Hôpital Sainte-Eugénie, puis Hôpital de la Charité, actuellement Lycée Montebello

Désignation

Dénomination de l'édifice

Hôpital

Appelation d'usage

Hôpital Sainte-Eugénie ; Hôpital de la Charité

Destination actuelle de l'édifice

Lycée

Titre courant

Hôpital Sainte-Eugénie, puis Hôpital de la Charité, actuellement Lycée Montebello

Localisation

Localisation

Hauts-de-France ; Nord (59) ; Lille ; 196 boulevard Montebello

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Lille

Canton

Lille Sud-Ouest

Adresse de l'édifice

Montebello (boulevard) 196

Références cadastrales

1993 MV 110

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Partie constituante non étudiée

Chapelle, cour, jardin, pharmacie, cheminée d'usine, morgue, bâtiment conventuel, buanderie

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

3e quart 19e siècle, 4e quart 19e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1866, 1893

Commentaires concernant la datation

Porte la date, daté par source

Commentaires concernant l'attribution de l'édifice

Signature

Description historique

En 1860 Auguste Mourcou, architecte départemental, dressa un premier avant-projet d'hôpital de plan pavillonnaire en double peigne et à disposition partiellement rayonnante puis, à la fin de la même année, en dressa un second de plan également en double peigne, mais disposé strictement en quadrilatère. On lui substitua finalement en janvier 1866 un plan où, tout en conservant la disposition en quadrilatère, on alignait les bâtiments de malades sur les deux flancs de la cour d'honneur non plus perpendiculairement, mais parallèlement à son grand axe. L'édifice fut bâti au sud-ouest de la ville sur un terrain d'une superficie de 39400 m², sous la direction d'Auguste Mourcou, et destiné à recevoir 400 malades indigents, avec en plus 40 malades reçus en chambres payantes dans une partie annexe dite maison de santé. La première pierre fut posée le 15 août 1866 et le gros oeuvre était achevé en 1873. L'aile droite fut ouverte en 1877 et affectée à la Faculté de médecine de l'Université catholique tout nouvellement créée ; on lui réunit alors la fondation hôpital Saint-Roch de Wazemmes qui disparut de ce fait. L'aile gauche fut ouverte en 1879 et affectée à la Faculté de médecine de l'Etat. L'appellation hôpital de la Charité fut substituée à celle d'hôpital Sainte-Eugénie à partir de 1880. L'établissement était desservi par un personnel laïc et religieux (soeurs Augustines). Les pavillons de contagieux, prévus dès l'origine, mais qui avaient vu leur réalisation différée, furent édifiés en 1893 sur un terrain voisin qui devint attenant lorsque l'on supprima la rue des Grimarets pour agrandir le terrain d'assiette de l'hôpital. On ajouta enfin, quelques années plus tard, un pavillon pour les tuberculeux. La maison de santé, destinée initialemenent aux malades payant leur séjour, fut transformée ultérieurement en une maternité qui fut baptisée pavillon Victor-Olivier en 1970. L'établissement fonctionna comme hôpital jusqu'en 1991. A partir de là, il fut désaffecté et réhabilité pour y installer un lycée, sous l'appelation de lycée Montebello, et ces travaux furent réalisés sous la direction de l'architecte Wladimir Mitrofanoff. Cette réhabilitation entraîna des remaniements assez importants : reconstruction du corps de bâtiment placé à l'extrémité de l'aile gauche pour en faire l'entrée principale du lycée, suppression du pignon et de la grande toiture à deux versants de la chapelle, remplacée par un toit plat, subdivision du vaisseau de la chapelle par des planchers pour y installer le centre de documentation.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Brique, grès, calcaire, pierre avec brique en remplissage, bossage

Matériaux de la couverture

Ardoise

Typologie de plan

Plan rectangulaire régulier

Description de l'élévation intérieure

Sous-sol, étage de soubassement, 2 étages carrés, étage de comble, 1 vaisseau

Typologie du couvrement

Voûte en pendentifs, en brique

Partie d'élévation extérieure

Élévation à travées, élévation ordonnancée

Typologie de couverture

Toit à longs pans, croupe, toit brisé en pavillon

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour, en maçonnerie, en charpente, suspendu, escalier de distribution extérieur

Commentaire descriptif de l'édifice

Le pavillon d'entrée abritant l'administration est percé en son milieu par une arcade monumentale avec chaînages d'angle à bossage vermiculé. Le portail principal est encadré de pilastres bagués et il est surmonté d'un groupe sculpté en ronde bosse représentant une allégorie de la Charité par Félix Huidiez. Le grand vestibule ainsi que que les galeries placées au revers de la façade et que les galeries entourant la cour de service à l'étage de soubassement, sont couverts par des voûtes en pendentifs maçonnées en brique. Les deux longues ailes dévolues à l'hospitalisation sont formées d'une succession de corps de bâtiment rectangulaires alternant avec des pavillons ; quatre escaliers en maçonnerie avec jour central distribuent les étages. Les murs sont en pierre calcaire avec brique en remplissage et ils sont rigidifiés par des fers d'ancrage reliés à la poutraison ; le grès est seulement employé dans les assises du soubassement. La chapelle à un seul vaisseau est implantée à cheval sur la cour d'honneur et la cour de service à l'anglaise ; on y on acccède par un escalier de distribution extérieur. Les galeries de communication sont construites hors oeuvre à l'intérieur des cours. L'air des salles de malades était renouvelé au moyen d'un système de ventilation artificielle et il était évacué par 4 grandes cheminées d'aération engagées d'un tiers dans les murs gouttereaux des façades postérieures. Les cuisines sont aménagées sous la chapelle dans un étage de soubassement et donnent directement dans la cour de service. La bâtiment de la communuaté religieuse, placé à l'arrière de la chapelle était distribué par un escalier suspendu en charpente à jour central. Une grande cheminée d'usine permettait l'évacuation de la fumée d'un four à incinération des déchets. Une lucarne est ornée d'emblèmes du Second Empire (couronne, initiales NE). Un vitrail fermant une baie éclairant la grande salle située au 1er étage du bâtiment des religieuses, est signé Bazin, du Mesnil-Saint-Firmin, et daté de 1871 : y est représentée une Vierge à l'enfant.

Technique du décor des immeubles par nature

Sculpture, vitrail

Indexation iconographique normalisée

Charité ; Christ glorieux ; ange ; saint Augustin ; médaillon

Description de l'iconographie

Sujet : allégorie, groupe sculpté femme et enfant, support : portail d'entrée, sujet : Christ-juge et anges agenouillés, support : façade de la chapelle, sujet : évêque avec ses attributs, crosse, mitre, saint Augustin (?) , support : vitrail de la rose, sujet : initiales du second empire (N.E., couronne)

État de conservation (normalisé)

Remanié

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété publique

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

1994

Date de rédaction de la notice

1995

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Laget Pierre-Louis

Cadre de l'étude

Enquête thématique régionale (patrimoine hospitalier du Nord-Pas-de-Calais)

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Conseil régional Hauts-de-France – service de l’Inventaire du patrimoine culturel 151 Bd Hoover 59555 Lille Cedex

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hôpital Sainte-Eugénie, puis hôpital de la Charité, actuellement lycée Montebello
hôpital Sainte-Eugénie, puis hôpital de la Charité, actuellement lycée Montebello
© Inventaire général, ADAGP ; © Conseil général du Nord
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