Nationale n°17).
Béton ; béton précontraint
Béton en couverture
Rez-de-chaussée ; 2 étages carrés
Toit à un pan
La cité est composée de 454 logements de type Camus à étage de type A3 dits Camus Hauts répartis en 51 groupes de six et 37 groupes de quatre logements préfabriqués constitués de panneaux en béton. Chaque barre de logements se présente comme une lame de faible largeur avec des parois lisses et des toits plats. Elle comprend quatre ou six logements traversants et organisés sur trois niveaux. Un petit porche marque l'entrée de chaque logement. Le rez-de-chaussée comprend une entrée avec le départ de l'escalier et la salle de bains qui permet au mineur de se décrasser avant de monter dans le logement proprement dit, l'espace restant étant à usage de débarras. L'étage comprend un water-closet situé en face de l'arrivée d'escalier puis la cuisine (à l'arrière de l'immeuble) et le séjour (à l'avant). Deux chambres occupent le dernier étage.De la cité demeure en 2023 une seule barre (n°53 à n°63 route Nationale n°17, section AT, parcelle n°5).
Cité moderne.
Menacé ; désaffecté
À signaler
Dernier vestige de Camus haut visible (2023) et inscrit sur la liste du Patrimoine mondial de l'UNESCO en 2012.
Propriété privée
2007
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
2009 ; 2012 ; 2023
Van Bost Nathalie ; Hoin Karl-Michael ; Bouillon David
Dossier individuel
Conseil régional Hauts-de-France – service de l’Inventaire du patrimoine culturel 151 Bd Hoover 59555 Lille Cedex