Fortification d'agglomération dite enceinte du Bas-Empire

Désignation

Dénomination de l'édifice

Fortification d'agglomération

Appelation d'usage

Enceinte du Bas-Empire

Titre courant

Fortification d'agglomération dite enceinte du Bas-Empire

Localisation

Localisation

Pays de la Loire ; Maine-et-Loire (49) ; Angers

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Angers intra-muros

Canton

Angers Centre

Lieu-dit

Centre-ville (quartier)

Références cadastrales

1999 DH

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Partie constituante non étudiée

Porte

Nom de l'édifice

Ensemble des fortifications d'agglomération de la ville d'Angers

Références de l'édifice de conservation

IA49001111

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

Limite 3e siècle 4e siècle

Auteur de l'édifice

maître d'oeuvre inconnu

Description historique

La fortification du Bas-Empire est édifiée à la charnière des 3e et 4e siècles, pendant la période d'insécurité due au délitement progressif de l'Empire romain. Dépeuplée, la ville ouverte du Haut-Empire, Juliomagus, se rétracte dans une enceinte, sur le site défensif de l'oppidum primitif.

L'histoire de cette enceinte est ensuite celle de ses avatars : aux 10e-12e siècles, la construction du château comtal - chapelle Saint-Laud, salle comtale - entame sa continuité à son extrémité sud-ouest. Puis l'édification de la forteresse royale dans les années 1230 s'effectue au détriment de pans entiers de l'enceinte, dont la porte sud-ouest de Chanzé à l'emplacement actuel de la porte des Champs et du logis du gouverneur. A l'extrémité opposée, la construction du choeur de la cathédrale vers 1250 oblige à sectionner le rempart sur toute la largeur du sanctuaire. Par ailleurs, avec la nouvelle enceinte urbaine créée concomitamment au château, celle du Bas-Empire perd sa vocation défensive et devient une simple clôture de la cité canoniale.

L'habitat surtout intervient dans la détérioration progressive de la fortification. Dès les 11e et 12e siècles, le palais épiscopal adossé à l'enceinte accapare les parties hautes. Des maisons canoniales se construisent de la même façon à l'aplomb de l'enceinte, supprimant le chemin de ronde et écrêtant le sommet de la courtine : on l'observe aujourd'hui encore particulièrement avec les demeures de la rue Donadieu-de-Puycharic et rue Saint-Evroult, dominant la rue Toussaint. Des tours disparaissent en tout ou partie pour la construction de maisons au pied des remparts, les portes sont privatisées. L'épaisseur des murs est attaquée sur la face interne par les caves des demeures canoniales mais surtout sur la face externe par l'habitat commerçant. Vers la Maine, des éboulements au cours des temps, jusqu'au 19e siècle, dus surtout à des extractions d'ardoises à la base du rocher, aboutissent à la destruction complète du rempart entre la maison du grand corbelier (n° 14, rue Donadieu-de-Puycharic) et le château. Les vestiges sont cependant nombreux, à la différence des autres enceintes d'Angers, les parties les plus visibles se situant au château (chapelle Saint-Laud) , rue Toussaint (courtine) , rue Montault (tour de l'Evêché) , rue Baudrière (tour Villebon, dégagée et restaurée en 1891-1893, avec adossement d'une fontaine).
Pour plus de détails sur les vestiges de l'enceinte, voir les compléments d'informations du dossier.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Arkose, calcaire, petit appareil, brique, brique et pierre à assises alternées

Commentaire descriptif de l'édifice

L'enceinte du Bas-Empire dessine un ovale entre château et cathédrale (environ 1250 m de long, 550 m sur 250 m, soit une dizaine d'hectares) , épousant la forme du promontoire naturel, à proximité du point de franchissement de la rivière. Sa présence est encore sensible dans le tracé courbe des rues qui la ceinturent (Baudrière, Oisellerie, Montault notamment). Une dizaine de tours, espacées d'une cinquantaine de mètres, de plan semi-circulaire ou en arc outrepassé, rythmaient la courtine, complétées par plusieurs tours carrées et contreforts, notamment côté rivière. Quatre portes aux points cardinaux, connues sous diverses appellations à partir du 11e siècle, donnaient accès à la cité :

- au nord, la porte Angevine était la plus importante : au bas de la rue du Chanoine-Urseau, contre l'ancien évêché, elle donnait accès à la cathédrale et ouvrait sur le cardo maximus (rue Saint-Laud) en direction du Mans, ainsi que sur la rue Baudrière vers Nantes et Rennes via le pont.

- à l'est, la porte Orientale (puis porte Saint-Aubin, dite aussi Hugon ou de la Chartre, au contact de la rue Toussaint et de la rue Rangeard) , ouvrait vers l'ancien Decumanus (rue Saint-Aubin) en direction de Tours. La maison, 7 rue Rangeard, présente une courbure dans son plan parcellaire en rapport avec la tour droite de cette porte.

- au sud, la porte de Chanzé (puis porte Toussaint à l'extrémité de la rue éponyme, près de la place du Président-Kennedy) , faisait face au bourg de l'Esvière, en direction de la Loire.

- à l'ouest vers la rivière, la poterne Boulet (puis porte d'Enfer ou de Fer) dans l'actuelle montée Saint-Maurice, à hauteur de la rue Tire-Jarret, constituait une sortie secondaire vers le port par un escalier abrupt de pierre.

L'épaisseur du mur de courtine varie entre 4, 55 m à l'est sur le plateau (sacristie de la cathédrale, évêché, tour Kennedy) et 2, 40 m sur le front ouest dominant la Maine. Ce mur est constitué d'un double parement cachant le blocage central de la muraille. Le parement extérieur du rempart est construit en petit appareil d'arkose et de calcaire de Saint-Barthélémy, dont l'irrégularité est rectifiée par des joints au fer. Ce petit appareil alterne avec des assises de brique.

État de conservation (normalisé)

Vestiges

Protection et label

Date et niveau de protection de l'édifice

1907/10/23 : classé MH

Précision sur la protection de l'édifice

Bâtiments de l'ancien évêché incluant courtine et tour du Bas Empire : classement par arrêté du 23 octobre 1907.

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété publique,propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2006

Date de rédaction de la notice

2006

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Letellier-d'Espinose Dominique, Biguet Olivier

Cadre de l'étude

Inventaire topographique

Typologie du dossier

Sous-dossier

Adresse du dossier Inventaire

Région Pays de la Loire - Centre de ressources
1, rue de la Loire - 44966 Nantes cedex 09 - 02.28.20.54.70

Fortification d'agglomération dite Enceinte du Bas-Empire
Fortification d'agglomération dite Enceinte du Bas-Empire
© Région Pays de la Loire - Inventaire général, ADAGP
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