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    POP | Plateforme ouverte du patrimoineHôpital général, puis hospice, actuellement maison de retraite

    Hôpital général, puis hospice, actuellement maison de retraite

    Notice merimee IA59001017
    Logo
    Référence de la notice
    IA59001017
    Nom de la base
    Patrimoine architectural (Mérimée)
    Producteur
    Inventaire
    Date de création de la notice
    25 mars 2010
    Date de dernière modification de la notice
    3 juin 2020
    Rédacteur de la notice
    Laget Pierre-Louis
    Mentions légales
    (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général ; (c) PNR Avesnois

    Désignation de l'édifice

    Titre courant
    Hôpital général, puis hospice, actuellement maison de retraite
    Producteur
    Inventaire
    Dénomination de l'édifice
    hôpital général
    Destination actuelle de l'édifice
    maison de retraite

    Localisation au moment de la protection ou de l'étude

    Localisation
    Hauts-de-France ; Nord (59) ; Douai ; 329 rue du Canteleu
    Aire d'étude pour le domaine de l'Inventaire
    Douai
    Canton
    Douai Nord
    Adresse de l'édifice
    Canteleu (rue du) 329
    Références cadastrales
    1829 A1 1153 ; 1908 D4 860 à 869
    Milieu d'implantation pour le domaine de l'Inventaire
    en ville
    Partie constituante non étudiée
    chapelle ; infirmerie ; écurie ; grange ; boulangerie ; atelier

    Historique de l'édifice

    Siècle de campagne principale de construction
    3e quart 18e siècle ; limite 18e siècle 19e siècle
    Année(s) de(s) campagne(s) de construction
    1756 ; 1788
    Commentaire concernant la datation
    porte la date ; daté par source
    Auteur de l'édifice
    Playez Michel-François (architecte) ; Bra Philippe (sculpteur) ; Voisin (architecte) ; Bra Théophile (sculpteur) ; Mallet (architecte)
    Commentaire concernant l'attribution de l'édifice
    attribution par travaux historiques
    Description historique
    L'hôpital général de Douai fut fondé par les lettres patentes du mois de juin 1752, lesquelles réunirent les biens de vingt trois anciens établissements charitables à la nouvelle institution, puis intervint l'arrêt du Parlement de Flandre du 16 mai 1753 qui permit la vente des biens de tous ces établissements afin de pourvoir au financement du chantier de construction. Les plans de l'édifice furent dressés par l'architecte Michel-François Playez, et les travaux adjugés à Georges-Joseph Durand, entrepreneur des fortifications. La première pierre fut posée le 22 juillet 1756 et le gros oeuvre était achevé en 1761 hormis le corps de bâtiment devant être élevé en front de rue et clore ainsi la cour d'honneur sur l'avant. Le sculpteur Philippe Bra sculpta les armes du roi et de la ville de Douai à l'intérieur du fronton couronnant l'avant-corps du bâtiment situé alors en façade, actuellement au fond de la cour d'honneur, £En avril 1786 l'administration hospitalière obtint une ordonnance royale visant à reprendre la campagne de travaux et fit dresser par l'architecte Voisin de nouveaux plans pour les parties de l'édifice restant encore à construire. Puis, par des lettres patentes de mai 1787, elle reçut la permission de faire l'acquisition d'une série de maisons donnant sur la rue de Canteleu pour y édifier le corps de bâtiment destiné à abriter les infirmeries. Elle fit abattre ces maisons en janvier 1788 et l'on procéda à la pose de la première pierre de ce bâtiment des infirmeries le 6 mars 1788. Cependant les travaux de construction en furent bientôt suspendus en raison des circonstances politiques liées aux évènements révolutionnaires, tandis que les armoiries du roi et de la ville ornant le fronton du bâtiment au fond de la cour d'honneur, étaient bûchées en 1792. Les travaux ne reprirent qu'en 1804 et le bâtiment des infirmeries fut achevé en 1806.£Le sculpteur douaisien Théophile Bra fut chargé de la réalisation du décor sculpté en haut relief devant orner le fronton couronnant l'avant-corps central du bâtiment donnant sur la rue de Canteleu ; il y représenta une allégorie de la Charité et termina son oeuvre en 1835. Entre 1830 et 1839, furent ajoutées, sous la conduite de l'architecte Mallet, diverses dépendances : au sud des ateliers, puis au nord des bains . Certaines parties de l'édifice furent fort endommagées lors des bombardements du 11 août 1944, mais les parties endommagées du corps de logis principal furent restaurées à l'identique après la guerre, tandis que les dépendances étaient détruites.

