Commentaire concernant l'attribution de l'édifice
signature ; attribution par source ; attribution par travaux historiques
Lieu de conservation d'un élément architectural déplacé
parties déplacées à : 54, Menil-Flin
Description historique
Albert Bergeret (1859, 1932) imprimeur, maître d'ouvrage de cet immeuble, quitte l'imprimeur Royer en 1898 pour fonder sa propre entreprise : l'imprimerie artistique de l'est A. Bergeret et Cie ; les plans de l'usine sont dressés de juillet à août 1901 par l'architecte nancéien Lucien Weissenburger (1860, 1929) et les travaux commencent la même année, date portée par la façade sur rue ; en 1902, Weissenburger établit un projet d'agrandissement qu'il réalisé l'année suivante ; les plans de la maison sont dressés par le même architecte en mai 1903, la famille occupe les lieux en 1904 mais la décoration ne sera achevée qu'en 1905, date 1903 et signature portées par la façade principale ; le gros-oeuvre est réalisé par l'entreprise nancéienne Bernanose et Cie ; Louis Majorelle (1859, 1926) ébéniste et ferronnier à Nancy fournit l'ensemble des ferronneries et la cheminée du salon ; Eugène Vallin (1856, 1922) ébéniste réalise la cheminée du cabinet de travail, le plafond et la cheminée de la salle à manger ; Jacques Gruber (1870, 1936) peintre verrier à Nancy, réalisé cinq verrières : au rez-de-chaussée pour le petit salon, le cabinet de travail et pour le jardin d'hiver le vitrail en plafond, dans le hall et au premier étage celui garnissant la baie sur la terrasse ; Joseph Janin (1851, 1910) peintre verrier à Nancy exécute trois ensembles de verrières : au rez-de-chaussée celles du jardin d'hiver, aux premier et deuxième étages, celles des impostes des portes, la verrière en imposte dans la cloison vitrée du jardin d'hiver provient de l'usine ; Victor Prouvé (1858, 1943) peintre exécute la grande toile du plafond du hall actuellement déposée ; en 1936 l'usine cesse son activité ; depuis 1946 l'état est propriétaire de l'ensemble ; l'usine est profondément transformée et la maison perd une partie des dispositions de son décor ; le mur de clôture et son portail, rue Lionnois disparaissent, une partie des grilles est remontée rue de la Gare à Ménil Flin (54) ; la terrasse du premier étage est supprimée ; l'escalier d'accès au parc partant du jardin d'hiver est détruit ainsi que celui donnant accès à l'office ; les cheminées du salon et de la salle à manger, ainsi que le plafond de Vallin sont détruits ; le vitrail en plafond du jardin d'hiver disparaît ainsi que celui du cabinet de travail, la toile de Victor Prouvé décorant le plafond du hall est déposée ; la cheminée du cabinet de travail est déplacée dans la salle à manger