Usine de construction électrique dite Electricité et Hydraulique, puis SPIE, puis ACENE, puis FACEJ, puis Jeumont-Schneider, puis Jeumont-Schneider Industrie, puis Jeumont Industrie, puis Jeumont

Désignation

Dénomination de l'édifice

Usine de construction électrique

Appelation d'usage

Electricité et Hydraulique, puis SPIE, puis ACENE, puis FACEJ, puis Jeumont-Schneider, puis Jeumont-Schneider Industrie, puis Jeumont Industrie, puis Jeumont

Titre courant

Usine de construction électrique dite Electricité et Hydraulique, puis SPIE, puis ACENE, puis FACEJ, puis Jeumont-Schneider, puis Jeumont-Schneider Industrie, puis Jeumont Industrie, puis Jeumont

Localisation

Localisation

Hauts-de-France ; Nord (59) ; Jeumont ; 27 rue de L'Industrie

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Communauté d'agglomération Maubeuge Val-de-Sambre

Canton

Maubeuge Nord

Adresse de l'édifice

Industrie (rue de L') 27

Références cadastrales

2003 AE 338

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Partie constituante non étudiée

Bâtiment administratif d'entreprise

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

4e quart 19e siècle, 1ère moitié 20e siècle

Auteur de l'édifice

maître d'oeuvre inconnu

Description historique

L'entreprise Electricité et Hydraulique, fondée en 1898 par Julien Dulait, était spécialisée dans la fabrication et le montage de moteurs électriques destinés à la traction sur les canaux. L'usine se développe, étend son activité aux moteurs de tramway. Le baron Empain (1904-1906) rattache l'usine à la Société parisienne pour l'Industrie des chemins de fer et des tramways électriques (SPIE) , afin de participer à la construction du métro parisien. C'est également à cette période que sont construites une câblerie et une centrale électrique. Cette dernière alimente les usines de la région. En 1906, l'usine devient la société anonyme des Ateliers de Constructions Electriques du Nord et de l'Est (ACENE) et se spécialise dans la construction de gros matériel électrique. La construction des grands bureaux est entreprise en 1908. En 1911, l'usine occupe un terrain de 12 hectares et est divisée en quatre départements : le matériel électrique, la fonderie (de fer, de cuivre puis d'acier en 1911) , la câblerie (1907) et la centrale électrique (1909, désaffectée en 1930 et détruite en 1998). La Première Guerre mondiale interrompt l'expansion. Les dommages de guerre permettront de reconstituer et de moderniser le matériel. En 1921, les ACENE fusionnent avec les forges de La Longueville, entreprise de chaudronnerie et construction de charpente métallique, devenant les Forges et Ateliers de Constructions Electriques de Jeumont (FACEJ). L'adoption généralisée de l'énergie électrique pendant l'entre-deux-guerres fait des FACEJ une entreprise florissante et permet le développement de l'usine : construction d'une dizaine de halles (en 1925, puis entre 1933 et 1935) , d'une école d'apprentissage, d'un laboratoire et de logements de cadre (IA59001626). La Seconde Guerre mondiale a peu affecté l'activité. Après la libération, le site se développe par la construction de halles, le rachat de bâtiments industriels, l'achat de machines (tour Schiess en 1963) et la construction d'un immeuble à logements (IA59001627) en 1952. En 1964, l'usine fusionne avec Schneider Westinghouse, devenant Jeumont-Schneider. Depuis 1973, l'usine a réorienté une partie de son activité vers la propulsion électrique des sous-marins puis, progressivement, vers le nucléaire. L'usine fait partie du groupe Framatome depuis 1993.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Brique

Matériaux de la couverture

Verre en couverture, bois en couverture

Description de l'élévation intérieure

10 vaisseaux

Partie d'élévation extérieure

Élévation ordonnancée

Typologie de couverture

Toit bombé, toit à deux pans

Source de l'énergie utilisée par l'édifice

Énergie électrique, convertisseur

Commentaire descriptif de l'édifice

Usine implantée entre la Sambre et le chemin de fer, en partie sur le site de l'ancienne usine Sambre et Meuse détruite. Les halles sont disposées parallèllement les unes aux autres, selon l'axe nord-sud. Au milieu, un couloir est-ouest permet de traverser l'usine. Des ateliers récents sont disposés à l'ouest. La tour d'essais des mécanismes de commande de barres, construite en 1975, est située au nord. Les halles 0 à 11 sont construites sur le même type : voûte Polenceau reposant sur des piliers métalliques, toit à deux pans en verre, isolé par du bois, pignons en brique. Les 6 halles les plus anciennes (n°2 à 7) , situées au centre, ont des murs-pignons en brique moulurées, percés d'ouvertures en plein cintre. Ces halles sont occupées par les ateliers de différentes activités de mécanique et de bobinage de haute technologie. Les halles 20 à 22, construites entre 1925 et 1935, ont une structure en béton et abritent les ateliers d'enrubannage et de bobinage des moteurs. La halle 13, construite en béton en 1962, s'élève sur une hauteur d'environ 24 m afin d'accueillir le tour Schiess. Certains bâtiments, parmi lesquels figure la câblerie, ne font plus partie de l'usine actuelle.

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété d'une société privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2001

Date de rédaction de la notice

2002

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Luchier Sophie

Cadre de l'étude

Inventaire topographique

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Conseil régional Hauts-de-France – service de l’Inventaire du patrimoine culturel 151 Bd Hoover 59555 Lille Cedex