    Description de l'édifice

    Matériaux du gros-œuvre
    brique ; calcaire ; pierre de taille ; pierre avec brique en remplissage
    Matériaux de la couverture
    ardoise
    Typologie de plan
    plan en croix grecque ; plan en échiquier
    Description de l'élévation intérieure
    sous-sol ; étage de soubassement ; en rez-de-chaussée surélevé ; 2 étages carrés
    Typologie du couvrement
    voûte en pendentifs ; voûte en berceau ; à lunettes ; en brique ; fausse coupole
    Partie d'élévation extérieure
    élévation à travées ; élévation ordonnancée
    Typologie de la couverture
    toit à longs pans ; toit polygonal ; pignon couvert
    Emplacement, forme et structure de l'escalier
    escalier dans-oeuvre : escalier symétrique ; escalier tournant à retours avec jour, en charpente, suspendu
    Commentaire descriptif de l'édifice
    Le corps de logis principal forme un vaste quadrilatère qui abrite les dortoirs des pensionnaires, recoupé à l'intérieur par quatre ailes plus basses disposées en croix avec, à l'intersection des bras de la croix, un pavillon octogonal occupé, au rez-de-chaussée, par la cuisine, à l'étage, par le sanctuaire de la chapelle ; les quatre ailes abritent, au niveau inférieur, autant de réfectoires, au niveau supérieur, les bras de la chapelle de plan en croix grecque : pareille disposition permettait de séparer les quatre catégories traditionnelles de pensionnaires : vieillards et vieilles femmes, orphelins et orphelines. Le bâtiment des infirmeries, séparé du corps de logis principal par la largeur de la cour d'honneur, se dresse le long de la rue et s'élève d'un étage sur un rez-de-chaussée surélevé au-dessus d'un sous-sol. La partie du corps de logis principal formant le quadrilatère s'élève sur trois niveaux tandis que les ailes disposées en croix, circonscrites à l'intérieur de ce quadrilatère, s'élèvent sur deux niveaux seulement. Le niveau inférieur des ailes disposées en croix ne peut être qualifié de rez-de-chaussée, mais d'étage de soubassement, car l'ensemble de ce niveau est semi-enterré du fait que les quatres jardins aménagés à l'intérieur du quadrilatère sont fortement surélevés par rapport au niveau général du sol environnant. Toutes les salles situées au premier niveau du corps de logis principal sont voûtées : voûte en berceau annulaire sur la cuisine, voûtes en pendentif sur les quatre réfectoires, voûtes en berceau à lunettes sur les salles au rez-de-chaussée des bâtiments circonscrivant le quadrilatère. Le sanctuaire de la chapelle est couvert par une fausse coupole et le pavillon qui l'abrite est coiffé d'un toit polygonal.£En 1843, peu après l'ajout des dernières dépendances, la population des pensionnaires se montait à 480 individus, mais l'effectif atteignit 673 individus, dans les années 1816-1817, ce qui correspondait à une période de grande misère liée à une crise frumentaire. Diverses dépendances, détruites à la suite des bombardements de 1944 et non reconstruites, étaient agencées autour de trois autres cours de forme irrégulière : au sud, la cour des ateliers où se trouvait notamment a boulangerie, mais aussi les bureaux de l'administration, au nord, sur l'avant, la cour des bains sur laquelle donnait les salles de bains, la grange et l'écurie, sur l'arrière la quartier dit de la Bastille où s'alignaient, sur un des côtés de la cour, les loges des insensés.
    Technique du décor porté de l'édifice
    sculpture
    Indexation iconographique
    charité
    Description de l'iconographie
    Allégorie de la Charité sculptée en haut relief, dans laquelle la figure représentant cette vertu théologale couvre de son ample manteau, dans l'attitude d'une Vierge de miséricorde, un vieillard sur sa droite, une femme avec deux jeunes enfants sur sa gauche.
    Date de l'enquête ou du récolement
    2001

    Statut juridique, intérêt, protection et label

    Date et niveau de protection de l'édifice
    1946/04/01 : inscrit MH

    Références documentaires

    Cadre de l'étude
    enquête thématique régionale (patrimoine hospitalier du Nord-Pas-de-Calais)
    Typologie du dossier
    dossier individuel
    Date de rédaction de la notice
    2001
    Mentions légales
    (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général ; (c) PNR Avesnois

    Sources complémentaires

    Adresse de conservation et consultation du dossier
    Conseil régional Hauts-de-France – service de l’Inventaire du patrimoine culturel£151 Bd Hoover 59555 Lille Cedex
    Logo
    Référence de la notice
    IA59001017
    Nom de la base
    Patrimoine architectural (Mérimée)
    Producteur
    Inventaire
    Date de création de la notice
    25 mars 2010
    Date de dernière modification de la notice
    3 juin 2020
    Rédacteur de la notice
    Laget Pierre-Louis
    Mentions légales
    (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général ; (c) PNR Avesnois
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