Description historique
Situé sur le grand chemin reliant Candé à Saint-Mars-la-Jaille et au-delà à Nantes, le village de Freigné (Frugniacus) , est mentionné en 1050 ; une famille seigneuriale du nom apparaît dans divers documents entre 1050 et 1192. Le manoir féodal primitif se trouvait peut-être à l'emplacement actuel du manoir dit la Grande-Maison, reconstruit au 16e siècle, jouxtant l'église vers nord. Dès avant le 15e siècle, le pouvoir seigneurial s'était transporté au château de Bourmont dont les seigneurs prennent le titre de fondateur de l'église paroissiale et en détiennent les droits honorifiques. La date de la fondation de la paroisse est inconnue ; elle reste attachée au diocèse de Nantes jusqu'en 1801, date après laquelle elle fait partie du diocèse d'Angers. L'ancienne église paroissiale Saint-Pierre, exactement au centre du village et située sur le bord même du chemin, est détruite et remplacée par une église neuve construite de 1848 à 1852. Primitivement installé autour de l'église, le cimetière est transféré en 1844 en dehors du village, sur la route de Saint-Mars-la-Jaille. Le presbytère, situé au début du 19e siècle à l'emplacement actuel de la mairie, occupe une maison, route de Candé, de 1849 à 1856, puis la Grande-Maison de 1856 à 1990. La mairie-école de garçons s'implante sur la route de Saint-Mars-la Jaille en 1859, tandis que, la même année, on installe l'école de filles dans la maison ayant servi de presbytère, route de Candé, agrandie en 1883. En 1894, le comte de Bourmont fait construire, à ses frais, une école privée de filles, à la sortie du village, sur la RD 185 (actuelle rue du Maréchal de Bourmont) , et un patronage, sur la route de Saint-Mars-la-Jaille. Le village conserve des maisons ou de vestiges des 15e, 17e, 18e et 19e siècles. Au cours de la seconde moitié du 20e siècle, un lotissement s'est développé entre la rue du Maréchal de Bourmont et la route de Candé.