Maison de plaisance d'Antoine de Lenoncourt puis noviciat de jésuites puis orphelinat dit Hospice Saint-Stanislas, actuellement maison de retraite Saint-Stanislas

Désignation

Dénomination de l'édifice

Maison, noviciat, orphelinat

Genre du destinataire

De clercs réguliers de la compagnie de Jésus

Précision sur la dénomination de l'édifice - hors lexique

Maison de plaisance

Appelation d'usage

Hospice Saint-Stanislas

Destination actuelle de l'édifice

Orphelinat ; maison de retraite

Titre courant

Maison de plaisance d'Antoine de Lenoncourt puis noviciat de jésuites puis orphelinat dit Hospice Saint-Stanislas, actuellement maison de retraite Saint-Stanislas

Localisation

Localisation

Grand Est ; Meurthe-et-Moselle (54) ; Nancy ; 163 rue Saint-Dizier ; rue des Fabriques

Précision sur la localisation

Anciennement région de : Lorraine

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Nancy

Adresse de l'édifice

Saint-Dizier (rue) 163 ; Fabriques (rue des)

Références cadastrales

1830 D 189, 190, 191, 1865 D 214 à 225, 1972 BW 207, 2002 BW 207

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Partie constituante non étudiée

Cour, jardin, réfectoire, bâtiment conventuel, maison de retraite

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

Limite 16e siècle 17e siècle, 1er quart 18e siècle, 4e quart 20e siècle

Siècle de campagne secondaire de consctruction

19e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1599, 1602, 1859, 1993

Commentaires concernant la datation

Daté par source, daté par travaux historiques

Commentaires concernant l'attribution de l'édifice

Attribution par source

Personnalités liées à l'histoire de l'édifice

Lenoncourt Antoine de (commanditaire)

Description historique

Maison de plaisance construite en 1599 pour Antoine de Lenoncourt par les maçons et tailleurs de pierre Mengenot Florentin, Nicolas et Lambert Charles, le charpentier Vincent Voirin sur une vaste parcelle de la Ville Neuve en partie aménagée en jardin (marché du 15 mars et 24 avril 1599, AD 54 3 E 1998). Dès 1602 Antoine de Lenoncourt donne cette maison aux jésuites qui y installent leur noviciat. La maison (correspondant en partie au corps C) est agrandie, les travaux s'échelonnant jusque 1605, année durant laquelle est consacrée l'église. Au début du règne du duc Léopold 1er (1690-1729) des travaux importants ont lieu : construction probable du corps F, du corps A (notamment de la façade sur rue sur laquelle se trouvait le monogramme du duc, d'après un dessin conservé à la bibliothèque municipale). Après l'expulsion des jésuites de Lorraine en 1768, l'église sert au culte de la paroisse Saint-Nicolas (jusque 1802), les bâtiments conventuels sont transformés en collège rattaché à l'Université (l'historien Lionnois en fut le directeur) et desservi, à partir de 1776, par des chanoines réguliers de Notre-Sauveur ; une plaque placée dans le porche d'entrée rappelle cette fonction (inscription : SCHOLAE SACRAE FACULTATIS = de l'Ecole des facultés sacrées [enseignement de la théologie]). En 1793, l'ensemble est reconverti en prison et dépôt militaire avant de servir d'orphelinat à partir de 1798. D'importants aménagements intérieurs ont lieu, les travaux étant dirigés par Melin, architecte des hospices. L'établissement rattaché aux hospices civils prend le nom d'Hospice des enfants de la Patrie durant la période révolutionnaire ; c'est vraisemblablement durant cette période que disparaît le décor surmontant le portail composé du monogramme christique (IHS), des armoiries ducales, des armoiries d'Antoine de Lenoncourt et, pour partie, de celles de Dominique Hatton, seigneur de Lusse et agent de Charles III à Rome qui fonda l'une des chapelles latérales de l'église. A partir de 1820, l'établissement est nommé hospice Saint-Stanislas ; il regroupe les enfants orphelins et abandonnés recueillis dans divers sites de la ville : hôpital Saint-Julien, hôpital des Enfants trouvés (détruit, place Carnot actuel) et maison des orphelines (IA54002871). En 1811 est installé un tour muni d'une sonnette, fermé dès 1818. Durant le 19e siècle, divers aménagements ont lieu, les bâtiments sont surélevés d'un étage en 1859. Un nouveau décor vient orner l'architrave du portail sur la rue Saint-Dizier selon un dessin différent du siècle précédent. Durant la seconde guerre mondiale, les locaux sont occupés par le séminaire, l'hospice étant transféré à Rosières-aux-Salines (54). Dans les années 1980 (?) les bâtiments sont utilisés comme centre de formation pour le Centre Hospitalier Régional alors qu'une maison de retraite est ouverte en 1993 dans un bâtiment spécialement construit dans la partie Est du jardin. Bien que fortement remanié, l'ensemble est conservé, à l'exception du bâtiment annexe (détruit à la fin des années 1980, IA54003301) qui s'élevait au-delà de la rue des Fabriques et qui était relié au bâtiment principal par une galerie surmontant la rue. Une 1e enquête d'inventaire fut menée en 1987 puis complétée en 2014 lors de la mise en vente des anciens bâtiments (rue Saint-Dizier).

