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POP | Plateforme ouverte du patrimoineprésentation de l'étude du patrimoine métallurgique de la Nièvre
présentation de l'étude du patrimoine métallurgique de la Nièvre






Référence de la notice
IA58000657
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Inventaire
Date de création de la notice
12 décembre 2005
Date de dernière modification de la notice
21 septembre 2020
Rédacteur de la notice
Dreyer Francis
Mentions légales
© Inventaire général ; © Conseil général de la Nièvre
Désignation de l'édifice
Titre courant
présentation de l'étude du patrimoine métallurgique de la Nièvre
Producteur
Inventaire
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Bourgogne-Franche-Comté ; Nièvre (58)
Précision sur la localisation
Anciennement région de : Bourgogne
Aire d'étude pour le domaine de l'Inventaire
Nièvre
Historique de l'édifice
Description historique
L'inventaire du patrimoine métallurgique de la Nièvre a été réalisé dans le cadre d'une convention passée entre le Conseil Général de la Nièvre et la Direction Régionale des Affaires Culturelles de Bourgogne. L'opération qui a débuté en août 2003 s'est achevée en juillet 2005. Cet inventaire thématique a pris en considération l'ensemble du patrimoine métallurgique de la Nièvre représenté par ses forges, ses hauts fourneaux, ses usines de transformation ou de fabrication de métaux spéciaux ou non, subsistants ou disparus. Le dépouillement des archives départementales, des cartes anciennes et de plusieurs Etats des Forges de la Nièvre, répartis entre les années 1760 et 1810, ont démontré, dans un premier temps, la concentration très nette de ces industries dans trois secteurs géographiques : Val de Loire, Nivernais Central et Sud Nivernais. Cette approche est corroborée par les relevés géologiques qui montrent la présence d'horizons métallurgiques qui affleurent les sols de ces régions. La synthèse a donné, après élimination des doublons et des lieux à la toponymie douteuse, une liste de 167 forges et 29 hauts fourneaux répartis sur les principaux cours d'eau du département : Nièvre de Champlémy, Nièvre d'Arzembouy, Nièvre, Mazou, Colâtre, Nohain ; Ixeure. Sur l'ensemble de ces 196 sites, seuls 46 ont fait l'objet d'une notice d'inventaire " Mérimée " complète car une très forte majorité se sont révélés être détruits ou complètement transformés et n'abritant plus aucune activité métallurgique. Le modèle industriel représenté par une halle de production, un magasin de stockage, des logements d'ouvriers et un logement de maître de forge ou de contremaître préexiste rarement. Une seule entreprise de grande taille (Imphy) est encore en activité et s'est spécialisée dans la fabrication d'aciers spéciaux. Les notices comprennent systématiquement : repérages géographiques (localisation) , chronologiques (périodes de construction ou d'activité effectives ou estimées) , historiques (changement de propriétaires et de raisons sociales) , volumes des productions (définies suivant les Etats des Forges) et le cas échéant une description de l'outillage utilisé. Une carte de localisation des communes et des sites a été éditée. La datation de la création des premiers établissements métallurgiques est une chose malaisée car les sources restent rares. On sait toutefois que dès le XIIIème siècle, un commerce de fer important existait vers le Forez. Cette précocité s'explique par le relief physique de la Nièvre qui possède à la fois des ferrières à fleur de sol, des étendues boisées utilisées pour le chauffage des fourneaux et des cours d'eau. Ce n'est toutefois qu'avec l'utilisation du haut fourneau, au XVème siècle, et le recrutement d'ouvriers spécialisés allemands que la métallurgie nivernaise prend réellement son envol. Au XVIIIème siècle, Cornu signale 80 usines et les années 1800 marquent le niveau maximum de leur développement avec environ 200 sites. Puis on constate un rapide déclin de la métallurgie nivernaise, à partir de 1840, et son extinction presque totale du fait du regroupement des productions sur les trois grands sites de Fourchambault, Guérigny et Imphy. L'inventaire de la métallurgie nivernaise a mis en lumière le fait que le département de la Nièvre s'est développé pendant près de deux siècles autour de cette activité qui entraînait le développement de toute une économie indirecte (gestion des bois, chantiers navals, élevage et cultures, trafic fluvial). Elle agissait sur le développement urbain ou rural, engageait la construction de routes ou de ports. Elle favorisait l'émergence d'une bourgeoisie industrielle ou d'entrepreneurs de premier plan tels Babaud de la Chaussade ou Georges Dufaud..