Orphelinat de jeunes filles dite Maison des orphelines Sainte-Elisabeth puis orphelinat et école Sainte-Elisabeth actuellement lycée privé Charles de Foucauld

Désignation

Dénomination de l'édifice

Orphelinat, école

Vocable - pour les édifices cultuels

Sainte-Elisabeth

Appelation d'usage

Maison des orphelines

Titre courant

Orphelinat de jeunes filles dite Maison des orphelines Sainte-Elisabeth puis orphelinat et école Sainte-Elisabeth actuellement lycée privé Charles de Foucauld

Localisation

Localisation

Grand Est ; Meurthe-et-Moselle (54) ; Nancy ; 1 rue Jeannot ; rue des Orphelines ; 16, 18, 20 rue du Manège ; 38 rue des Tiercelins

Précision sur la localisation

Anciennement région de : Lorraine

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Nancy

Adresse de l'édifice

Jeannot (rue) 1 ; Orphelines (rue des) ; Manège (rue du) 16, 18, 20 ; Tiercelins (rue des) 38

Références cadastrales

1830 A5 745, 1865 A5 1104, 1105, 1106, 1107, 1108, 1109, 1972 BC 320, 2008 BC 320

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Partie constituante non étudiée

Cour, jardin

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

1ère moitié 18e siècle, 19e siècle

Siècle de campagne secondaire de consctruction

2e moitié 20e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1715

Commentaires concernant la datation

Daté par source

Commentaires concernant l'attribution de l'édifice

Attribution par source

Description historique

Un orphelinat de jeunes filles est fondé à Nancy en 1715 par Françoise Catherine Croiset dans un bâtiment de l'ancien hôpital Saint-Roch nommé Maudomé et désaffecté depuis 1710. Connu sous l'appellation de Maison des orphelines, l'établissement est géré par une communauté de femmes unies par des voeux simples formant la congrégation des Orphelines de la Sainte-Famille de Nancy, nommées soeurs de Sainte-Elisabeth. Les premiers travaux ont lieu entre 1720 et 1722 sous la direction de Jean-Nicolas Jennesson (1686-1755), le chantier reste inachevé ce qui provoque un litige avec l'architecte, qui est remplacé par Timothée Gentillatre (1689-?) en 1725, date à laquelle démarre la construction de la chapelle. Des travaux importants ont lieu en 1733-1734 afin de terminer, semble-t-il, les bâtiments (corps C au sud de la cour d'entrée). En plus de l'accueil d'orphelines (entre 10 et 20), l'établissement assure à partir de 1759 l'éducation gratuite de jeunes filles pauvres (environ une quarantaine). L'aménagement des bâtiments permettait de vivre en quasi-autarcie : il comprenait écurie, vacherie, poulailler, fournil, pressoir, 2 puits (dont l'un accessible de l'intérieur et de l'extérieur de la cuisine), cuisine avec potager (d'après le plan de vente révolutionnaire : AD 54 1 Q 49) ainsi qu'un jardin ; séparé des bâtiments par une rue, ce jardin était divisé à la fin du 18e siècle (plan de 1768 : AD 54 101 J 68) en 6 carrés cultivés en potager ou en prairie. Durant la Révolution, la Maison des orphelines, réunie à l'hospice des Enfants trouvés (devenu hôpital des Enfants de la Patrie), s'installe dans l'ancien noviciat de jésuites (rue Saint-Dizier) jusqu'en 1818, date à laquelle elle réintègre les anciens bâtiments tout en faisant l'objet d'une réorganisation : sous la tutelle d'une commission administrative civile présidée par le maire de la ville, l'établissement est confié aux soeurs de la Doctrine chrétienne dont la supérieure, Pauline de Failllonnet, joue alors un rôle majeur. Des travaux ont lieu durant tout le 19e siècle : réparations importantes dans les années 1820-1821 (architecte des hospices civils de Nancy : Dosse) ; aménagements d'anciens communs et constructions nouvelles dans les années 1830 sur la rue du Manège (architecte : Clément) ; constructions de 2 préaux, d'un réfectoire et reconstruction de l'escalier principal (architecte : Lapierre) en 1847. Jusque dans les années 1860 (cf cadastres anciens), la maison des orphelines disposait du jardin aménagé au-delà de l'ancienne rue de derrière les orphelines (prolongeant l'actuelle rue Lacordaire) ; cette rue est déplacée plus au sud en 1869 (actuelle rue des orphelines) afin de réunir les bâtiments et le jardin. Suite à cette extension de propriété (intégration de l'ancienne rue), le corps de bâtiment sur la rue du Manège (corps G) est prolongé (architecte : A. Melin). A la fin du 19e siècle, la maison des orphelines dirigée par une quinzaine de soeurs de la Doctrine chrétienne constitue une école accueillant à la fois des orphelines et des pensionnaires ainsi que des élèves externes (au total environ 300 jeunes filles). Au milieu du 20e siècle, la maison des orphelines devient lycée technique Sainte-Elisabeth puis lycée Charles de Foucauld (lycée privé catholique sous contrat) dans les années 2000. Durant la seconde moitié du 20e siècle, est construit un bâtiment fermant la cour au sud (corps F, rue des orphelines) et divers aménagements intérieurs (cuisine, réfectoire, salles de classe...) sont effectués afin de répondre aux besoins du lycée.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Calcaire, moellon, enduit

