Description historique
l'hôpital est issu de la fusion, réalisée en 1256 à l'initiative du comte Thibaut de Bar, de l'aumônerie, un office de l'abbaye chargé de répartir les aumônes perçues par l'abbé et de la Maison-Dieu, fondée dans le Bourg au Xe siècle (?) par l'abbaye ; la première mention précise de l'hôpital à son emplacement actuel, dans l'enceinte de l'abbaye, est de 1308, date à laquelle Guillaume, abbé de Saint-Mihiel fonde la chapelle Sainte-Anne et y place un châtelain ; Dès le 17e siècle, l'hôpital est géré par des bourgeois qui rendent compte au grand aumônier de l'abbaye, généralement le prieur ; en 1722, 1723, construction, par l'entrepreneur Hubert Desronis, du logement des "furieux et imbécilles" ; travaux, principalement de charpente, en 1738, 1750, 1754 ; pose du dallage de la chapelle en 1749 par le maçon Jean Dourin le jeune ; importants travaux de reconstruction et d'agrandissement de 1758 à 1761 avec l'aide de 5 communes des environs par Pierre Bonnet, maître maçon, Claude Robas, Léopold Varin, Antoine Laurent, maçons, Nicolas Chrétien, maître charpentier ; travaux en 1785 pour la somme de 3277 livres ; travaux d'agrandissement afin d'accueillir des militaires de 1805 à 1807 sur des plans de l'employé des P. et C. Augustin Simon Viller ; bénédiction de la chapelle en 1809, date par source ; de 1813 à 1815, travaux, principalement aux dépendances, sur des plans de l'architecte Renel ; de 1828 à 1830, construction d'un nouveau bâtiment (à gauche de la chapelle actuelle) à l'emplacement d'un ancien, destiné aux malades de la garnison, aux enfants trouvés et infirmes sur des plans de l'architecte Théodore Oudet (plaque de fondation-déposée-datée 1829) , travaux rendus possible grâce à l'abandon, par l'Etat, de la Grange aux dîmes en 1817 ; en 1849, construction d'un corps de bâtiment destiné aux femmes atteintes de maladie vénérienne par les maçons Joseph Notrel, Etienne Collot et J.B. Houzelot sur des plans de Viller ; de 1850 à 1852, reconstruction partielle des bâtiments et agrandissement par Joseph Soyé, maçon à Saint-Germain (Meuse) et Charles Gervaise, charpentier à Saint-Mihiel, sur des plans de Viller ; en 1857, date par source, surélévation des 2 corps de bâtiment place Jean Bérain et rue Morguesson ; en 1870, construction d'un dortoir pour les enfants sur des plans de l'architecte Hippolyte Bazoche ; reconstruction de la chapelle en 1876, 1877, date par source ; importants travaux en 1923, 1924 sur des plans de l'architecte municipal Gaston Périn, dates et attributions par source ; en 19??, reconstruction du bâtiment de 1828 ; en 199?, démolition et reconstruction du bâtiment situé au sud, le long de la rue de la Buanderie.