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Plateforme ouverte du patrimoine

Magasin de l'armurier Auguste Coutolleau

Désignation

Dénomination de l'édifice

Magasin de commerce

Appellation d'usage

Magasin Coutolleau

Titre courant

Magasin de l'armurier Auguste Coutolleau

Localisation

Localisation

Pays de la Loire ; Maine-et-Loire (49) ; Angers ; 6 boulevard du Maréchal-Foch

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Angers extra-muros

Canton

Angers Centre

Lieu-dit

Centre-ville (quartier)

Adresse de l'édifice

Maréchal-Foch (boulevard du) 6

Références cadastrales

1980 BV 172 ; 1999 BV 276

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Partie constituante non étudiée

Hôtel ; cour ; jardin

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

4e quart 19e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1883 ; 1896

Commentaires concernant la datation

Daté par source

Commentaires concernant l'attribution de l'édifice

Attribution par source

Personnalités liées à l'histoire de l'édifice

Coutolleau Auguste (commanditaire)

Lieu de conservation d'un élément architectural déplacé

Parties déplacées à : 75, Paris

Description historique

L'armurier Auguste Coutolleau, originaire de Cholet, établi d'abord rue Baudrière puis place du Ralliement, s'installe dans les années 1890 sur le boulevard de Saumur (aujourd'hui du Maréchal-Foch). Il s'implante sur une parcelle entre le boulevard et la rue Grandet, dans un hôtel particulier construit vers 1883, issu d'un démembrement d'un hôtel plus vaste, d'époque Restauration. Auguste Coutolleau commande à l'architecte parisien Hector Guimard la conception d'un magasin à établir sur le jardin ouvrant sur le boulevard. Les circonstances du choix du célèbre propagandiste de l'Art Nouveau, dont la clientèle est quasi exclusivement parisienne, sont malheureusement inconnues. Les plans sont datés de 1896 et 1897, la réalisation commencée en 1897 est achevée l'année suivante, sous la supervision de l'architecte d'opération Alexandre Goujon. Les collaborateurs sont les artisans habituels de Guimard qui travaillent au même moment au Castel Béranger à Paris, au premier rang desquels le ferronnier-serrurier F. Balet. Le magasin reste une armurerie jusqu'au décès d'Auguste Coutolleau en 1919, puis devient la Librairie du boulevard qui y opère des modifications intérieures mais sans altérer la façade. En 1929, par contre, les établissements de cycles Guillet détruisent le magasin, ne conservant que la structure avec le toit-terrasse en béton. Ce nouveau commerce dessiné dans le style Art Déco par l'architecte Henri Jamard ne subsiste également qu'une trentaine d'années : au début des années 1960, un immeuble de rapport fait table rase de toute la parcelle - magasin et hôtel -, à l'exception de la cour sur la rue Grandet, qui avait été détachée en 1920 pour un petit immeuble de bureaux toujours en place (5-5 bis, rue Grandet, étudié). Seul souvenir tangible de l'oeuvre d'Hector Guimard, la porte d'entrée du magasin est réapparue à l'Hôtel Drouot en 1989, acquise par le Musée d'Orsay.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Bois ; fer ; schiste ; moellon ; tuffeau ; brique ; appareil mixte

Matériaux de la couverture

Béton en couverture

Description de l'élévation intérieure

Sous-sol ; en rez-de-chaussée

Partie d'élévation extérieure

Élévation ordonnancée

Typologie de couverture

Terrasse

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour, en charpente, suspendu

Commentaire descriptif de l'édifice

Le magasin est constitué d'un bâtiment de plan massé implanté sur l'ancien jardin d'un hôtel particulier : il se compose d'un sous-sol et d'un rez-de-chaussée couvert d'un toit-terrasse en béton sur lequel a été reporté le jardin sous forme de plantations. La façade est constituée de deux piliers latéraux en tuffeau portant une poutre de fer au devant de la terrasse de béton du toit : cette structure en portique encadre la devanture en bois, à la composition ordonnancée et positionnée en retrait. Les murs latéraux sont les murs de clôture de la parcelle, en moellon de schiste ; l'élévation postérieure donnant sur une petite cour la séparant de l'hôtel est en tuffeau avec un petit cabinet en encorbellement en brique contenant les toilettes. Un petit escalier en bois tournant mène au sous-sol et au cabinet de toilette surélévé.

Technique du décor des immeubles par nature

Menuiserie ; ferronnerie ; vitrail

Indexation iconographique normalisée

Arabesque

Description de l'iconographie

L'ensemble de l'ornementation, menuiseries, ferronneries, vitraux de la devanture, des portes et cloisons intérieures, sont à motifs d'arabesques Art Nouveau en coup de fouet. Les meubles-présentoirs, qui font partie intrinsèquement de l'aménagement intérieur, sont de même conception.

État de conservation (normalisé)

Détruit

Protection et label

Eléments remarquables dans l'édifice

Élévation ; pièce

Observations concernant la protection de l'édifice

La disparition de ce magasin est une perte majeure pour le patrimoine angevin : oeuvre sans doute modeste dans la production d'Hector Guimard, ce programme de petite taille était particulièrement sophistiqué tant par la conception architecturale que par la qualité de l'ornementation, et constituait localement un témoin précieux de la période la plus féconde du grand architecte de l'Art Nouveau français.

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2001

Date de rédaction de la notice

2002

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Letellier-d'Espinose Dominique ; Biguet Olivier

Cadre de l'étude

Typologie du dossier

Dossier individuel