Description

Matériaux du gros-œuvre

Calcaire, pierre de taille, moellon, enduit

Matériaux de la couverture

Tuile mécanique

Description de l'élévation intérieure

Sous-sol, 2 étages carrés

Typologie du couvrement

Voûte d'arêtes, voûte en berceau

Partie d'élévation extérieure

Élévation à travées

Typologie de couverture

Toit à longs pans, croupe

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours, en maçonnerie

Commentaire descriptif de l'édifice

Ensemble construit sur un terrain légérement en pente vers l'Est, en angle sur la rue Saint-Dizier (où les bâtiments sont alignés sur les maisons mitoyennes) et la rue des Fabriques, comprenant les anciens bâtiments conventuels, la chapelle, la maison de retraite (moderne), 2 cours et un jardin. La 1e cour carrée est entourée de 4 corps de bâtiments (A, B, C, D), le corps D se prolongeant par une aile qui longe la rue des Fabriques (F) et qui se termine par un petit corps en retour (G) ; au nord une 2e petite cour entourée de dépendances et de l'ancienne chapelle dont la façade s'élève rue Saint-Dizier; à l'arrière, se trouve un vaste jardin encadré par les corps C, F, G et la maison de retraite (H) elevée à l'extrémité Est de la parcelle et dont l'entrée se trouve rue des Fabriques. Elevé sur la rue Saint-Dizier le corps A compte 11 travées et 3 niveaux séparés par un bandeau, les fenêtres sont à linteau droit mouluré en quart de rond. Il est percé d'un porche traversant, marqué d'un riche portail à 2 niveaux sur la rue : appareil en bossages continus ; pilastres à chapiteaux toscans au 1e niveau et composites au 2e niveau ; architrave à triglyphes et métopes ornées de motifs végétaux, de bouquets noués, de têtes d'angelots ; corniche saillante dont la soffite porte des caissons à décor végétal ; attique supérieure nue (décor disparu). Corps A, B, C, D : élévations sur cour homogènes à 3 niveaux séparés par des bandeaux, baies à linteau droit, dont certaines ont conservé leur menuiserie ancienne. Corps C : élévation postérieure sur jardin à 9 travées et 3 niveaux, baies à linteau droit (module rectangulaire, traces de meneau, mouluration en quart-de-rond), celle à l'angle du corps F (rez-de-chaussée) plus étroite (réduite lors de la construction du corps F). Corps F, G : élévations antérieures sur jardin à 18 travées et 3 niveaux, baies à linteau droit (module moins large que le corps C et pas de trace de meneau, mouluration en quart-de-rond), présence d'un campanile sur le toit contenant une cloche (étudiée IM54014414) ; élévations postérieures sur la rue des Fabriques à 2 ou 3 niveaux de baies à linteau droit. L'intérieur, en grande partie restructuré, conserve 2 escaliers en pierre avec rampe en fer forgé (corps B, corps F), des caves voûtées en berceau (corps C et F) ; la cuisine (corps D) qui contient une cheminée monumentale est couverte de 2 voûtes d'arêtes retombant sur une colonne centrale avec chapiteau (forme atypique à corbeille concave) et sur des culots adossés au mur ; l'ancien réfectoire (corps F) aménagée en chapelle est couvert d'un plafond à poutres et entrevous (plats et en berceau), il conserve des lambris à panneaux chantournés sur le mur ouest (étage de la tribune). Dans l'espace précédent le réfectoire (rez-de-chaussée de la cage d'escalier) se trouve un grand lavabo en pierre encastré dans le mur.

Technique du décor des immeubles par nature

Menuiserie, sculpture, ferronnerie

Indexation iconographique normalisée

Ornement à forme végétale ; fleur ; ange ; ordre toscan

Protection et label

Référence aux objets conservés

IM54014413, IM54014417, IM54014408, IM54014410, IM54014409, IM54014411, IM54014414, IM54014412, IM54014440, IM54014415

Typologie de la zone de protection

Secteur sauvegardé

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété d'un établissement public

Précisions sur le statut juridique du propriétaire

Propriété du CHRU de Nancy

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

1987

Date de rédaction de la notice

2014

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Guillaume Jacques, Tronquart Martine, Vaxelaire Yann

Cadre de l'étude

Étude urbaine Nancy

Typologie du dossier

Dossier avec sous-dossier

Adresse du dossier Inventaire

Conseil régional de Lorraine - service régional de l'inventaire général
Hôtel Ferraris - 29, rue du Haut Bourgeois 54000 Nancy - 03.83.32.90.63

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maison de plaisance d'Antoine de Lenoncourt puis noviciat de jésuites puis orphelinat dit hospice Saint-Stanislas, actuellement maison de retraite Saint-Stanislas
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