Église paroissiale Saint-Quirin, martyr

Désignation

Dénomination de l'édifice

Église paroissiale

Titre courant

Église paroissiale Saint-Quirin, martyr

Localisation

Localisation

Grand Est ; Moselle (57) ; Saint-Quirin

Précision sur la localisation

Anciennement région de : Lorraine

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Lorquin

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

12e siècle, 1er quart 18e siècle, 19e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1722

Auteur de l'édifice

maître d'oeuvre inconnu

Description historique

En 966, le comte Louis de Dagsbourg, aïeul maternel du pape saint Léon IX, fait donation à l'abbaye bénédictine de Marmoutier des terres d'entre-les-deux-Sarres au Donon, autour de Godelsadis, lieu d'un ermitage (du nom de l'ermite Godel) ; en 1049, Geppa, soeur du pape et abbesse de Neuss revient de Rome avec les reliques de saint Quirin, tribun militaire et martyr, qu'elle déposa dans la terre de ses ancêtres (à l'exception de la tête) , transformant ainsi la toponymie du lieu qui prit le nom du saint. Sous la mandat du premier prieur, Wolfram (ou Wolframus) , nommé en 1122, est consacrée, par le cardinal de Cunon légat du Saint Siège et par l'évêque de Metz, l'église priorale en 1123, qui devient rapidement un centre important de pèlerinage. Au début du 18e siècle, l'édifice menaçant ruine, le prieur Dom Herbe décide de le faire reconstruire : " Le vaisseau de l'église menace d'une ruine prochaine par les murailles, et surtout par la voûte qui est appesantie par la tour posée sur icelle entre le choeur et la nef et chargée de cinq cloches. (...) L'on rebastira tout-à-neuf... comme aussi... la maison curiale qui tombe en ruine, et autour de laquelle il y a un cloître également ruiné et tout découvert " (visite canonique de 1714 retranscrite par l'abbé J. Barthélémy) ; achevée en 1722 (d'après l'abbé J. Barthélémy, les matériaux de l'ancienne église aurait été réemployés) , l'église est consacrée par l'abbé Anselme le 31 août 1724, le mobilier étant mis en place de 1744 à 1746 (donation de Dom Placide Schweighänser) ; le prieur Dom Herb, fortuné, apporte une large contribution financière pour l'édification et l'ameublement de la nouvelle église. Le 20 novembre 1769, le prieuré de Saint-Quirin est supprimé par lettre patente royale et à la Révolution, la paroisse est supprimée. Au 19e siècle (1868, 1880) , l'église subit quelques transformations intérieures, notamment par la suppression de la presque totalité des vitraux ; construction d'une chapelle funéraire implantée au sud-est du chevet. Sa restauration a été entreprise entre 1969 et 1973 ; une photo de 1966 montre le clocher en restauration.

Description

Commentaire descriptif de l'édifice

Eglise paroissiale Saint-Quirin en pierre de taille (grès des Vosges, appareil à assises assez régulières, plein-sur-joint, chaînes d'angle en besace) recouverte d'un enduit, à l'exception du massif occidental ; deux tours du massif antérieur dominées par trois bulbes à égout retroussé de plan carré ; nef à toit à croupe droite (ouest) et à croupe polygonale (chevet) ; clocher essenté dominé par deux bulbes et à égout retroussé circulaire, implanté sur la travée du choeur (cloche de 1762) ; couverture en tuile plate et en ardoise en écaille (bulbes, clocher) ; massif occidental flanqué de deux tours-clochers se développant sur trois niveaux en retrait les uns par rapport aux autres, percées sur deux niveaux par quatre petites baies, le dernier niveau recevant les cloches (baies jumelées avec les abats-sons inscrites dans un arc en plein-cintre) ; une passerelle à garde-corps en métal relie les deux tours-clochers à leur dernier niveau (toit en bardeaux disparu) ; portail s'inscrivant entre les deux tours-clochers dans une travée dorique, formé d'une porte à double vantail en bois en plein-cintre, d'un arc en plein-cintre en pierre de taille à bossages à grand chanfrein, à extrados à crossettes en escalier et agrafe, de deux colonnes engagées sur hauts stylobates portant un entablement à ressauts ; portail se prolongeant par une autre travée dorique comprenant une niche concave circulaire couverte par une voûte en coquille abritant une statue en ronde bosse représentant saint Quirin de Neuss, sous laquelle est gravée une inscription en latin, deux colonnes adossées sur de hauts stylobates portant un entablement à ressauts (frise de triglyphes, gouttes) et un fronton triangulaire avec retour ; porte latérale méridionale (sous la 3e baie) ; église à nef unique et voûte plate, percée de six baies en plein-cintre, et à chevet à pans coupés (5) percé de quatre baies (la 5e faisant office de tribune) en plein-cintre séparées par des contreforts ; chapelle funéraire percée de deux oculi accolée au pan sud-est du chevet, l'une des ailes du prieuré venant s'adosser sur la dernière travée méridionale du vaisseau. Inscription : " 17 SANCTE-QUIRINE 22/ORA PRO NOBIS/ANNO 1722 TEMPLUM . HOC . CUM . TURRIBUS . EXTRUI/FECIT . R . D . EDMUNDUS . HERB . CAPITULARIS .~/MAURI MONASTERII . ET . HUIUS . LOCI . PRIOR/SUMPTIBUS . PRIORATUS . SUB . Rmo Dno . ANSELMO./DICTI . MON[ASTE]RII . ABBATE . ET . HUIUS. LOCI . DOMINO ". Références bibliographiques : Dagobert Fischer, " Le Prieuré de Saint-Quirin ", Nancy, 1875 ; F.X. Kraus, Strasbourg, 1889, t.2 ; " Le Prieuré de Saint-Quirin ", éd ; Musée de Sarrebourg, ronéo, 1970 ; Valère Schieser, " Saint-Quirin en Vosge, diocèse de Metz ", in Revue Lorraine Populaire, n°64, juin 1985, p.209-213 ; Sigrist, " L'Abbaye de Marmoutier ", Strasbourg, 1899, t.I, p. 276-346.

Indexation iconographique normalisée

Saint

Description de l'iconographie

Saint Quirin de Neuss

Protection

Référence aux objets conservés

PM57000818, PM57000820, PM57000817, PM57000819, PM57000821, PM57001104

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété d'une association cultuelle

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

1971 ; 1981 ; 1995 ; 2002

Date de rédaction de la notice

2002

Cadre de l'étude

Pré-inventaire (documentation préalable)

Typologie du dossier

Dossier individuel