Matériaux de la couverture

Tuile mécanique

Description de l'élévation intérieure

Sous-sol, 3 étages carrés

Partie d'élévation extérieure

Élévation à travées

Typologie de couverture

Toit à longs pans

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour, en maçonnerie

Commentaire descriptif de l'édifice

L'ensemble des bâtiments occupe tout l'îlot situé entre rue des Tiercelins, rue Jeannot, rue des Orphelines, rue du Manège. Il est disposé autour de 3 cours, l'église (IA54002872) s'élève à l'angle de la rue Jeannot et de la rue des Tiercelins, sur laquelle elle s'ouvre par un portail. On accède à la 1ère cour par la rue Jeannot en traversant un corps étroit à 1 seul étage (corps A) servant d'espace d'accueil au lycée (vestibule central, secrétariat et salon de réception). De part et d'autre de cette cour carrée s'élèvent 3 corps de bâtiments : corps longitudinal B, corps C et corps D formant liaison. Le corps central D est à 2 étages carrés, tandis que les corps latéraux B et C comptent 1 étage supplémentaire (surélévation postérieure, partielle pour le corps B) ; la façade postérieure du corps C s'élève sur la 2e cour. Le corps central D est percé d'une porte en plein cintre surmontée d'une statue de Vierge à l'Enfant (étudiée dans la base Palissy), cette porte donne accès à un escalier en pierre tournant avec jour, comptant 4 volées, 2 paliers et 2 repos. Au sud, la 2e cour en L ouvre sur la rue Jeannot par un grand portail métallique coulissant. Elle est bordée sur le côté gauche par le corps C fermant la 1ère cour sur lequel s'adosse une adjonction moderne. Sur le côté droit de cette 2e cour s'élève un bâtiment (façade postérieure sur la rue des Orphelines) qui se compose de deux corps en enfilade : un corps (E) dont le pignon ouest conserve 3 niveaux de baies à linteau segmentaire (vestige d'un édifice ancien, probablement du 18e siècle) prolongé par un corps moderne dit espace Maryse (F), postérieur à 1972, à 1 étage carré. En fond de cour, le corps G donnant sur la rue du Manège compte 26 travées et 2 étages carrés percés de fenêtres marquées par un chambranle à linteau droit. De la 2e cour, on accède à la 3e cour par un passage couvert. Cette 3e cour, plantée de 2 tilleuls, est bordée par une galerie ouverte portée par des poteaux métalliques délimitant sur 3 côtés (le 4e côté, côté chapelle, étant partiellement fermé et transformé en bureau) un préau en rez-de-chaussée surmonté d'un balcon filant à l'étage ; sur le 4e côté prend place l'église, et, appuyée à sa façade latérale, une adjonction moderne couverte en appentis occulte en partie les verrières de la nef. Un second lieu de culte est présent au 1er étage du corps de bâtiment B : il s'agit d'une petite pièce utilisée comme oratoire réservé aux soeurs de la Doctrine chrétienne pour lesquelles un espace communautaire (appartement) leur est affecté dans les locaux du lycée.

Protection

Référence aux objets conservés

IM54013988, IM54014224, IM54013986, IM54013987, IM54014234, IM54013984, IM54013985

Typologie de la zone de protection

Secteur sauvegardé

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2013

Date de rédaction de la notice

2013

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Tronquart Martine

Cadre de l'étude

Étude urbaine Nancy

Typologie du dossier

Dossier avec sous-dossier

Adresse du dossier Inventaire

Conseil régional de Lorraine - service régional de l'inventaire général Hôtel Ferraris - 29, rue du Haut Bourgeois 54000 Nancy - 03.83.32.90.63

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