Description historique
Aucune source ne nous renseigne sur l'existence d'une église à Malzéville avant le début du 11e siècle, date à laquelle la paroisse dépend de l'évêché de Toul (doyenné de Port) tout en appartenant au temporel de l'évêque de Metz . En 1003, ce dernier en fait don à labbaye Saint-Maurice dEpinal, le chapitre perçoivant la majeure partie des dîmes. En 1641 léglise de Saint-Max lui est annexée. Aux 17e et 18e siècles, léglise connaît une vie spirituelle importante : création de la confrérie du Saint-Sacrement (1622) , prêche de carême par le père jésuite Bourdaloue (1665) , fondation des congrégations de lAssomption pour les hommes et de lImmaculée Conception pour les femmes (1747). Lors du démembrement du diocèse de Toul en 1778, léglise revient à lévêché de Nancy. La période révolutionnaire est troublée : le curé Charles-Christophe Duvez, réfractaire, quitte ses fonctions en 1791 et en 1793 léglise devient Temple de la raison. Jusquau début du 20e siècle, cette inscription est lisible sur le linteau de la porte (bas-côté sud). Au 19e siècle, léglise est succursale de la paroisse Saint-Epvre de Nancy (1802). La figure marquante du 20e siècle est le chanoine Joseph Boulanger. A loccasion de son jubilé sacerdotal, les paroissiens donnent la verrière centrale du chur. Depuis 1998, la paroisse appartient à l'ensemble de la Sainte Trinité avec l'église Saint-Michel de Malzéville (IA54002612) et l'église de la commune limitrophe de Lay-Saint-Christophe. La construction de léglise paroissiale dure plusieurs siècles. Elle présente cependant un style gothique homogène. Le chur à chevet plat et les trois travées de la nef sont bâtis au milieu du 15e siècle, sans doute sur lemplacement dune église plus ancienne dont il ne resterait que la tour datant du 13e siècle. Lentrée de léglise se situait sur la côté sud de la nef. Lencadrement de cette porte est visible à lextérieur. Jusquau début du 19e siècle, léglise est entourée dun mur denceinte qui délimite un cimetière dont il ne reste que quatre vestiges de monuments funéraires scellés sur les murs. Deux inscriptions portées sur l'arc doubleau du choeur (la signature Samuel Guillemin et la date 1611) étaient visibles jusque dans les années 1950 (phototograhie ancienne) mais ne correspondent à aucuns travaux connus. Une sacristie est construite sur la dernière travée du bas-côté nord au cours du 18e siècle. Les campagnes de travaux du 19e siècle remanient léglise qui passe dun plan allongé à un plan en croix latine. En 1826 une travée, dont la voûte est en bois et plâtre, est ajoutée à l'extrémité occidentale de la nef et une entrée est percée sur le mur pignon. A partir de 1851, un conflit oppose la mairie à la fabrique qui entreprend des travaux sans autorisation : une rosace est percée dans la façade et le chur est agrandi jusquau mur de lancien cimetière. De 1858 à 1863, les bras du transept sont édifiés. La construction du bras sud est confiée à larchitecte nancéein Léon Vautrin (1820-1884) et les fonts baptismaux y prennent place en 1862. En 1864 larchitecte nancéein Charles Vivenot (1811-1873) , qui réalise la réfection des toitures, propose le projet (non réalisé) d'une façade à fronton avec corniche et oculi et d'un perron semi circulaire. Un perron, constitué dune plateforme et deux escaliers latéraux, est réalisé en 1877. De 1894 à 1896, l'établissement Gugumus, horloger à Nancy (54) , se charge de remplacer le beffroi du clocher. La voûte de la travée à l'extrémité occidentale, qui correspond à trois fermes de la charpente, est refaite en béton en 1962.