Pépinière royale et parc d'agrément actuellement jardin public dit parc de la Pépinière

Désignation

Dénomination de l'édifice

Pépinière, parc, jardin public

Genre du destinataire

Royale

Précision sur la dénomination de l'édifice - hors lexique

Parc d'agrément

Appelation d'usage

Parc de la Pépinière

Destination actuelle de l'édifice

Jardin public

Titre courant

Pépinière royale et parc d'agrément actuellement jardin public dit parc de la Pépinière

Localisation

Localisation

Grand Est ; Meurthe-et-Moselle (54) ; Nancy ; boulevard du 26e Régiment d'Infanterie ; rue Sigisbert Adam ; rue Jacquot ; place du Général de Gaulle ; terrasse Pépinière

Précision sur la localisation

Anciennement région de : Lorraine

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Nancy

Canton

Nancy

Adresse de l'édifice

26e Régiment d'Infanterie (boulevard du) ; Sigisbert Adam (rue) ; Jacquot (rue) ; Général de Gaulle (place du) ; Pépinière (terrasse)

Références cadastrales

1970 AO 134, 140, 141, 142, 143, 144, 145, 146

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Partie constituante non étudiée

Boulodrome, stade, terrain de jeu, bassin, allée

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

3e quart 18e siècle

Siècle de campagne secondaire de consctruction

Milieu 19e siècle, 20e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1765, 1770

Commentaires concernant la datation

Daté par source

Commentaires concernant l'attribution de l'édifice

Attribution par source, attribution par travaux historiques

Personnalités liées à l'histoire de l'édifice

Leszczynsky Stanislas, duc de Lorraine (commanditaire), La Galaizière Antoine-Chaumont, intendant de Lorraine et du Barrois (personnage célèbre)

Description historique

Après la disparition du Potager Royal en 1751, la création d'une pépinière pour la Lorraine paraît cruciale à l'administration de Stanislas. Après une première tentative, qui échoue rapidement, l'Intendant de Lorraine et du Barrois Antoine-Chaumont de la Galaizière reprend en main le projet. Un arrêté du Conseil Royal du 26 avril 1765 décide de sa construction sur des terrains directement à l'est de la place de la Carrière, cédés par le domaine royal, rachetés à des particuliers et cédés par la ville à condition que la Pépinière soit ouverte aux Nancéiens pour leur servir de promenade publique. Stanislas meurt l'année suivante mais la Pépinière est terminée comme convenu. En 1770, un manège dit des Pages est construit à l'extrémité nord-ouest de la terrasse, de laquelle on accède alors par un double escalier. Il est détruit en 1879. A peine la Pépinière terminée, en 1778, le gouvernement de Louis XVI accepte le projet de l'ingénieur-architecte François-Michel Lecreulx qui projette d'agrandir la Pépinière jusqu'à la Meurthe et de la faire traverser par un canal dérivant ses eaux. Le projet est abandonné faute de moyens. Après la Révolution, de nombreuses fêtes patriotiques ont lieu à la Pépinière. Au début du 19e siècle, l'Etat et le département, qui ont succédé au droit du duché, se désintéressent de la Pépinière en convertissant une partie de ses carreaux en pelouse. En 1840, elle est transformée en jardin régulier dit à la française aux allées régulières bordées d'arbres de hautes futaies encadrant des carreaux en pelouse. La ville embellit et agrémente alors son nouveau jardin en y ajoutant des bancs, un kiosque à musique (IA54002314), un jardin irrégulier dit anglais (IA54002311), une roseraie (IA54002310), un jardin zoologique (IA54002313) et des statues (étudiées dans la base Palissy), ainsi qu'un débit de boissons dit buvette (disparu). En 1937, un auditorium (ou théâtre de jardin : IA54002315) est créé afin d'agrandir la capacité d'accueil de la Pépinière pour les concerts. Un an plus tard, un terrain de basket et le stade Maurice de Vienne sont installés en bas du parc. Il est remplacé par le gymnase Maurice Jacquet dès 1965, qui devient en 1969 le stade Marcel Cerdan. Un arrêté du 17 septembre 1947 inscrit le parc de la Pépinière à l'inventaire des sites pittoresques de Meurthe-et-Moselle pour ses plantations, arbres, jardins, allées, pièces d'eau, pour son entrée de la place Stanislas et sa terrasse.

