Matériaux du gros-œuvre
bois ; pan de bois ; brique ; enduit partiel ; tuffeau ; grand appareil ; moyen appareil ; schiste ; moellon sans chaîne en pierre de taille ; enduit
Matériaux de la couverture
ardoise
Description de l'élévation intérieure
sous-sol ; entresol ; 3 étages carrés ; 2 étages de comble
Typologie du couvrement
voûte en berceau segmentaire ; voûte d'ogives
Partie d'élévation extérieure
élévation à travées ; élévation ordonnancée
Typologie de la couverture
toit à longs pans ; pignon couvert ; noue ; appentis
Emplacement, forme et structure de l'escalier
escalier dans-oeuvre : escalier en vis sans jour, en maçonnerie
Commentaire descriptif de l'édifice
Parcelle d'angle, de plan presque carré, d'environ 8 m x 10 m. Corps de logis unique en L, avec courette postérieure, où prend jour la grosse vis circulaire de pierre (2, 60 m de diamètre intérieur) ; celle-ci est accessible par un couloir latéral (éclairé sur la place par une porte surmontée d'un jour) et dessert deux grandes pièces en profondeur sur la rue Montault.£La demeure est à trois étages carrés et deux étages de combles : ces derniers s'éclairent dans le large pignon unique de la façade principale, place Sainte-Croix, et par la double lucarne monumentale de la façade latérale, rue Montault. La présence d'un petit entresol n'est pas assuré, ses éventuelles traces dans la cage d'escalier (marche palière et portes murées) pouvant également correspondre à des remplois de la "grande maison" précédente.£La couverture principale est faite de deux longs pans, sur l'un desquels s'appuient, par des noues, les longs pans des grandes lucarnes latérales (rue Montault).£Les deux façades sur rues (sud et ouest) sont en pan de bois sur un solin de pierre. Les élévations sur cour (nord et est) sont en tuffeau et les murs mitoyens en maçonnerie mixte. La mise en oeuvre du pan de bois est élaborée : étages en surplomb sur poteaux élargis, panneautage à losange (motif créé par l'assemblage à tenons et mortaise de décharges et de guettes faiblement espacées) , hourdis originellement en brique, puis en mortier de ciment (1952) , actuellement en iso chanvre. Sur la façade principale (côté place) , les sablières sont dédoublées à chaque niveau et prennent appui sur un poteau central.£Trois "avancements" sur la voie publique sont dûment signalés en 1544 : la tourelle d'angle "en forme d'escriture ou comptouer à pans" s'élevant sur les deux premiers étages carrés, le petit avant-corps de la rue Montault assurant un minuscule passage en surplomb "pour aller d'une chambre à l'autre" à chacun des trois étages carrés, ainsi qu'une avancée sous la chaussée (probable descente de cave, non retrouvée).£Les poteaux et sablières moulurées portent un riche décor sculpté, encore polychrome au début du 19e siècle (étudié dans la base Palissy).£D'aspect homogène, les caves du sous-sol sont voûtées en berceau segmentaire et appareillées en tuffeau ; à l'exception du palier d'escalier voûté d'ogives chanfreinées. Accessible à ce niveau, le puits adossé au mur mitoyen du 17 rue Montault présentait aussi une ouverture dans l'angle nord-est de la cour (aujourd'hui transformée en porte).
Technique du décor porté de l'édifice
sculpture (étudiée dans la base Palissy) ; menuiserie
Indexation iconographique
plis en serviette
Description de l'iconographie
Au deuxième étage, les deux portes sur l'escalier conservaient encore des vantaux à pli en serviette.
Commentaire d'usage régional
Maison marchande des XVe-XVIe siècles : façade en pan de bois, structure savante (type A1a).
État de conservation
restauré
Date de l'enquête ou du récolement
1982