Glacerie Saint-Gobain Chantereine

Désignation

Dénomination de l'édifice

Glacerie

Appelation d'usage

Glacerie Saint-Gobain Chantereine

Titre courant

Glacerie Saint-Gobain Chantereine

Localisation

Localisation

Hauts-de-France ; Oise (60) ; Thourotte

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Oise

Canton

Ribécourt-Dreslincourt

Lieu-dit

Chantereine

Références cadastrales

1985 A 7, 43 à 54, 262, 728, 797, 805, 806, 997, 1484

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En écart

Nom du cours d'eau traversant ou bordant l'édifice

Canal latéral de l'Oise

Partie constituante non étudiée

Voie ferrée, conciergerie, bureau d'entreprise, atelier de fabrication, magasin industriel, entrepôt industriel, aire des matières premières, hangar industriel, chaufferie, cheminée d'usine, château d'eau, réservoir industriel, cantine, jardin

Nom de l'édifice

Ensemble d'industrie verrière

Références de l'édifice de conservation

IA60001119

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

2e quart 20e siècle, 3e quart 20e siècle, 4e quart 20e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1920

Commentaires concernant la datation

Daté par source, daté par tradition orale

Auteur de l'édifice

Noullet ; architecte ; ; Limousin (entrepreneur)

Commentaires concernant l'attribution de l'édifice

Attribution par source

Description historique

A l'issue de la Première Guerre mondiale, la société Saint-Gobain utilise les indemnités de dommages de guerre des glaceries de Chauny et Saint-Gobain, entièrement détruites, pour reconstruire une nouvelle usine près d'une voie ferrée et d'une voie navigable. Le site de Thourotte, au lieu-dit Chantereine, alors occupé par une ferme et un moulin, dit de Louvet, est retenu. Les travaux commencent en 1920, vraisemblablement sous la direction de Noullet, architecte de la Compagnie. Ils sont confiés à l'entreprise Limousin, spécialisée dans les travaux en béton armé, et à laquelle collabore l'ingénieur Freyssinet. L'entreprise intègre là les éléments les plus modernes de productivité, notamment en installant une chaîne de douci-poli continu. La première coulée de verre a lieu en juillet 1923. La modernisation des installations se poursuit en 1942 avec l'utilisation du procédé Twin-douci, permettant le doucissage de la glace en continu sur les deux faces. Après 1950, l'usine est augmentée de nouveaux bâtiments et en 1962 elle se spécialise dans la fabrication de verre plat, moulage et fibre de verre. C'est à cette époque que l'entreprise adopte le procédé de polissage Jusant. En 1971, le site de production s'agrandit au dépend des cités ouvrières. La nouvelle ligne, dite Float, est construite à l'emplacement de la cité Basse et le démarrage a lieu l'année suivante. Aujourd'hui, le site est occupé Saint-Gobain vitrage et Sekurit, deux unités du groupe Saint-Gobain.
En 1932, lors du passage de la coulée par procédé de four à pots, à celui de la coulée continue, la production est de 100 t. / jour. Elle passe à 150 t. / jour en 1938 et à 180 t. / jour en 1948. La construction des nouvelles lignes de fabrication en 1955 et leur agrandissement en 1961 porte cette production à 280 t puis à 320 t. Enfin avec la ligne float et les nouvelles techniques de fabrication, le site de Chantereine passe à 600 t. / jour en 1981 et à 700 t. En 1989.
En 1962 : plus de 2000 salariés. 1982 : 1700 salariés. En 1999 : 1400 salariés.
Existence d'un fonds d'archives.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Béton, parpaing de béton, béton armé, brique, pan de béton armé, pan de fer

Matériaux de la couverture

Ciment amiante en couverture, béton en couverture, verre en couverture, matériau synthétique en couverture

Typologie du couvrement

Charpente en béton armé apparente, charpente métallique apparente

Typologie de couverture

Toit à longs pans, pignon couvert, toit bombé, terrasse, shed

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Ascenseur, escalier intérieur

Source de l'énergie utilisée par l'édifice

Énergie thermique, produite sur place, énergie électrique, achetée

Commentaire descriptif de l'édifice

Site occupant une superficie de 64 ha et desservi par un embranchement ferroviaire et une voie navigable. Les anciens ateliers de fabrication, transformés en magasins, sont en béton armé et parpaings de béton. Ils sont couverts d'un toit bombé également en béton armé, percé de puits de lumière assurant un éclairage zénithal. Les aménagements et l'extension du site ont permis la construction de bâtiments en béton armé et parpaing de béton, dont une partie est couverte de shed ou en terrasse. D'autres présentent une charpente métallique apparente supportant une toiture en tôle de ciment amiante et matériau synthétique translucide.

Protection et label

Intérêt de l'édifice

À signaler

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

1990

Date de rédaction de la notice

2000

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Dufournier Benoît, Fournier Bertrand

Cadre de l'étude

Patrimoine industriel

Typologie du dossier

Sous-dossier

Accès Mémoire

Arrdt_compiegne

Adresse du dossier Inventaire

Conseil régional Hauts-de-France - Service de l'Inventaire du patrimoine culturel
21 mail Albert-Ier 80000 Amiens