château

Désignation

Dénomination

Château

Titre courant

Château

Localisation

Localisation

Pays de la Loire 49 Challain-la-Potherie

Aire d'étude

Candé

Adresse

Église (place de l')

Référence cadastrale

1964 E2 249 à 261, AB 104, 113, 116, 117, D1 120, 682

Milieu d'implantation

En village

Parties non étud

Cour, communs, parc, parties agricoles, jardin potager, logement, orangerie, serre, château d'eau, étang, moulin, chapelle, ouvrage d'entrée, fabrique de jardin, ruine artificielle, pont de jardin

Historique

Datation des campagnes principales de construction

2e quart 19e siècle, 2e moitié 19e siècle

Justification de l'attribution

Attribution par travaux historiques

Commentaire historique

Il existait un château à Challain probablement depuis le milieu du 11e siècle. Au 19e siècle, la terre appartient à la famille de La Rochefoucauld-Bayers qui fait construire le nouveau château de 1847 à 1854, près de l'ancienne demeure démolie ultérieurement. Dès 1846, selon Guy Massin-Legoff, il semble que des plans aient été demandés à l'architecte parisien Visconti, mais finalement c'est l'architecte angevin René Hodé qui sera choisi en 1847, ses plans s'inspirant fortement du projet primitif de son collègue parisien. En 1854, le logis est achevé, y compris la décoration intérieure. Après la mort de son mari Madame de La Rochefoucauld-Bayers fait achever le château en faisant construire les communs en 1859-1860, le pont de jardin en 1862, le mur crénelé nord, les parties agricoles (dites la Basses-Cour, route de Candé) , l'orangerie et les serres en 1866, le château d'eau, dit Tour de Monplaisir, en 1875, l'ouvrage d'entrée, ou porterie, en 1882, puis les ruines artificielles, la fabrique de jardin et son embarcadère, situés au bord de l'étang du moulin. Sollicité, le comte de Choulot avait donné un plan pour aménager le parc, mais c'est le projet de Châtelain qui est exécuté ; les ruines artificielles de la rive est de l'étang lui sont peut-être attribuables. La fabrique de jardin et son embarcadère ont été démolis en 1979. Le château fut partiellement inscrit sur la liste supplémentaire des monuments historiques en 1979 et 1980.

Description

Matériau du gros-oeuvre et mise en oeuvre

Tufeau, granite, pierre de taille

Matériau de la couverture

Ardoise

Vaisseau et étage

Sous-sol, rez-de-chaussée surélevé, 2 étages carrés, comble à surcroît, 2 étages de comble

Type et nature du couvrement

Voûte en berceau brisé, voûte en berceau en anse-de-panier, voûte de type complexe, voûte d'arêtes, voûte en arc-de-cloître, fausse voûte d'ogives

Parti d’élévation extérieure

Élévation ordonnancée

Type de la couverture

Toit à longs pans, pignon couvert, pignon découvert, toit conique, toit en pavillon, appentis, croupe, noue, terrasse, verrière

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier de distribution extérieur : escalier droit, en maçonnerie, escalier de distribution extérieur : escalier en fer-à-cheval, en maçonnerie, escalier dans-oeuvre : escalier en vis avec jour, en charpente métallique, escalier dans-oeuvre : escalier en vis avec jour, en charpente, escalier en vis avec jour, en maçonnerie