Description

Typologie de plan

Jardin mixte

Partie d'élévation extérieure

Jardin en pente

Couverts ou découverts du jardin de l'édifice

Arbre isolé ; bosquet ; groupe d'arbres ; massif d'arbres ; quinconce ; massif de fleurs ; corbeille de jardin ; parterre ; parterre de gazon ; parterre en mosaïculture ; pelouse ; plate-bande ; prairie ornementale

Commentaire descriptif de l'édifice

Jardin mixte en pente douce organisé selon un quadrillage délimitant 16 carreaux différents, mesurant approximativement 453 mètres sur son côté est et son côté sud, 480 mètres sur son côté ouest et 466 mètres sur son côté nord. Il comporte 11 entrées. Au sud-ouest, on y accède par la terrasse de la Pépinière ; utilisée comme promenade publique (IA54002312), elle part de la fontaine d'Amphitrite de la Place Stanislas, traverse la Pépinière sur toute sa longueur jusqu'à la sortie nord-est du parc. Cette longue terrasse est coupée en son milieu par une grande allée qui divise le parc sur toute la longueur de l'entrée ouest sur l'hémicycle de la Carrière à la grille est ouvrant vers la Meurthe. Cette grande allée centrale (allée Georges Chepper et, au-delà du bassin, allée Jacques Huriet) est animée par un rond-point (rond-point du président Husson) organisé autour d'un bassin qui s'anime de jets d'eau à la belle saison. Les deux carreaux allongés constituant la partie haute du parc sont organisés en jardin irrégulier aux allées sinueuses, agrémenté de compositions botaniques. La partie basse est organisée selon un tracé régulier. De nombreux aménagements et équipements de loisirs y sont installés. Parmi eux, un kiosque à musique, une roseraie, un jardin zoologique, un minigolf, un théâtre de marionnettes, un auditorium de plein air, un terrain de jeu pour les enfants, quatre boulodromes ainsi qu'un stade et des terrains de sports occupant l'extrémité sud du parc. Certains carreaux encadrés d'arbres disposés en quinconce sont laissés libres. Leur pelouse est parfois clairsemée de quelques arbres. Parmi les arbres remarquables, on trouve le hêtre pleureur, le hêtre pourpre, le séquoia géant, le gingko biloba, le tulipier, le magnolia.

Technique du décor des immeubles par nature

Maçonnerie, ferronnerie, sculpture, sculpture (étudiée dans la base Palissy)

État de conservation (normalisé)

Remanié

Protection et label

Référence aux objets conservés

IM54009110, IM54009108

Typologie de la zone de protection

Site inscrit ; secteur sauvegardé

Intérêt de l'édifice

À signaler, intérêt botanique

Observations concernant la protection de l'édifice

Une des dernières fondations de Stanislas Leszczynsky ; inscrit comme site pittoresque de Meurthe-et-Moselle pour ses plantations, ses arbres, ses jardins, ses allées, ses pièces d'eau et sa terrasse. [bibliographie] FISCHER (A.), La Pépinière Royale de Nancy, de la promenade urbaine au parc public, mémoire de maîtrise de Nancy 2, dir. PUPIL (F), 2005

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune

Conditions d'ouverture au public

Ouvert au public

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

1991

Date de rédaction de la notice

2006

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Fischer Audrey, Lefort Barbara, Tronquart Martine

Cadre de l'étude

Étude urbaine Nancy

Typologie du dossier

Dossier avec sous-dossier

Adresse du dossier Inventaire

Conseil régional de Lorraine - service régional de l'inventaire général
Hôtel Ferraris - 29, rue du Haut Bourgeois 54000 Nancy - 03.83.32.90.63

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© Région Lorraine - Inventaire général
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