Description historique
L'architecte Edmond Lemaire introduit son projet de manège de cavalerie en date du 8 décembre 1904, par l'exposition suivante : "Des troupes de cavalerie [il s'agit d'un escadron du 4e régiment de cuirassiers, 1er corps d'armée] étant venues depuis peu prendre garnison à Condé, la municipalité se voit dans l'obligation de construire un manège dans l'ancien arsenal [ancien château fort] pour permettre le dressage de chevaux et pouvoir donner à la troupe les leçons d'équitation réglementaires." Munis des plans de Lemaire, des représentants de la municipalité se rendent le 13 décembre à Valenciennes pour y voir le manège couvert, de dimensions identiques, installé sur le site de l'hippodrome Dampierre par la société des sports, "dont le type présente, d'après les personnes compétentes, toutes les conditions requises pour ce type d'installation" (AD Nord. Série O). Il s'agit d'un équipement qualifié de "démontable", ce qui aurait l'avantage de le "revendre en grande partie, de telle sorte que la ville rentrerait partiellement dans sa dépense" (ibid.). Le 30 janvier 1905, le projet est approuvé par le conseil départemental des bâtiments civils. En juillet 1905, la ville est autorisée à passer une convention avec le ministère de la Guerre lui permettant de se défaire au profit de l'État de la propriété du manège une fois celui-ci construit, en échange de la remise d'un tiers des frais de casernement de la troupe. Le 22 juillet, le préfet donne son accord aux plans et devis de l'architecte. L'adjudication des travaux, le 2 octobre, se fait au profit de la Société anonyme de construction et de galvanisation d'Anzin. Le site de l'arsenal ayant dû être abandonné au profit de celui du "terrain militaire situé au bas de la rue de la Cavalerie, près de la caserne Nesle [caserne d'infanterie], où se trouve (...) le jardin de la troupe" la nécessité d'établir des fondations plus puissantes et de raccorder les murs de clôture avec la caserne, à laquelle s'ajoutent un renforcement de la charpente et un pare-bottes en chêne, ont entraîné des frais supplémentaires justifiés par un rapport de l'architecte en date du 24 octobre 1906. La réception des travaux intervient le 27 septembre 1906 (AD Nord. Série O). Désaffecté à une date indéterminée, le manège sert actuellement (2006) d'entrepôt pour les services techniques municipaux. Son sort demeure incertain.