Presbytère ; mairie dite la Cure

Désignation

Dénomination de l'édifice

Presbytère, mairie

Appelation d'usage

Cure (la)

Titre courant

Presbytère ; mairie dite la Cure

Localisation

Localisation

Pays de la Loire ; Maine-et-Loire (49) ; Brain-sur-Longuenée

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Pays Segréen

Canton

Lion-d'Angers (Le)

Références cadastrales

1954 AB 231

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En village

Partie constituante non étudiée

Pigeonnier, réservoir, étable, grange

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

17e siècle (?), 3e quart 18e siècle, milieu 19e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1762, 1814

Commentaires concernant la datation

Daté par source, date portée

Auteur de l'édifice

maître d'oeuvre inconnu

Description historique

La cure a été construite en deux étapes : un premier bâtiment orienté vers l'est correspond à l'ancienne cure, peut-être du 17e siècle. Un second bâtiment lui est adjoint sur le côté sud en 1762, à l'initiative du curé Simon de la Bénardais. Deux textes de 1732 et 1756 fournissent des indications sur l'ancienne cure. En 1732, de nombreux travaux sont à effectuer : le bâtiment s'organise alors avec au rez-de-chaussée une cuisine dotée d'un four, une petite chambre, un petit office avec une cheminée non terminée. Un escalier permet d'accéder à la chambre haute et aux greniers. La chambre haute se trouve au-dessus de la salle avec au bout un grenier, où l'on trouve deux jambages de cheminée inutiles. Un petit cabinet est placé à côté et un siège à latrine inutilisé est également mentionné. Un grenier au-dessus de la chambre est accessible par une échelle. A proximité de la cure se trouve la fuie avec "trois rangs de pierres d'ardoisine formant un larmier au plafond pour recevoir les pigeons". Le jardin est ceint de murs. Existaient une petite et une grande grange, des toits à porcs et à oies, une écurie, une étable à vaches. L'accès à la cour s'effectuait par une grande porte à deux vantaux avec une plus petite à côté. Le réservoir de la cure est aussi décrit dans la perspective d'un curage : il est délimité par une "chaussée perrée" à l'est, sous laquelle passe un cour d'eau avec bonde en charpente. Le réservoir est taluté en partie de murs et de saules. Les travaux alors préconisés n'ont certainement pas été réalisés car on en retrouve la teneur quelques années plus tard en 1756. Ce texte indique les mesures des bâtiments que l'on retrouve aujourd'hui : le bâtiment principal mesure 54 pieds de long sur 27 de large. Dans la cuisine est mentionnée la présence d'un potager. Un pressoir en mauvais état est abrité dans l'étable-grange. Une boulangerie est en cours de construction à la suite d'une étable. Outre les deux portes d'accès à la cour, il y a également une porte donnant accès au jardin. Le réservoir mesure à cette époque 350 pieds de long sur 150 de large. Le curé, Simon de la Bénardais, fait réaliser "un très beau bassin d'une fort belle longueur et largeur, lequel bassin nous a paru fort nécessaire avec une belle fontaine voûtée". La tour de la fuie mesure 16 à 17 pieds de haut et 45 de circonférence, elle est couverte d'ardoise avec un petit dôme et deux lucarnes. Simon de la Bénardais prévoit de faire construire une cave sous le pigeonnier pouvant contenir 15 busses de vin, le cellier de la cure étant trop petit. Il souhaite aussi y ménager une chambre pour loger un domestique. Enfin, des trous de boulin doivent pouvoir accueillir 50 couples de pigeons. Simon de la Bénardais ne s'arrête pas là puisque quelques années plus tard, en 1762, c'est un bâtiment entièrement neuf qui est élevé et associé à l'ancienne cure. Orienté vers le sud, il doit pouvoir ainsi profiter de la vue offerte par le réservoir avec le bassin aménagé mentionné ci-dessus. Au début du 19e siècle, l'étang de la cure est abandonné : il se limite à la parcelle 915, seule une partie des fossés qui délimitaient le jardin est encore en eau. Le reste du terrain n'est plus qu'un marécage encombré de végétation et utilisé en prairie avec le reste du pré de la cure. Jacques Leroy, curé de 1814 à 1851, fait nettoyer et recreuser l'étang, il sert alors d'abreuvoir et de lavoir. En 1849, le percement de la route de Vern à la Membrolle amoindrit l'espace de la cure : le jardin et le réservoir sont ainsi rognés. Un lavoir public est créé de l'autre côté de la route. Les bâtiments subissent d'autres modifications : en 1814 (date inscrite?) , les fenêtres de l'ancienne cure sont remaniées. Le curé Gourdon mentionne des travaux qu'il fait réaliser en 1856 : la cuisine est ainsi transportée dans la nouvelle cure afin de faire un salon de compagnie. En 1859, la chambre de l'étage est divisée en deux par une cloison en brique .

Description

Matériaux du gros-œuvre

Schiste, grès, moellon, enduit

Matériaux de la couverture

Ardoise

Description de l'élévation intérieure

1 étage carré, étage de comble

Typologie de couverture

Toit à longs pans, croupe, toit en pavillon

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier intérieur

Commentaire descriptif de l'édifice

Le bâtiment présente un plan en L avec la façade principale correspondant à la "nouvelle cure" et le bâtiment en retour d'équerre vers le nord constituant "l'ancienne cure". La façade principale de celle-ci est orientée vers l'est et composée de trois travées avec des baies légèrement cintrées. Le bâtiment (pignon sud) a été légèrement rogné par l'adjonction de la nouvelle cure. Le nouveau bâtiment, beaucoup plus volumineux et doté d'un toit à croupes, est disposé façade principale au sud. Celle-ci est organisée selon trois travées, la travée centrale étant soulignée par un ressaut coiffé d'un toit en pavillon brisé, un parement en tuffeau, une large baie vitrée à l'étage avec un balconnet. Les travées latérales sont surmontées de lucarnes cintrées. La façade est également animée de bandeaux et de chaînages d'angles en tuffeau. Sur la façade latérale occidentale, une baie à l'étage est encadrée de pilastres, coiffée d'un fronton semi-circulaire et dotée d'un petit garde-corps. Sur la façade latérale orientale, on trouve également une porte et une fenêtre encadrée d'un bossage en tuffeau. Les croupes sont dotées chacune d'une lucarne. A l'intérieur, quelques décors intéressants sont conservés : l'escalier de la nouvelle cure, la cheminée de l'ancienne cure et à l'étage, un vestige d'élément sculpté pouvant correspondre aux jambages de cheminée non terminée mentionnés dans le document de 1756. A l'extérieur, l'entrée de la cave située sous la fuie est encore visible. L'étang est conservé, en revanche, on n'a plus de trace des fossés en eau. La fontaine aujourd'hui bétonnée est peut-être le vestige de la fontaine construite par Simon de la Bénardais.

État de conservation (normalisé)

Bon état, restauré

Protection

Intérêt de l'édifice

À signaler

Observations concernant la protection de l'édifice

Bâtiment bien documenté par deux expertises du 18e siècle ; étapes de construction bien lisibles sur l'édifice.

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune

Conditions d'ouverture au public

Ouvert en partie

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2005

Date de rédaction de la notice

2005

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Steimer Claire

Cadre de l'étude

Inventaire topographique

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Région Pays de la Loire - Centre de ressources 1, rue de la Loire - 44966 Nantes cedex 09 - 02.28.20.54.70