Personnalité liée à l'histoire de l'édifice
Cueullet de (habitant célèbre) ; Landoville baron de (habitant célèbre, commanditaire) ; Galland Nicolas (habitant célèbre) ; Riquetti de Mirabeau Sybille-Aimée-Marie-Gabrielle, comtesse de Martel, dit : Gyp (habitant célèbre)
Description historique
Lorigine du domaine du Sauvoy remonterait au 16e siècle, période durant laquelle il se composait dun simple vivier probablement fondé (ainsi quune chapelle proche) par un officier de la bouche du duc Antoine (1489-1544). Jacquemin de Cueullet, gruyer de Nancy, sy installe en 1580 ; à partir de cette date, le domaine reste, durant les 17e et 18e siècles, la propriété de la famille de Cueullet, famille au service des ducs de Lorraine. Elle se compose dun édifice de plan carré entouré de fossés (encore visibles sur le cadastre de 1809) , précédé dune « avenue plantée de tilleuls et charmilles, avec une grande cour », ainsi que dune « ferme, grange, écurie, bougerie, pressoir » et dune chapelle que Jean-Baptiste Hyacinthe de Cueullet, comte de Bey, seigneur de Saffais et Ferrières, conseiller en la cour de Lorraine, fait reconstruire en 1729. De cette période datent le bâtiment du château (bâtiment n° 1 sur le plan, IA54002647) et celui de la ferme (dit bâtiment Saint-François, n°2 sur le plan) , qui, bien que très dénaturée durant les 19e et 20 siècles conserve une porte piétonne datée 1694. A partir de 1779, date de vente du domaine par la famille de Cueullet, divers propriétaires vont se succéder au cours du 19e siècle, dont le baron de Landoville, qui y fait construire en 1819 deux pavillons (probablement celui dénommé le Cottage, bâtiment n°3) et un mur de clôture, puis Nicolas Galland, qui construit une brasserie en 1869 (brasserie en activité jusque 1947 : IA54002156) sur la partie nord du terrain, également amputé de sa partie est par louverture en 1848 de la ligne de chemin de fer. De 1877 à 1880, le Sauvoy est occupé par Sybille-Aimée-Marie-Gabrielle Riquetti de Mirabeau, comtesse de Martel (1849-1932) connue comme écrivain sous le pseudonyme Gyp. Il sert ensuite de centre de retraite spirituelle (pour femmes) tenue par les religieuses de Notre-Dame-du-Cénacle, puis (pour hommes) par les jésuites. En 1920 le domaine qui compte alors trois bâtiments (le château, une ferme, et une maison de gardien dit le Cottage) est acheté par lévêché de Nancy-Toul qui y place un foyer pour jeunes ouvriers sous la direction de labbé Malquin (1876-1939). Deux ans plus tard, un bâtiment supplémentaire dit le Jeanne dArc (n°4 sur le plan) est construit (IA54002648). En complément de lhébergement ouvrier, des formations professionnelles sont mises en place : section électricité, cordonnerie, puis création en 1938 d'une école d'apprentissage. De nouveaux bâtiments sont construits dans le 3e quart du 20e siècle : le pavillon dit Alsace-Lorraine en 1961 (bâtiment n° 5 a) , agrandi en 1963 par celui dit Bourgogne-Champagne (bâtiment n° 5 b) , puis, en 1967, le bâtiment dit Malquin du nom dun ancien contremaître des ateliers de formation en électricité (bâtiment n°6). Lensemble est actuellement occupé par lassociation Le Grand Sauvoy qui y gère un centre dhébergement et de réinsertion sociale et professionnelle. L'appellation Le Sauvoy donnée au domaine durant les 16e, 17e et 18e siècles se transforme progressivement durant le 19e siècle en celle de Grand Sauvoy, appellation conservée actuellement.