Commentaire description

Le logis construit par René Hodé est un bâtiment rectangulaire de 45 mètres de longueur sur 20 de large, cantonné de quatre tours circulaires, élevé sur un sous-sol, comprenant un rez-de-chaussée surélevé, deux étages carrés, un étage en surcroît et deux étages de comble. Les tours comptent trois étages et un étage de comble. L'oeuvre est réalisé avec plusieurs matériaux ; le niveau de soubassement est en granite de Bécon-les- -Granits (Maine-et-Loire) , les degrés extérieurs sont en granite de Louvigné-du-Désert (Ille-et-Vilaine) , le tufeau des élévations provient des environs de Saumur (Maine-et-Loire) , comme celui servant aux voûtes des pièces du sous-sol. Les entrepreneurs qui ont collaboré avec Hodé à la construction du château sont les suivants : Palice, maçon ; Gautier, charpentier ; Graneau, sculpteur ; Varannes et Priet, serruriers ; Trottier, ferblantier et plombier ; Diot-Gilmas, menuisier (parquets) ; Pottier, couvreur ; Aubeux et Arnouille, plâtriers ; Bex, stucateur ; Augustin, peintre ; Didier, tapissier ; Mazaroz-Riballier (Jean-Paul) , fabricant de meubles. Le mécanisme d'ouverture des deux portes de l'ouvrage d'entrée, en fer, a été réalisé par Jean Droyaux, forgeron à Challain-la-Po- therie. Si les élévations du logis et la décoration des pièces du rez-de-ch- aussée sont de style néogothique, les pièces des étages adoptent un décor assez sobre et bourgeois contemporain de la construction. Le sous-sol comprend toutes les pièces de service ; chaufferie, celliers, cuisine, souillarde, salle à manger du personnel, bûcher, boucherie, monte-plats, le tout étant desservi par un couloir axial et longitudinal couvert d'une voûte en berceau brisé. La salle centrale, la chaufferie et certaines autres pièces sont couvertes d'un berceau en anse de panier ; la cuisine, la souillarde et la salle à manger du personnel sont couvertes de voûtes d'arêtes complexes, le bûcher d'une voûte en arc de cloître sur plan octogonal, tandis que les pièces circulaires des tours le sont de coupoles. Le rez-de-chaussée surélevé regroupe toutes les pièces principales d'habitation et d'apparat ; l'axe médian nord-sud formé du grand vestibule à l'italienne et du petit vestibule permettant de relier la cour au parc, desservant les pièces latérales et le grand escalier en vis à jour sur armature métallique. Dans la parties est se trouvent les grandes pièces de réception : la salle de billard, la grande salle à manger, le grand salon et le petit salon. La tour nord-est est occupée par l'office, le monte-plats et l'escalier de service, en vis à jour en charpente, joignant tous les niveaux depuis le sous-sol jusqu'aux combles. La tour sud-est abrite la bibliothèque, couverte d'une fausse voûte d'ogives. Dans la partie ouest, outre le grand escalier, se trouvent un bureau, la petite salle à manger, la chambre d'honneur (ou Chambre du roi) et son antichambre (ou bureau) , une autre chambre dans la tour sud-ouest, une penderie, une salle de bain, une sacristie et la chapelle dans la tour nord-ouest couverte d'une fausse voûte d'ogives. Le premier étage comprend les appartements des maîtres et des chambres pour les invités. Le deuxième étage, le comble à surcroît et les étages de comble servaient de logements à la domesticité. Les communs regroupaient les écuries, les remises et des logements de domestiques. La tour Monplaisir avait plusieurs fonctions : dans son sous-sol se trouve l'entrée du souterrain qui permettait de rejoindre l'orangerie. Le rez-de-chaussée, couvert d'une voûte d'ogives, pourrait avoir servi de salon d'été, tandis que l'étage formant un réservoir servait de château d'eau. L'étang alimente un bras de l'Argos canalisé traversant le parc et franchi par un pont de jardin en pierre. À l'ouest du château sont regroupés la ferme du domaine (Basse-cour) , actuellement en très mauvais état, les jardins potagers et la maison des jardiniers.

Protection

Date protection

1980/07/30 : inscrit MH ; 2004/03/15 : inscrit MH

Références documentaires

Date d'enquête

1999

Crédits

© Inventaire général

Date de rédaction de la notice

2000

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Cussonneau Christian

Cadre de l'étude

Inventaire topographique

Dossier

Dossier individuel