Ancien couvent des Prémontrés ou hospice Saint-Joseph puis caserne de cavalerie, presbytère protestant et temple Saint-Jean

Désignation

Dénomination de l'édifice

Couvent

Genre du destinataire

De chanoines de Prémontré

Vocable - pour les édifices cultuels

Saint-Joseph ; Saint-Jean

Titre courant

Ancien couvent des Prémontrés ou hospice Saint-Joseph puis caserne de cavalerie, presbytère protestant et temple Saint-Jean

Localisation

Localisation

Grand Est ; Meurthe-et-Moselle (54) ; Nancy ; Place Maginot

Précision sur la localisation

Anciennement région de : Lorraine

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Nancy

Adresse de l'édifice

Maginot (Place)

Références cadastrales

1865 F 1176-1177, 2006 BY 282

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Partie constituante non étudiée

Cour, rue, four à pain

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

2e quart 17e siècle, 1er quart 18e siècle, 2e quart 18e siècle, 3e quart 18e siècle, 1er quart 19e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1635, 1714, 1734, 1758, 1807

Commentaires concernant la datation

Daté par travaux historiques, daté par source

Commentaires concernant l'attribution de l'édifice

Attribution par travaux historiques, attribution par source

Description historique

Les chanoines de Saint-Augustin (congrégation réformée des Prémontrés) s'installèrent à Nancy dès 1635 dans les bâtiments d'un couvent de femmes repenties ou religieuses de la Magdeleine fondé au début du 17e siècle par Marguerite de Gonzague, femme du duc Henri II, acquis 15 500 francs. Destinée d'abord au logement des chanoines lors de leur déplacement à Nancy, d'où le nom d'hospice, ces bâtiments prirent le vocable de Saint-Joseph du nom du saint patron de l'ordre. Le couvent s'étendait entre la rue Saint-François (devenu rue Saint-Josep puis aujourd'hui rue Chanzy) et une ruelle parallèle aux fortifications (impasse Saint-Jean devenue impasse Oberlin en 1867, aujourd'hui rue Poirel). Une chapelle provisoire fut construite sur la rue Saint-François et servit jusqu'en 1777. Les bâtiments étaient mitoyens du second couvent des religieuses carmélites de Nancy. En 1714, les prémontrés eurent l'autorisation de construire une église qui ne fut achevée qu'en 1758 (cf.IA54003083). Au cours du 18e siècle, probablement en 1714, les bâtiments conventuels furent construits sur la place Saint-Jean (ils figurent sur le plan de Belprey) et sur la rue Saint-François avec un accroissement dans cette dernière après la démolition de la chapelle. Ils sont considérés comme neufs lors des saisies révolutionnaires, le couvent des prémontrés se composait de trois parties décrites par les procès-verbaux de visite et de ventes : l'église conventuelle, des bâtiments s'ouvrant sur la place Saint-Jean (actuelle place Maginot) pour accueillir 20 religieux (cuisine, dortoir, salle à manger, garde-manger, bibliothèque...) et 5 maisons situées rue Saint-Joseph (actuelle rue Chanzy) louées comme l'atteste la présence "des baux pour des petites maisons attenants à l'église" avec mention de "construction d'un puits et autres réparations". En plusieurs temps (1792, 1826), l'armée occupa les bâtiments des Prémontrés qui furent intégrés dans le quartier de cavalerie Saint-Jean (écuries et ateliers) à l'exception des sept travées les plus proches de l'église (parcelle F 1177) et donnant sur la place qui furent attribuées (location puis achat en 1843) à la paroisse protestante affectataire de l'église depuis 1804. L'architecte Corrard des Essards (1822-1864) fit un projet d'agrandissement de ces locaux paroissiaux (presbytère et école) en 1864. Cette bipartition dura jusqu'en 1878, date à laquelle les troupes furent transférées au quartier Donop (ancien quartier du champ de Mars) et la propriété transférée à la ville. L'arrivée du chemin de fer et la construction de la gare mais aussi la donation Poirel conduisirent la ville à de nouveaux projets qui aboutirent à la rectification du tracé de la place Saint-Jean et à la destruction des anciens bâtiments des prémontrés. Ceux de la rue Saint-Joseph devenue rue Chanzy en 1883 furent en partie remplacés par le nouveau presbytère (cf.IA54002729). Du couvent des prémontrés subsistent aujourd'hui l'église devenue temple et un four à pain dans les sous-sols de la rue Chanzy.

Protection et label

Typologie de la zone de protection

Secteur sauvegardé

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2009

Date de rédaction de la notice

2009

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Bouvet Mireille-Bénédicte

Cadre de l'étude

Étude urbaine Nancy

Typologie du dossier

Dossier avec sous-dossier

Adresse du dossier Inventaire

Conseil régional de Lorraine - service régional de l'inventaire général
Hôtel Ferraris - 29, rue du Haut Bourgeois 54000 Nancy - 03.83.32.90.63